Love & Mercy [Bill Pohlad]

Par le Bison le 16 juillet 2015

Une chaleur torride, la peau moite, le ventre qui frétille. Un besoin se fait ressentir, dès que la température devient positive : aller voir des bikinis. Direction la Californie, ma planche de surf dans le pick-up, les blondes siliconées, un disque des Beach Boys pour me mettre dans l’ambiance. Girls, girls, girls yeah I dig the…

Ah les Beach Boys, la plage, un feu de camp qui crépite et des filles à demi-nues qui dansent autour, légèrement bourrées. Une belle vie, genre  California Dreaming. Cheveux longs et muscles bandés jouant de la gratte, une bière à mes pieds, deux yeux noirs qui me fixent, deux longues jambes qui m’encerclent, le joint tourne de lèvres en mains, la musique tourne, et si on se faisait un morceau de Sergent Peppers ? Le sable, ça gratte un peu quand ça rentre dans le maillot. Ben, enlève ton maillot, faut avoir l’esprit pragmatique et les idées claires. A Bar bar bar bar Barbar Ann. Bar bar bar bar Barbar Ann…

Brian arrive, l’un des frères Wilson, des idées qui lui remplissent la tête, des idées comme des voix qui ne le quittent plus, des cymbales, des chœurs, des trains qui passent, des chiens qui aboient, est-ce qu’on peut amener un cheval dans le studio et le faire hennir en galopant ? Il est fou ce Brian avec ces idées presque saugrenues, mais quel génie musicale. Parait-il… Habité par Dieu ou d’étranges voix. God only knows. God only knows what I’d be without you…

Et dire que la faute en revient à la bande des scarabées anglais qui ont sorti leur « Sergent Pepper’s Lonely Heart club Band » juste quelques semaines avant le chef d’œuvre des Beach Boys, « Pet Sounds ». Un disque que la critique a encensé alors que le public l’a boudé. Tout est une question de rythme ou de voix dans la tête. Moi, par exemple, aucune ne m’a guidé vers ce Pet Sounds. J’y ai toujours été hermétique, même s’il faudrait que je retente l’expérience. Mais j’ai toujours préféré leur époque « blondes et bikinis » sur les plages de sable fin lorsque le soleil se couche dans l’Océan, et que de longues jambes bronzées se mettent à danser pendant que les Marshmallows crépitent sur le feu… C’est que dans la musique, ce qui m’intéresse le plus, ce sont les bikinis. Pas toi ? Tu te fais l’intégrale ou tu laisses la marque du maillot ? Oh, Caroline no…

Ben quoi ?! Tu n’aimes pas la musique de ces surfeurs, ni celle de Brian Wilson ? Et par conséquent tu penses que ce film n’est pas fait pour toi ? Détrompe-toi l’ami. Bill Pohland n’a pas réalisé un film sur le groupe mythique aux chœurs si chaloupés mais le scénario se base sur la vie de Brian Wilson, un musicien de génie mais partiellement névrosé. Donc un film sur la maladie, le mal-être, et l’incompréhension. La schizophrénie paranoïaque sera diagnostiquée et s’ensuit une profonde dépression. Alors oui, j’étais parti à la rencontre de bikinis sur la plage, des bikinis que je n’ai guère vus, frustration tu te dis. Certes ; Mais en échange j’ai eu le droit à une magnifique paire de jambes, 111 cm à caresser dans le sens de la longueur  et à se faire entourer pour l’amour d’une Elizabeth Banks. Oh, oui quelle paire ! Il a en de la chance le John Cusack, vieillissant et bouffi par les nombreux cachetons multicolores anti-déprimes qu’un médecin bienveillant lui refile, qu’une paire de guiboles fines comme ça s’intéresse à lui, Brian Wilson des Beach Boys. D’ailleurs, j’en profite pour ouvrir le coin des petites annonces : si une paire de jambes de 111 cm serait prête à recevoir entre elles un bison tout aussi vieillissant et bouffi, je lui laisse mon 06.

La happy end vient nous cueillir grâce à un dernier extrait de « Pet sounds », une note positive qui aurait dû constituer la part essentielle de ce biopic. « Wouldn’t it be nice ? » comme aurait dit Brian. Comme aurait dit Princécrannoir, qui aguiche l’œil avec des bikinis et surtout le Love & Mercy de Brian Wilson. Round round get around. I get around. Yeah. Get around round round I get around. I get around. Get around round round I get around. From town to town. Get around round round I get around. I’m a real cool head. Get around round round I get around. I’m makin’ real good bread…

« Love & Mercy » [2015], surfin’ USA.

Un bikini bleu sur la plage,

Le soleil plonge dans le bleu.

Frissons nocturnes,

Le désir se lève dans la nuit.

Good Vibrations….

15 commentaires
  1. 16 juillet 2015 , 22 h 54 min - phil prend la parole ( permalien )

    Ohhhh la dernière fois que je les ai écouté c’était avec toi, alors imagine !!!

    • 16 juillet 2015 , 23 h 12 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Une autre époque…
      Celle où nous avions des cheveux et un ventre plat :-)

    • 16 juillet 2015 , 23 h 21 min - phil prend la parole ( permalien )

      on a le ventre de la sagesse …

  2. 17 juillet 2015 , 7 h 14 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    You know what? I’m happy.:P

  3. 17 juillet 2015 , 11 h 14 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    Je crois que leur ascension a été aussi fulgurante que leur descente. Les Beach boys ont été une très belle décennie de joie, de vague, de bleu et de bonheur ! J’aurai aimé la vivre !

    J’ai vu il y a quelques années le film « Summer Dreams » avec Bruce Greenwood qui relate la naissance du groupe. La caméra, de mémoire, est plus portée sur la vie de Dennis Wilson. Je me souviens avoir adoré ce film.
    J’ai très envie de voir celui-ci même s’il est plus porté sur la névrose, et puis John Cusack ne se refuse pas !

    111 cm la vache !!!! Dommage il me manque 1 cm ^^ Ben tant pis pour ton 06 ;-)

    Round round get around. I get around. Yeah. Get around round round I get around. I get around. Get around round round I get around. From town to town. Get around round round I get around. I’m a real cool head. Get around round round I get around. I’m makin’ real good bread…

    Mercy :D

    • 17 juillet 2015 , 11 h 41 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      110 cm ?! Je demande à voir. Et pour ça, je peux revoir mes critères à la baisse…

  4. 17 juillet 2015 , 11 h 59 min - princécranoir prend la parole ( permalien )

    Si j’ai bien compris, Le Bison est sensible aux ice cream melodies des Beach Boys, moins aux « sons d’animaux de compagnie » éjectés de l’esprit brindezingue du doux dingue Brian Wilson et aboyés par ses clébards Louie & Banana. Pourtant je constate que tu t’es instruit sur la question, en témoigne ce numéro spécial de Rolling Stone présent sur la photo. « De la musique pour camés ! » s’insurge cousin Mike en découvrant le texte qu’il est censé chanter. Eh bien moi je me suis shooté à mort aux « Pet sounds » et je crois bien que je n’en suis pas sorti indemne, au point de trouver à ce film un petit air frelaté. « I guess I just wasn’t made for these times » me murmure l’artiste à l’oreille…

    • 19 juillet 2015 , 22 h 26 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Le bison est sensible effectivement aux ice-cream et aux bikinis avec ou sans Brian Wilson.

  5. 17 juillet 2015 , 22 h 29 min - belette2911 prend la parole ( permalien )

    Good vibrations, c’était une ode au vibromasseur ?

    Bon, je te laisse sur la plage avec les filles en bikini, moi je vais chercher si y’a pas des mecs en monokini… mais juste le haut du kini, hein ;)

    • 19 juillet 2015 , 22 h 24 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      moi je vais chercher si y’a pas des mecs en monokini… mais juste le haut du kini, hein

      Quelle horreur ! Quelle vision cauchemardesque ! je ne te dis pas mercy, j’ai peur d’éteindre la lumière maintenant.

  6. 18 juillet 2015 , 13 h 10 min - manU prend la parole ( permalien )

    « Love and marriage, love and marriage
    Go together like a horse and carriage… »

    Ben quoi, c’est pas des Beach Boys ??? :D

    • 19 juillet 2015 , 22 h 28 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Frankie ! Tu vas faire craquer toute les filles…

      Zut, j’ai raté mon coup, parce qu’avec mes Beach Boys, je vais m’attirer que des surfeurs…

  7. 19 juillet 2015 , 23 h 23 min - manU prend la parole ( permalien )

    Acte manqué ?… ;)
    :D

    • 20 juillet 2015 , 8 h 07 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      D’ailleurs, t’as mis ta planche de surf sur le tracteur, longue chevelure blonde au vent et en route pour Saint-George de Didone…

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