Love Song : Just the Two of Us

Par le Bison le 1 juin 2015

Un saxophone dans la pénombre, à l’ombre d’une nuit lointaine. Lumière tamisée, la flamme de la bougie vacillante. Le décapsuleur rangé au fond de la poche de mon jean, ce soir, je sors le grand jeu : le tire-bouchon. Un Sanbri pour les puristes. Et une bouteille de vin. Regarder la lumière de tes yeux à travers les reflets de ce verre, un soleil au fond du verre, sucrée pour tes lèvres aromatisées. Winelight.

Quelques tranches de saucissons d’un autre âge ou de l’âne voisin, Bill Withers pour sa voix si suave et chaude. Soul. Et Grover Washington Jr qui prête son souffle, divin et envolé. Smooth. Douceur d’une nuit, en plein jour, stores abaissés. Jazz. Silence dans la résidence, seuls quelques grillons provençaux ou crapauds baveux perturbent la quiétude de l’instant. J’aime ces bruits si énervants mais synonymes de sud, de soleil et de la soif. Seulement nous deux construisant des palais dans le ciel, seulement nous deux, toi et moi. Clair de lune.

Il pleut ce matin. Tristesse, alors que le soleil réchauffe les cœurs, dit-on. Mais avec de la poésie d’un soul-man, cela donne quelque chose comme ‘J’ai entendu tomber les gouttes de pluie semblables à des cristaux s’écraser sur la vitre du salon et deviennent la rosée du matin’. C’est beau, non ? Surtout quand le soleil s’élève de derrière la colline, l’eau s’évapore dans les cieux, embrumant la vallée et enveloppant tes lèvres de cette humidité si rafraîchissante.

Sept minutes, un peu plus, un peu moins. Juste le temps de regarder ton sourire et de l’absorber dans ma rétine. Juste le temps de soulever les pans de ta jupe, de descendre ton string rouge, de déboutonner mon jean et de boire une goutte de lumière dans ton verre. Just the two of us, You and I.

Et pour continuer à chalouper corps contre corps,

retour sur les épisodes précédents :

Love Songs, Un partage de corps autour d’une musique.

8 commentaires
  1. 1 juin 2015 , 23 h 24 min - phil prend la parole ( permalien )

    chaloupons nos verres …

  2. 2 juin 2015 , 6 h 58 min - Une ribambelle prend la parole ( permalien )

    oh là là là là. Tu ne peux pas me faire plus plaisir. Si tu savais comme j’aime cette chanson ! Je pourrais rester la matinée à me balancer dans un rocking-chair à l’écouter un verre de bière fraîche à la main par 35°. Merci.

    • 2 juin 2015 , 9 h 05 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      dans un Rock in Chair, mon verre balance…

  3. 2 juin 2015 , 15 h 21 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    De jolis mots sur une magnifique musique et puis ce saxo GGggrrrr !!!

    Rohhhh enlève moi tes crapauds baveux et ne laisse que ces grillons chantants…

    Just the two of us, You and I …… je balance, je bascule, que j’aime cette chanson, du bon groove et du bon soul.

    Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Pur moment de bonheur à 15h20

    • 2 juin 2015 , 15 h 33 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      C’est vrai ça… Exterminons ces crapauds baveux. Qu’est-ce qu’ils apportent sur Terre ? rien à part leur bave et un boucan à masquer la douceur d’un saxophone ou les halètements de deux corps en fusion.

      PS : te balance pas trop, tu risques de basculer surtout après un verre ou deux…

  4. 3 juin 2015 , 21 h 25 min - Princécranoir prend la parole ( permalien )

    Œil qui brille, verres qui tchinent et robes qui scintillent, les soirées de l’ambassadeur sont toujours réussies lorsque les tropiques sont au compteur. Profitons de la belle du soir avant qu’elle ne vogue vers d’autres horizons… ain’t no sunshine when she’s gone…

    • 3 juin 2015 , 22 h 08 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      pas de robes pour moi… directement à poil :)
      ain’t no sunshine…
      Tu anticipes déjà sur une prochaine love song…

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