Kundo [Yun Jong-bin]

Par le Bison le 6 juillet 2015

Les puissants oppriment les faibles. Les riches exploitent les pauvres. La culture du riz peine et les récoltes des paysans reviennent en totalité aux nobles et fonctionnaires corrompus. Que faire sinon la révolution ?

Une histoire contemporaine ? Non, non, non, ou peut-être une allégorie de notre quotidien. Les nobles du Royaume exploitent tant la misère du peuple que ce dernier doit soit se soumettre et devenir esclave de ces maîtres, soit s’exiler dans les montagnes et espérer rejoindre la troupe des Brigands, des hors-la-loi prêts à tout pour rétablir la justice et répartir les richesses.

Des sabres et des samouraïs, des têtes tranchées et des chignons décapités. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas fait un film d’époque et de samouraïs dans la lignée d’un Kurosawa. A la différence faite que le film vient de Corée du Sud, et qu’il ressemble plus à un western spaghetti qu’à un véritable film de kimonos et d’épées.

A commencer par le générique, cette chevauchée où sont présentés les principaux protagonistes brigands, mention spéciale pour le Boucher. Oui, oui, oui, c’est bien un western, grand hommage au bon à la brute au truand et les clins d’œil aux films de Leone et d’Eastwood sont nombreux. Alors un western coréen où les flingues et les éperons sont remplacés par des katanas et des zooris, ça ressemble à quoi ?

Hé ben, ça fait du bien. Un bon divertissement qui mélange les genres western et arts martiaux, mais qui n’oublie pas l’aspect social et c’est certainement l’intelligence qui se dégage de ces pendaisons et sabres plantés qui prime même sur l’action. Honnêtement, les coréens se ressemblent tous, surtout lorsqu’ils portent tous le chignon, ou qu’ils sont tous chauves, donc le début est un peu difficile pour faire la distinction entre les bons et les méchants entre les brigands marqués par Robin des Bois, et les princes de Sherwood dans une forêt de bambous. A noter que dans les bonus du DVD, j’assiste à la première du film, et que ces mêmes coréens en tenue de ville sont tout aussi méconnaissables que dans les costumes d’époques. Sans chignon, j’ai du mal à croire au même coréen !

Et que dire de ce formidable duel, hachoir contre sabre, dans une si majestueuse forêt de bambous, aussi vert et aussi grande que l’Amazonie, moins poussiéreux que les désert de l’Ouest. Quel combat, dans la plus pur des traditions de films d’arts martiaux. J’en connais un qui apprécierait, et les bambous et le dégainement du sabre.

« Unis nous sommes le peuple, divisés nous ne sommes que des brigands. »

Si en plus des références à Leone, le réalisateur rajoute quelques scènes dignes d’un Kill Bill à la sauce Tarantino, ce « Kundo » devient un très bon moment cinématographique, grandiose divertissement et action sans frein et sans oublier le peuple, l’essence même d’une grande nation.

« Kundo » [2014], il était une fois en Corée du Sud.

Merci à MetropolitanFilmExport, page Facebook sortie des DVD et Blu-Ray (2 juillet 2015) – et CineTrafic pour cette nouvelle opération DVDtrafic !

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Challenge « Il était une fois dans l’ouest »

La Belette dégaine ses colts,

23 commentaires
  1. 7 juillet 2015 , 8 h 55 min - Belette2911 prend la parole ( permalien )

    Ben voilà, les sabots du Bison ont foulé cette terre avant les petites griffes de la Belette !

    J’ai ajouté ton lien, mon Bison et j’ai bien envie de me faire ce film !

    Un western spaghetti à la nouille coréenne, ça me dit !!

  2. 7 juillet 2015 , 9 h 01 min - Princécranoir prend la parole ( permalien )

    Je viens également de faire le voyage en Corée, à la rencontre de Dolchi le boucher et de ses compagnons d’arme. J’ai partagé le même plaisir jubilatoire à suivre ces aventures parfois teintées d’une certaine cruauté, ces passes d’arme virtuoses avec un ennemi tout droit sorti d’une case de Manga nippon, et son humour parfois un peu en dessous de la ceinture. Une preuve supplémentaire de l’excellente qualité de ce cinéma extrême-oriental qui tient désormais la dragée haute à ses concurrents tueurs de bisons.

    • 7 juillet 2015 , 9 h 14 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Dolchi le boucher, ça c’est un nom qu’on n’oublie pas. Avec ses hachoirs en guise de sabres, il impressionne encore plus ! Et la belle archère… une flèche en plein coeur… en attendant les apaches…

  3. 7 juillet 2015 , 9 h 40 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    Un western asiatique ???!!!!
    Dis moi tu abuses là ? Tu écouterais une reprise de un Koln Concert par Richard Clayderman ?

    Rohhhh ça va je sors !!! c’était une simple question ^^ :D

    Bon j’ai bien envie de le voir ton Western Coréen par curiosité et uniquement si j’ai le droit de tirer sur la nouille aussi … :)

    Dis, moi j’ai :
    Besoin d’un film Romantique,
    Besoin d’un film Mélodrame,

    Tu me fais la rime sieuplait ? ;-)

    • 7 juillet 2015 , 11 h 46 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      un bison ne regarde jamais de films mélodramatiques encore moins romantiques. Il a une image de marque à promouvoir et à sauvegarder dans la mémoire collective des grandes plaines.

      PS : tu peux tirer sur la nouille, du moment que tu ne fais pas un noeud avec…

    • 7 juillet 2015 , 11 h 53 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      J’essayerai de ne pas oublier…. pour le nœud mdr :)

  4. 7 juillet 2015 , 21 h 03 min - Une ribambelle prend la parole ( permalien )

    Que d’exotisme ! En attendant, notre ami à la barbichette a l’air de dégainer le sabre avec dextérité. Planquez-vous tous.

    • 7 juillet 2015 , 22 h 21 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Il ne s’en prend qu’aux riches et aux puissants. Je ne risque rien dans ma plaine de poussière où même le riz ne pousse pas…

  5. 7 juillet 2015 , 21 h 57 min - manU prend la parole ( permalien )

    Une fois de plus, tu sais t’y prendre pour titiller ma…curiosité !

    • 7 juillet 2015 , 22 h 22 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      tant que je ne fais que te la titiller !

  6. 8 juillet 2015 , 21 h 38 min - phil prend la parole ( permalien )

    si les scènes de combat sont bien faites alors je dis ok
    ca fait du bien de voir de belles lames qui sortent de leurs fourreaux
    et que ca gicle de partout
    hummm

    • 8 juillet 2015 , 22 h 14 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      J’aimerai bien t’y voir,
      Dolchi le Boucher contre BibiPhil le Biochimiste !
      Qui aura la plus grosse lame ?

    • 8 juillet 2015 , 22 h 29 min - phil prend la parole ( permalien )

      ce n est pas tant avoir la plus grosse
      c est aussi et surtout l’aiguisage de la kisaki, la droiture du fil de la lame et des annees d expériences a remettre cela sur le tapis ou le plancher pour atteindre le geste parfait

    • 8 juillet 2015 , 22 h 34 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      La lame affutée, toujours prête à être dégainée.
      Samouraï BibiPhil a parlé comme un maître zen.

    • 8 juillet 2015 , 22 h 37 min - phil prend la parole ( permalien )

      lol si c était le cas je t aurais dit que la meilleure lame est celle qui sait rester au fourreau !

    • 8 juillet 2015 , 22 h 43 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Et un moine empli de sagesse t’aurait dit : « Quel intérêt d’avoir une belle lame, la meilleure même, si c’est pour la laisser dans son fourreau ! « 

    • 8 juillet 2015 , 23 h 10 min - phil prend la parole ( permalien )

      l interet c’est qu elle reste toujours tres aiguisee et prete a accomplir ce pour quoi elle est faite

    • 9 juillet 2015 , 9 h 15 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      sans oublier de lubrifier la lame pour garder son affutage aiguisé.

    • 11 juillet 2015 , 12 h 14 min - phil prend la parole ( permalien )

      pour info sais-tu que la lame d’un katana est lubrifiée avec une huile naturelle de girofle qu’on pose délicatement par petites touches successives sur cette lame mise a nue. Puis on l étend en suivant les veines de cette hampe. Le surplus est enlevé avec un fin papier de riz avant de la remettre au fourreau.

    • 11 juillet 2015 , 19 h 59 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Non, je ne sais pas…
      Je ne suis pas un adepte des lubrifiants… Pas encore…
      Et merci pour cette précision qui ne manque pas d’intérêt.

  7. 1 octobre 2015 , 14 h 43 min - Pascal prend la parole ( permalien )

    Je ne le savais pas non plus, et maintenant j’ai un beau katana tout rouillé…
    super film sinon… très bon mélange de genres, un peu déroutant au début d’ailleurs…

    • 1 octobre 2015 , 20 h 01 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Une belle curiosité pour les amateurs du genre. Et pour les moins amatrices.

      La morale de l’histoire : toujours lubrifier son katana avant de le rentrer dans un fourreau.

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