La Rage au Ventre [Antoine Fuqua]

Par le Bison le 27 juillet 2015

L’œil du tigre pénètre sur le ring, les lumières qui flashent, la foule qui beugle, mélange d’insultes et d’encouragements frénétiques. Les coups pleuvent, uppercut, jab, crochet. La sueur dégouline au rythme des gouttes de sang sortant de l’arcade ou de la bouche. Ça sent la virilité masculine, la bonne sueur et les grandes émotions.

Billy Hope, l’espoir d’un quartier, venu de la rue arrivée aux sommets du ring, champion du monde et une fastueuse villa, train de vie royale depuis que les titres s’enchainent comme les directs du gauche. Un concours de circonstance, altercation presque bénigne dans le milieu de la boxe, un coup de feu qui part. Elle s’effondre, au rythme du flot de sang se déversant de son abdomen sur le parquet. Sa femme, tabarnak cette belle Rachel McAdams, qui avait été jusque-là une aide précieuse pour Billy et sa carrière. La violence au fond de lui et les institutions judiciaires qui lui retirent la garde de sa fille. Billy Hope, le visage tuméfié par les coups, est l’archétype parfait du boxeur brisé, un magnifique perdant, saura-t-il se relever avant le dernier Knock-Out de sa vie.

Billy va devoir apprendre à se battre pour lui et pour récupérer sa fille, repartir de zéro, réapprendre les bases, à commencer par esquiver les coups, Billy étant du genre grosse brute épaisse à donner des coups plus forts qu’il n’en reçoit. Mais ce combat n’a qu’un temps et le temps presse. Il trouvera une rédemption auprès de sa fille, sentie abandonnée, par la sueur de l’entrainement, et pour ça, Forest Whitaker, toujours aussi magistrale est l’entraîneur qui lui convient. Au moindre Fuck, le tarif est de 50 pompes. Putain, avec lui comme coach je vais avoir des putains de tablettes de chocolat en guise d’abdos. Bref, je ne te raconte pas tout le film d’Antoine Fuqua mais sache que même pour un bison ses yeux se sont illuminés et pas uniquement par le crépitement des flashs de Las Vegas.

Un film très émouvant donc, dans la lignée du premier « Rocky Balboa », ce loser devenu champion à force de volonté, de sueur et de coups encaissés. Les scènes de ring sont convaincantes, voire carrément plus parce qu’un type qui se prend autant de coups et qui a la rage de se redresser m’émeut toujours autant, Jake Gyllenhaal n’a rien à envier à son prédécesseur Sylvester Stallone et a bien musclé son jeu. Mais c’est aussi autour du ring que l’émotion te prend aux tripes, ce combat encore plus dur, celui d’un père voulant regagner la confiance de sa fille. Bref, vas le voir et reçois quelques bons uppercuts dans le cœur, pendant ce temps-là, je me repasserai bien « Raging Bull » de De Niro.

« La Rage au Ventre » [2015] et soigne ton jab.

http://leranchsansnom.free.fr/?tag=rachel-mcadams

17 commentaires
  1. 28 juillet 2015 , 8 h 43 min - Une ribambelle prend la parole ( permalien )

    Il est musclé le gars ! Là ça ne va pas être simple d’enlever la robe avec les gants mais si c’est parce qu’il s’apprête à repartir au combat, mieux vaut qu’il les garde et qu’il ne se laisse pas distraire par sa belle.

    • 28 juillet 2015 , 12 h 36 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Du moment que la jolie dame arrive à lui enlever son short…

  2. 28 juillet 2015 , 9 h 17 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    De la sueur, des fuck, la rage, des uppercuts, un ring, l’archétype du film pour les mecs, pour les vrais, pour les durs, pour ceux qui en ont ….. et moi j’adore ça ^^

    Adriaaaaaaaaaaaaaaaaaaaane ;-)

    Et au milieu du sang les yeux d’une petite fille qui regarde son papa.

    Tu crois qui’il passe dans mon trou perdu ? :)

    • 28 juillet 2015 , 12 h 39 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Dans ton trou perdu, je ne sais pas ? Au pire, tu peux aller tater du muscle dans la salle de boxe du coin.

      Et ce film n’est que pour les durs au coeur tendre, parce qu’il ferait pleurer n’importe quel poids lourd en dehors du ring, surtout les plus de 80 kg qui en ont…

  3. 28 juillet 2015 , 12 h 14 min - Princécranoir prend la parole ( permalien )

    L’art pugilistique au ciné, ça ne date pas d’hier ! Des premiers uppercuts rigolos de Charlot au plus récent combat de Marc Wahlberg dans « fighter », les exemples abondent, en passant comme tu l’as écrit par Balboa (poids lourd du genre) ou le Biopic sur La Motta (champion du monde toutes catégories, auquel j’ajouterais le « Ali » de Michael Mann). Gyllenhaal si rachitique dans « Night Call », a repris du poil de la bête on dirait, et visiblement Fuqua s’est racheté une conduite pour nous faire avaler la dragée. ;-)

    • 28 juillet 2015 , 12 h 41 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Fighter, un autre grand moment récent de boxe !
      Balboa a pris du poids depuis cette époque, mais le revoir à cet âge-là généère tant de souvenirs…

    • 23 août 2015 , 16 h 56 min - Ronnie prend la parole ( permalien )

      Bonjour, un lien en amène un autre & j’atterris ici, bonjour donc :-)
      La poussière les grandes plaines, fan je suis..
      Pour en revenir au com de Prince, &x ajouter à la liste : Le champion de Franco Zeffirelli avec avec Jon Voight, Faye Dunaway & à un degré moindre Cinderella Man de Ron Howard.
      @+

    • 23 août 2015 , 22 h 08 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Deux films qui me sont totalement inconnus. Va falloir que je jette un p’tit coup d’oeil sur ces histoires.

  4. 28 juillet 2015 , 17 h 52 min - phil prend la parole ( permalien )

    bel uppercut dans le foie !
    un beau film a voir avec une trame dramatique livrée sous les gants
    même s’il fait pleurer les poids lourds de plus de 80kg hors du ring hahaha
    sacré toi !

  5. 28 juillet 2015 , 23 h 20 min - manU prend la parole ( permalien )

    Y a pas que son jeu qu’il a musclé !
    Il est méconnaissable, y a de la gonflette dans l’air…

    • 29 juillet 2015 , 8 h 11 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Le tout étant de gonfler tous ses muscles…

  6. 30 juillet 2015 , 4 h 42 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Un film de durs qui cache des sentiments tendres, ça a le don de m’émouvoir. Si en plus il mouille les yeux d’un Bison catégorie poids lourds, alors là, tabarnakkkkk!

    Jake Gyllenhaal est un acteur que j’apprécie énormément et Forest Whitaker fait parti, à mes yeux, des grands…

    Tu t’es mis aux pompes et aux jabs? Faut s’entraîner avant l’hiver! J’m'attends cette année à ce que « t’y mettes un peu du tien », sacrament!!! ;-)
    Pas vrai que j’vais encore tout me taper toute seule…
    Pfffffffffffff
    Et glou igloo igloo igloo :D

    • 30 juillet 2015 , 8 h 07 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Tu t’es mis aux pompes et aux jabs?

      Tous les matins… avant de me lever…

    • 31 juillet 2015 , 17 h 05 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Mais tabarnak, si toutes les canadiennes boxent dans la catégorie Rachel McAdams, les pompes et les jabs ne me seront d’aucune utilité pour muscler mon pauvre cœur.
      Tanarbak, je l’imagine bien pelleter la neige devant chez elle…

  7. 30 juillet 2015 , 18 h 08 min - dasola prend la parole ( permalien )

    Bonjour le Bison, n’étant pas très fan des films sur la boxe, je ne suis pas trop tentée. Par exemple, Raging bull ne m’avait pas plu du tout. Bonne fin d’après-midi.

    • 31 juillet 2015 , 17 h 02 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Mais c’est bien dommage parce que tu vas rater une formidable histoire entre un père et sa fille, la rédemption par les poings certes, mais un amour immense à donner avec deux cœurs qui battent sur et hors du ring. Le sang coule, mais les larmes encore plus.

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