La Dernière Vague [Peter Weir]

Par le Bison le 30 mai 2015

Une tempête de grêle en plein désert du bush australien, une pluie de grenouilles qui tombe du ciel, des phénomènes météorologiques non expliqués dans le ciel de Sydney. Quand je dis que le temps se détraque depuis que les russes ont balancé leur spoutnik dans les airs.

Et ce n’est pas nouveau, depuis 1977. Peter Weir, un cinéaste en avance sur son temps pour ce qui est de l’affolement du baromètre.

« Noé s’est éloigné de la côte et a pris la direction de Santa Fe, sans réel but. Il filait au volant de son Arche, lorsqu’une pluie de grenouilles s’est abattue sur lui.

Il a écrasé la pédale de frein et a attendu que ça passe. Il n’entendait plus le bruit de l’orage, juste le coassement assourdissant des bestioles. Il a passé la première, bien décidé à les écraser. »

Chamané – Chapitre XXI. Leonardo Oyola.

En parallèle, un avocat avec ses grosses lunettes  se voit charger d’une affaire de meurtre pour lequel cinq aborigènes ont été arrêtés et inculpés. Crime rituel. Il resterait donc une ethnie aborigène encore croyante sur le sol de Sydney. Voilà comment peut-être les sauver de la prison. Et si ce crime était en relation avec les perturbations météorologiques ? Étrange, perturbant, mystérieux…

Qui êtes-vous ?


C’était donc une époque lointaine où les oiseaux ne se cachaient pas encore pour mourir, où le shogun portait de grosses lunettes et Richard Chamberlain ne faisait pas encore chavirer tous les cœurs des australiennes. Un temps où apparemment il existait encore quelques aborigènes, dont David Gulpilil que le surfeur des salles obscures, l’ami Eeguab, a croisé sa route poussiéreuse dans le bush de « Charlie’s Country ».  Un honnête thriller à la limite de l’apocalypse qui bien que daté d’une quarantaine d’années se regarde encore honnêtement et avec un certain plaisir mêlé d’angoisse et de mystère. Et si l’envie te prend de sortir ta planche de surf pour faire comme Patrick Swayze en écoutant les Beach Boys, change de salle, tu t’es trompé de film. La dernière vague n’est pas un surf-movie. D’ailleurs, est-ce que les frères Wilson savent jouer du didgeridoo ? Et connais-tu cette légende aborigène ?

« Au commencement, tout était froid et sombre.

Bur Buk Boon était en train de préparer du bois pour le feu afin d’apporter protection, chaleur et lumière à sa famille.

Bur Buk Boon remarqua soudain qu’une bûche était creuse et qu’une famille de termites grignotait le bois tendre du centre de la bûche.

Ne voulant pas blesser les termites, Bur Buk Boon porta la bûche creuse à sa bouche et commença à souffler.

Les termites furent projetées dans le ciel nocturne, formèrent les étoiles et la Voie lactée, illuminant le paysage.

Et pour la première fois le son du didgeridoo bénit la Terre-Mère, la protégeant elle et tous les esprits du Temps du rêve, avec ce son vibrant pour l’éternité. »

Sydney 1977 : la pluie est noire. La mort est au bout du rêve.

« La Dernière Vague » [1977], surf sur le bush.

16 commentaires
  1. 30 mai 2015 , 15 h 43 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    Hello et merci pour Charlie. Je n’ai jamais vu La dernière vague mais Peter Weir a toujours eu un regard sur l’écologie dès Les voitures qui ont mangé Paris jusqu’à Master and commander en passant par Mosquito Coast. Pour les Wilson Brothers ou ce qu’il en reste c’est plutôt Dadoo dadoo surfin’ que Didgeridoo.
    Et merci pour ces bonnes vibrations des antipodes.

    • 30 mai 2015 , 20 h 06 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Gulpilil, un nom qu’on n’oublie pas facilement, surtout quand la comtesse a fait un billet dessus…

  2. 30 mai 2015 , 18 h 09 min - phil prend la parole ( permalien )

    Qui sommes nous ?

    • 30 mai 2015 , 20 h 07 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Après, un Ti’ Punch, je sais plus…

    • 30 mai 2015 , 22 h 35 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      Un seul Ti Punch ? Étonnant !

      ;-)

  3. 30 mai 2015 , 21 h 56 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    Un film dont je me souviens avoir vu, adolescente, et qui m’avait beaucoup marqué. je suis contente que tu parles de ce livre. Je pensais qu’il était passé inaperçu et voilà que tu le sors de je ne sais où…

    Je me souviens d’une atmosphère très lourde, très silencieuse et une ambiance musicale hors du commun. Ce film est resté dans mon esprit et c’est avec plaisir que j’aimerai revoir ce film que je n’ai vu qu’une seule fois. Je ne me souviens pas d’une rediffusion quelconque d’ailleurs sur le petit écran.

    Et puis Chamberlain que j’adore, sous toutes ses formes, prêtre, samouraï, mais il y a un rôle qui m’a marqué chez lui c’est celui de Jason Bourne en 1988. Dans mon cœur Matt Damon ne l’a jamais détrôné.

    • 30 mai 2015 , 21 h 58 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      « De ce film »

      Rohhh

    • 30 mai 2015 , 22 h 17 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      et voilà que tu le sors de je ne sais où…

      d’une thématique consacré au réalisateur sur Arte, y’a peut-être deux mois…

      Je ne me souviens pas d’une rediffusion quelconque d’ailleurs sur le petit écran.

      Si j’avais su, je t’aurais prévenu. Sur que voir une pluie de grenouilles, ça marque éternellement

      celui de Jason Bourne en 1988.

      Je me suis dit : elle a bu, elle est blonde, peut-être les deux même. Mais effectivement… Je ne connaissais pas, Richard Chamberlain fut bien Jason Bourne. Moi, je reste sur Matt Damon et garde en mémoire le shogunat pour Chamberlain.

      Dans mon cœur Matt Damon ne l’a jamais détrôné.

      Je crois qu’elle est amoureuse de Richard Chamberlain. Ce prêtre a du te tirer quelques larmes d’adolescentes…

    • 30 mai 2015 , 22 h 37 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      Pas que des larmes ;-)

      :D

  4. 31 mai 2015 , 0 h 04 min - manU prend la parole ( permalien )

    Je l’ai vu il y a un an ou deux, sur Arte peut-être, je ne sais plus… Il a quand même pas mal vieilli ce film je trouve.

    Richard Chamberlain, toute ma jeunesse ! Shogun et Les oiseaux se cachent pour mourir… « Je t’aime Meggie… Mais j’aime Dieu davantage ! » ;)

    Richard Chamberlain ou la preuve qu’il n’y a pas que les femmes qui abusent de la chirurgie esthétique… :D

    • 31 mai 2015 , 10 h 54 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      je trouve que le film n’a pas si mal vieilli, quand à Chamberlain, je garde de lui son personnage du Shogun… donc il est toujours aussi jeune dans mon esprit :)

  5. 31 mai 2015 , 11 h 26 min - manU prend la parole ( permalien )

    Shogun dont je garde en mémoire ses fameux « hara kiri »…

  6. 31 mai 2015 , 15 h 35 min - belette2911 prend la parole ( permalien )

    Rhâââââ ! Le bô Ralph de Bricassar, celui qui me donnait envie d’aller me confesser de suite et de lui demander de sortir son petit jésus pour que je l’embrasse.

    Reprenons-nous ! Je suis entrée dans un nouveau « Beer Store » à Bruxelles, à la rue du Midi… putain, la Westvleteren est disponible chez eux !! Par palettes entières ! J’en ai vu dans une épicerie fine aussi dans la même rue. Je ne me sentais plus. Mais à presque 13€ la bouteille, faut y aller mollo pour la dégustation !

    Un bon livre, de la bonne musique et enjoy !

    http://static2.7sur7.be/static/photo/2012/7/8/9/20121213121226/media_xll_5399769.jpg

    http://farm3.staticflickr.com/2168/2275163017_e5923d29c7_z.jpg

    • 31 mai 2015 , 22 h 32 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Je te confesse au besoin contre une Westvleteren et deux Pater.

  7. 1 juin 2015 , 12 h 09 min - Une ribambelle prend la parole ( permalien )

    Je ne connaissais pas du tout ce film. Je serais curieuse de voir ce que cela donne quelques années plus tard. En tout cas l’affiche n’a pas bien vieilli.
    Quant à Richard, je serais curieuse de voir si le soleil du bush australien n’a pas trop accentué ses pattes d’oie.

    • 1 juin 2015 , 22 h 23 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      C’est qu’à plus de 80 ans, il se fait des cheveux blanc : aurait-il dû quitter Dieu pour Meggie… Il ne s’en est jamais remis…

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