Gold [Thomas Arslan]

Par le Bison le 9 juin 2015

Tabarnak, je selle mon vieux cheval, et je pars à l’aventure, traverse des rivières, chevauche des montagnes. Le Grand Nord, celui du Canada, vers le Klondike, cette rivière si célèbre pour sa chasse à la pépite d’or, dans l’ouest du territoire du Yukon (ces précisions sont à destination des non-initiés à la géographie des particules de Chambly et des terres canadiennes).

Au cours de l’été 1898, une jeune allemande – Nina Hoss – telle le Dr Queen, avec six autres immigrants du pays de la bière et de la choucroute, partent vers l’inconnu, avec la promesse d’or, à l’autre bout du pays. Un long périple par le Nord, du jamais tenté tellement cette contrée est restée hostile et sauvage. Un western allemand avec des allemands pour une ruée vers l’ouest, l’époque des pionniers et des chercheurs d’or.

Chevauchée jusqu’à Dawson, de long et magnifiques paysages canadiennes, de grandes plaines brûlées par le soleil et la neige, où pourraient paitre de magnifiques et virils bisons, d’immenses forêts peuplées encore d’animaux sauvages et de pièges à ours. Aie, ça fait mal !

Un western au sens noble du terme – 3 coups de feu sur 90 minutes – sans aucune action, juste le bonheur de monter à cheval et de parcourir d’immenses territoires encore vierges. Un film totalement contemplatif, avec une musique aussi trippante et digne que la guitare tranchante d’un Neil Young sur « The Dead Man », et peu importe si le scénario tient sur un post-it.

Les décors défilent, somptueux, magnifiques scènes canadiennes, les pionniers se défilent ou meurent un à un, petit à petit, les trappeurs du coin leur prédisent le plus mauvais des présages, mais the show must go on et ce n’est pas le froid, la gangrène ou la folie qui stopperont cette longue traversée d’âmes perdues. Quelles sont les motivations de ces sept, loin d’être mercenaires. Je n’en saurai rien, certainement l’appât du gain, l’envie de tourner une page de leur vie, vers une seconde renaissance à l’autre bout du monde, le besoin de fuir son passé.

Bien sûr, cela ne te passionnera pas plus de dix minutes… à moins que tu ne sois adepte des romans de nature writing, le genre où il ne se passe rien à part des récits anodins perdus au milieu d’une nature aussi belle qu’hostile, aussi sauvage que passionnante.

« Gold » [2013], plus près des étoiles

Challenge « Il était une fois dans l’ouest »

La Belette dégaine ses colts,

27 commentaires
  1. 10 juin 2015 , 1 h 11 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Tabarnak! Qu’est-ce que j’aime la lenteur de ces films sans action, où le plaisir se trouve dans le rêve, celui de s’imaginer en plein cœur d’une nature sauvage et vierge, chevauchant son cheval au milieu de nulle part, encore plus près des étoiles, s’abreuvant dans le Klondike en écoutant le ruminement d’un Bison broutant l’herbe d’une pluie de particules de Chambly tout en chantant du Céline… Le rêve!…. And the show must go on! ^^

    p.s. : ce délire est dû à un manque de sommeil intensif, mes neurones sont encore au pays de la choucroute et d’une pinte de Paulaner…

    • 10 juin 2015 , 9 h 08 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      De la lenteur, de l’inaction et des beaux paysages. Il n’y a que ça dans ce far-west teutonique. Mais les plaines immenses et désertiques, ces forêts sauvages, ces contrées lointaines… Un ravissement pour la chevauchée. Tu connais le Yukon ?

    • 10 juin 2015 , 17 h 36 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      Je connais seulement le sud du Yukon, la campagne à la frontière de la Colombie-Britannique, quand j’y étais. Mais avec l’Alaska, ce serait un coin du monde où un jour je pourrais m’installer sans peine dans une cabane à regarder les aurores boréales..

    • 10 juin 2015 , 20 h 19 min - phil prend la parole ( permalien )

      rajoute une tite piece stp, c’est aussi là-bas que j’irais bien !

    • 10 juin 2015 , 21 h 47 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      voilà qu’il n’y a déjà plus de places… Et où trouver de la Chambly dans cette contrée si sauvage et si loin… Ok pour le sirop d’érable, j’en aurais suffisamment pour me badigeonner le corps, mais la bière… ?

    • 11 juin 2015 , 0 h 16 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      Phil : amènes-toi dans le shack avec ta binouze, on va « faire la rioule »!!! ^^ (en cours d’apprentissage du savoyard) :D

      Bison : la bière? J’ai pensé à tout voyons! :-) ))))
      http://francopresse.ca/index.cfm?Sequence_No=49629&Id=49629&Repertoire_No=1151936421&Voir=document_view

      Après, si tu te badigeonnes avec du sirop d’érable, on va tous se faire bouffer par les ours! Tabarnak, quelle idée!!!

    • 11 juin 2015 , 14 h 11 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      « De nos jours, près de 600 000 litres de bière sont vendus annuellement, ce qui représente plus d’un million de pintes. »

      J’arrive !!!
      et t’inquiète pas pour les ours, Phil les bouffera avant…

    • 14 juin 2015 , 14 h 06 min - phil prend la parole ( permalien )

      sais pas Bibison …. l’idée de voir un bison se faire bouffer l cul me tente bien !

      Pour la rioule avec plaisir ! Mais gaffe au Bison, il va mouiller la mouiller la meule

    • 15 juin 2015 , 3 h 42 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      « mouiller la meule »? mdrrr « virer une brosse »? :D

    • 15 juin 2015 , 9 h 13 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Et moi qui pensais que mouiller la meule était un truc sexuel… Pfff… je suis déçu sur ce coup-là…

    • 15 juin 2015 , 18 h 17 min - phil prend la parole ( permalien )

      Hey Bibison c’est quand même pas ma faute si tu fais le bamboué toute la nuit et si t’as pas choppé celle qui vu péter le loup sur la pierre en bois !

  2. 10 juin 2015 , 13 h 21 min - Belette2911 prend la parole ( permalien )

    La salope de dr Quinn qui a chevauché Dawson ! Rhôôô !

    Du Yukon, je ne connais que son diamant, le plus gros du monde : le yukon-kon, caché dans un klaxon de cadillac.

    Le klondike… j’adore les aventures de Piscou au klondike, avec la belle Goldie… aaaaah, que de souvenirs !

    Heu, je te note dans mon challenge du dégainage de colt : bravo, tu tires plus vite que ton ombre !!

    https://media.suumitsu.eu/Piratesourcil/2009-09_lucky-luke.png

    • 10 juin 2015 , 16 h 09 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Pour dégainer, tu peux me faire confiance. Je suis un rapide…

  3. 10 juin 2015 , 13 h 22 min - Princécranoir prend la parole ( permalien )

    Pas de tout repos cette ruée vers l’or, même si ça caille moins que dans la cabane à Charlot. Bien sûr il ne se passe pas grand chose (un petit peu plus tout de même que dans « la dernière piste » de Kelly Reichardt »), mais c’est tout de même drôlement dépaysant d’entendre des westerners s’exprimer dans la langue de Bismarck. Les coups de feu de la fin paraissent même too much après une si longue accalmie.

    • 10 juin 2015 , 16 h 10 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Je ne peux pas comparer avec La Dernière Piste, mais pour sûr que ce dernier m’intéresse également…

  4. 10 juin 2015 , 20 h 20 min - phil prend la parole ( permalien )

    Hey tu sais qu’il passe ce soir sur arte !!!
    revoir ces paysages, ce vide ….

    • 10 juin 2015 , 21 h 45 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      je sais…
      Mieux que de lire Télérama, je te fais la critique la veille pour t’embarquer vers les profondeurs du Yukon.

    • 10 juin 2015 , 21 h 59 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      Ben voilà que je viens de le rater !!! Je suis vraiment une gourdasse !!! Pfffttt

      Ceci dit Je suis rentrée tard ce soir et j’ai raté le début, il n’y a rien qui m’énerve plus que de rater le début d’un film et puis Nadine m’a dit que les allemands ont, soit, un joli p’tit cul mais ils sentent la choucroute et la bière ptdrrrrr

      Rohhhh je suis énervée maintenant et une Andalouse énervée ben c’est pas beau !!!!!!!

      Punaise ils sont en train de lui scier la jambe et il crie en allemand ^^ !!!!!

      ;-)

    • 10 juin 2015 , 22 h 07 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Juste pile poil devant la seule scène d’action du film. Comment on dit joder en allemand ?

      pour les p’tit culs des allemands, je n’ai pas trop regardé, mais pour les miches des allemandes, y’a de quoi tenir des chopes de bière entre et quand y’a plus de bibine tu peux passer à la branlette espagnole…

    • 10 juin 2015 , 22 h 23 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      C’est tout ce que tu as retenue de la philosophie du film ? ^^

      Je vois qu’effectivement les paysages plongeants du Canada t’ont beaucoup marqué !!!

      ;-)

  5. 11 juin 2015 , 20 h 35 min - manU prend la parole ( permalien )

    Des paysages somptueux en effet !
    Quant à la scène de l’amputation, terrible…

    • 11 juin 2015 , 22 h 30 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      terrible cette amputation, j’entends encore le bruit de la scie au moment où elle attaque l’os…

  6. 12 juin 2015 , 11 h 00 min - manU prend la parole ( permalien )

    Tout pareil ! :D

  7. 12 juin 2015 , 17 h 39 min - dasola prend la parole ( permalien )

    Bonjour le Bison, j’ai vu que Gold était passé sur Arte, je regrette de ne pas l’avoir revu, j’ai beaucoup aimé le film dans son ensemble et puis un western qui « cause » allemand, ce n’est pas courant. Nina Hoss est magnifique. http://dasola.canalblog.com/archives/2013/08/03/27721921.html Bonne fin d’après-midi.

    • 12 juin 2015 , 19 h 50 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      heureusement que le film ne « cause » pas trop pour laisser place à la musique et aux paysages :)

  8. 15 juin 2015 , 12 h 06 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    Je viens de faire le voyage aussi et ça m’a bien plu, cette ruée vers l’or rude et peu bavarde.

    • 15 juin 2015 , 13 h 58 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      je ne sais pas si c’est le coté rude ou le coté banjo, mais je sentais que tu serais bien du voyage…

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