Cape Town Fringe [Dollar Brand]

Par le Bison le 19 juin 2015

Catégorie : 5 étoiles, Jazz & Silence

Entre deux pérégrinations maritimes, je te propose cette escale à Cape Town, Afrique du Sud. Là où le soleil se couche dans la mer, tu poses ta voile et écoute ces quelques notes de piano d’Abdullah Ibrahim ex Dollar Brand. Une cigarette pour regarder la fumée s’envoler au milieu de quelques albatros majestueux. Les pieds dans l’eau, quelques pingouins venus dodeliner, que dis-je, danser même sur ce rythme d’une fougue lancinante. Ah, ce ténor, ah cet alto, ah et puis la flute. La grande classe pendant que « Dollar Brand » pianote son Steinway au bord de la piscine de ce 5 étoiles peuplée de mafieux russes et de grosses américaines en short.

Cela faisait longtemps que je cherchais Abdullah Ibrahim dans tous les recoins de sa discothèque. Je l’ai enfin trouvé avec ce mini disque ; 2 titres, Cape Town Fringe et ses 13 minutes 34 et The Pilgrim avec ses 12 minutes 45.

Oui enfin, je te tiens, tu me plais, moins d’une demi-heure, mais alors quel rythme entraînant et passionnant. Riche et émouvant, je sens ce soleil me chauffer la nuque de tous ses désirs de jambes caramélisées. Le disque est depuis introuvable mais certaines magies inavouables du net donnent accès à tant de bonheur…

Un arc-en-ciel musical, tout en couleur et en chaleur. Répétitif comme cet alignement coloré dans le ciel. Mais pendant que tu écoutais ce Cape Town Fringe, le soleil a plongé dans les reflets de l’océan, les instruments se sont tus. Seul le piano demeure, à la lueur d’un lampadaire blafard, pour une méditation introspective sur le thème ‘c’est beau une musique la nuit à Cape Town au milieu des pingouins sud-africains’. La flute vient apposer son accord et continue la lente danse des étoiles filantes parties à la recherche du soleil se baignant maintenant de sa couleur carmin dans les eaux froides de ce sud.

Cape Town Fringe” [1977], un arc-en-ciel de l’Afrique du Sud.

9 commentaires
  1. 19 juin 2015 , 23 h 32 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    « Une cigarette pour regarder la fumée s’envoler au milieu de quelques albatros majestueux. Les pieds dans l’eau, quelques pingouins venus dodeliner, que dis-je, danser même sur ce rythme d’une fougue lancinante. »

    Dis moi il y avait quoi dans ta cigarette ? Pas un truc très catholique en tout cas ^^ ;-)

    Blague à part j’aime cette image d’Albatros et de pingouin, et j’adore Ibrahim que je ne connaissais pas au sein d’un groupe mais en solo. Un très bel extrait que tu nous proposes, trop beau pour une fin de soirée !

    Dis tu fais passer ta cigarette ? J’ai envie de voir un pingouin dodeliner devant moi :D :D :D :D

    • 20 juin 2015 , 12 h 19 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      C’est pas bon pour toi… Tu risques de devenir folle, les cheveux en pétard…

      Je ne connais pas trop Ibrahim, mais cet album de Dollar Brand, je ne m’en lasse pas. Sais-tu que le nom de Dollar Brand vint d’une marque de cigarette ?

    • 20 juin 2015 , 17 h 52 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      Non je ne savais pas !

      Et pourquoi ce choix, pour un nom de groupe, tu le sais ?

    • 21 juin 2015 , 14 h 43 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Probablement parce qu’il fumait des Dollar Brand et qu’à cette époque-là, il n’y avait pas encore d’avocats tatillons pour lui opposer un copyright sans sens.

    • 21 juin 2015 , 16 h 07 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      Tu ne crois pas si bien dire …
      Dorénavant je mets des « notes repositionnables » sur mes bouquins ;-)

      Tssssss :D

  2. 20 juin 2015 , 8 h 28 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    J’ai eu l’occasion d’applaudir Dollar Ibrahim Brand Abdullah il y a plus de vingt ans, en piano solo.

    • 20 juin 2015 , 12 h 13 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Tu t’étais perdu ? Il n’y avait pourtant pas de guitare… et en plus c’était du jazzzzzz…

  3. 23 juin 2015 , 3 h 51 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Rêvant d’Afrique depuis toujours et sachant qu’un jour j’y poserai les voiles pour m’y amarrer, le temps d’une escale ou plus longtemps encore, je ne peux qu’être conquise par cette musique qui me ramène au pays des couchers de soleil dans la mer. Danser avec les étoiles jusqu’aux petites heures aux sons des instruments, quand même… Un magnifique 13 minutes d’évasion, et si seulement je pouvais y rester un peu plus longtemps, pour faire durer le rêve…!

    • 23 juin 2015 , 8 h 50 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      et sachant qu’un jour j’y poserai les voiles pour m’y amarrer

      et même pas besoin d’embarquer une pelle à neige…

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