Six-Gun Gorilla [Simon Spurrier]

Par le Bison le 13 septembre 2015

Le cigare au bec, le colt prêt à dégainer, drapé d’un cache-poussière, le regard presque bestial. Un air du bon de la brute et du truand, Clint Eastwood en version Gorilla. Un brin attendrissant. Un comics d’un autre genre où les super-héros ne volent pas en tout sens avec moult arabesques dans les airs.

Je me retrouve donc au XXIIe siècle, là où le soleil brule la peau, là où une guerre se fait sanglante, là où je ne comprends rien à cette guerre – comme toutes les guerres non ? – là surtout où voir un gorille avec un six-coups sauver un blanc-bec n’aurait rien de surprenant. Bleu-3425, un ancien bibliothécaire, s’engage dans l’armée après une douloureuse rupture avec pour but de mourir dignement sur le champ de bataille. Comme un héros.

- Ecoutez, je… Je ne suis pas une menace, les gras. Je suis bibliothécaire. Je veux juste retourner au front pour mourir comme prévu.

- Petit… J’en ai rien à branler de ton boulot ou de tes intentions. Mais certaines morts sont pires que d’autres, tu vois ?

Sauf que ce gorille, aussi bon tireur que Clint Eastwood dans les films de Sergio Leone, n’a pas la même idée de ce sacrifice et fera tout pour aider ce bleu de la gâchette. Regarde bien la caméra petit, tu es là pour faire pleurer les ménagères et abrutir les foules entre deux écrans publicitaires et un chevauchement de grandes plaines de poussières et de solitude. A poor lonesome cowboy… avec un gorille. My name is Gorilla, Six-Gun Gorilla.

Un western futuriste. Pourquoi pas, mais j’avoue ne pas avoir tout compris de l’histoire, ce gorille, ce bleu, ces caméras. Bref, un mélange de genre, déroutant pour le néophyte que je suis et qui ne ménage ni sa monture, ni son action.

Moi, par contre… A part dix années et quelques milliards investis dans les modifications génétiques et l’entraînement par les forces expéditionnaires du blister, je suis JUSTE un GORILLE qui parle. On devait être des troupes d’élite. Endurance, force, obéissance… Ils avaient raison j’pense, mais ça les a pas empêchés de changer d’avis. Elimination des spécimens. Pas d’avertissement, pas d’explication. Ils en ont OUBLIE un.

Impossible de ne pas voir la ressemblance du gorille avec Clint Eastwood mais le coté trop futuriste de l’histoire semble m’avoir grillé quelques neurones, me perdant non pas dans le désert où je m’y serai senti à l’aise fumant un mégot de cigare et buvant une desperado rafraichissante mais sur une étrange planète où les aboutissants m’ont semblé totalement étrangère à ma bulle littéraire.

Une opération Masse Critique du site Babelio

en collaboration avec les éditions Ankama !

Challenge « Il était une fois dans l’ouest »

Le Gorille ne lui faisant pas peur, La Belette dégaine ses colts,

14 commentaires
  1. 14 septembre 2015 , 9 h 52 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    Tu as quand même mis 3 étoiles. Ta générosité te perdra lolll ^^
    C’est le genre de BD que je ne regarde pas sur une étagère. Aucune connexion … rien… NADA … Si… la Despé… je veux bien ;-)

    Pourtant j’aime bien Clint Eastwood et sa nonchalence…

    Tu fumes des mégots ? Que Horor ! Je crois que ça va pas être possible entre nous ;-)
    Tou fais La Goule ? :D

    • 14 septembre 2015 , 9 h 58 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      1 étoile pour le dessin
      1 étoile pour le coté Clint Eastwood
      1 étoile pour la Despe.
      Mais j’avoue que j’éspérais mieux.

  2. 14 septembre 2015 , 21 h 28 min - manU prend la parole ( permalien )

    Pour une fois que tu ne me donnes pas envie de lire le bouquin dont tu parles, ça s’arrose !
    Et une Despé, une !! :D

    • 14 septembre 2015 , 22 h 15 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Désolé, petit, la bouteille est vide. Mais il me reste du sirop de fraise. Un verre de lait pour accompagner ?

    • 15 septembre 2015 , 9 h 07 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      Oh la claque ! J’ai le droit de rire ?

      Tiens, tu ne lui a pas proposé du sirop d’érable ? lollllllll

      Bon ok je sors !

      :D

    • 15 septembre 2015 , 9 h 17 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Trop poilu pour le sirop d’érable !

    • 16 septembre 2015 , 4 h 25 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      Des poils de cuisses de grenouilles frites dans le sirop d’érable, slurppppp!!!!
      MDRRRRR
      On se prend une cuisse chacune ma Rousse? ^^

  3. 15 septembre 2015 , 7 h 30 min - Une ribambelle prend la parole ( permalien )

    Bon, je suis mauvaise candidate car je n’aime pas les BD. Mais surtout je veux LE vrai, LE seul Clint :-)

    • 15 septembre 2015 , 9 h 14 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      plus une question d’aimer ou pas, je pense que c’est aussi une question de connaissance pour repérer dans le lot les bons crus, celle du genre à fair eoublier que Clint s’est transformé en gorille…

  4. 16 septembre 2015 , 4 h 22 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    « A poor lonesome cowboy… avec un gorille »!!! PTDRRRRRRRRRRR

    Ma ROUSSE, t’as vu ça comme on est bien entourées?! Entre la grenouille de marais charentais qui se lance dans une virée de Despé et le bovidé qui s’prend pour Godzilla dans un ranch sans nom, Tabarnak!!! Le monde court vraiment à sa perte…

    p.s. : En tout cas, moi non plus j’y comprends rien aux guerres!

    • 16 septembre 2015 , 9 h 27 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      La bestialité de l’âme humaine…

  5. 19 septembre 2015 , 9 h 02 min - manU prend la parole ( permalien )

    J’bois pas d’lait d’abord ! :(

  6. 19 septembre 2015 , 15 h 40 min - belette2911 prend la parole ( permalien )

    Un western en buvant un Desperados, tu fais mon challenge à fond les verres, toi !

    Yo, j’ajoute la fiche mais je passerai cet espèce de truc un peu bizarroïde. Mon Clint en gorille ? Non mais !

    • 19 septembre 2015 , 19 h 38 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Clint en version gorille, ça pousse à consommer de la Despe !

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