Lecture à l’aveugle

Par le Bison le 1 février 2015

Auteur(e) : Inconnu(e)

Editeur : Inconnu

Année : Inconnue

Oseras-tu cette lecture ?

Attention pas de triche !

Bon voyage

Amicalement.

PS : J’avais adoré !

Comment parler d’un livre dont je ne connais ni le titre, ni l’auteur, ni la nationalité, ni la quatrième de couverture ? Mon premier livre mystère, bien cacheté et enveloppé avec soin, ne révélant rien de son identité et quel livre ! Un véritable coup de poing auquel j’étais loin de m’attendre !

Mais avant tout, comment lire un livre dont je ne connais ni le titre, ni l’auteur, ni la nationalité. Mon esprit n’est conditionné par aucune couverture, aucun renom, aucun avis. Il est libre de rentrer entre les lignes pour s’en imprégner. Ou de rester hermétique à ce paysage littéraire inconnu.

Avant d’ouvrir, la première page, il y a eu beaucoup d’hésitations, de craintes. Peur d’être déçu, peur de ne pas rentrer dedans. Parce que je reçois un livre de cette façon, je me doute qu’il a du emballer le lecteur ou la lectrice d’avant. Mais les goûts et les couleurs. Difficile de savoir à l’avance (c’est comme les petits seins, les gros culs et inversement), cela dépend du jour, de l’humeur et de l’envie.

J’ai donc laissé passer plusieurs romans avant de m’attaquer à ce « défi ». Le mystère me faisant de l’œil à chaque fois que je m’aventure devant les étagères de la bibliothèque, c’est-à-dire toutes les 5 minutes quand j’ai un verre à la main. Et puis, pour l’occasion, il me fallait une grande bière. Pleine de sa saveur et de son parfum, l’alchimie pouvait enfin prendre. Une Chouffe, la compagne idéale pour une lecture à l’aveugle.

Les premières pages se tournent. Je pressens la géographie de l’auteur. Par chance ou déveine, je me fais  déjà ma propre idée. Je me souviens d’un auteur, l’une de mes rares errances dans cette région du globe. Est-ce lui ? ou pas. Le suspense est à son comble. Le principe même de cette lecture : douter, réfléchir, espérer, savoir puis à nouveau douter. Le second chapitre me perturbe. L’auteur change de continent aussi bien dans son histoire que dans mon esprit. J’imaginais très bien ce genre d’histoires écrites par mon fidèle ami brésilien Paulo Coelho. Mais dès l’entrée du troisième chapitre, mon idée est figée sur ma première impression. Je sais qu’elle est la bonne. Aucun doute permis, je suis sûr. Même une fois la Chouffe finie. Je sais. Tout simplement parce que c’est avec ce roman que j’ai plus ou moins commencé à discuter avec certains bloggeurs, et que depuis j’avais pu lire quelques chroniques sur ce titre-même parmi celles et ceux que je suis plus ou moins fidèlement.

Cette lecture à l’aveugle n’est donc pas restée longtemps en aveugle pour moi. Mais le plaisir de lire ce roman qui m’a fait souvent envie reste présent. Je l’ai découvert rapidement, et alors, où est le problème. Mais ne crois pas que je vais te donner mon sentiment, mon aperçu et surtout le nom de l’auteur et le titre de son roman. Non, non, non. Trop simpliste, trop facile. Non, je vais simplement te guider. Dans deux jours la solution, pour laisser au moins le temps de lire ce billet. Et deux indices.


Musical, ce premier indice.

Un titre qui m’a longtemps suivi.

Un album qui m’a souvent poursuivi.

Où que je sois, où que je fuis.

Robert Plant et Jimmy Page, « City don’t cry ».


Second indice, les mots mêmes de l’auteur

qui devraient te guider vers cette cité :

« Comme c’est curieux ! Venu à Naples pour écrire un livre, me voilà mêlé aux problèmes des uns et des autres. En fait, une ville ce sont des visages des corps qui bougent, se confondent, se disputent, s’enlacent, se déchirent, des foules qui se pressent devant un marchand de poulpe, un cercueil qui passe, du linge qui sèche sur le balcon ou entre deux immeubles dans une rue étroite, un peu de suie sur la pierre, du néon qui clignote, des odeurs de cuisine, un parfum de vieille dame, un autobus en panne dans une rue très passante, des Gitans qui tendent la main, d’autres qui fouillent dans votre sac, une galerie vide le matin, pleine d’immigrés le soir, un café tous les cent mètres, des enfants qui traversent sans faire attention, des rumeurs, de la fumée qui monte au ciel, des amoureux qui se croient seuls au monde, des nuages qui s’amassent, une voiture de pompiers bloquée dans une ruelle, un libraire qui chante, un mendiant qui joue de l’accordéon, une lumière descendant lentement du ciel, une femme qui pleure la tête contre le mur, un tramway arrêté, un funiculaire qui monte, un autre qui descend, une actrice qui se tord la cheville, un mangeur de pizzas qui la regarde, un poète qui perd la tête, un vieux matelas couvert de tâches de sang et de sperme sur le trottoir, une télé morte, un réfrigérateur cassé, une publicité pour des serviettes hygiéniques, une autre pour des couches, un balcon qui penche, un jour il tombera sans tuer ou en tuant des passants, la place du Plébiscite ouverte aux artistes, le palais royal s’ennuie, les églises se remplissent de touristes, l’odeur du café le matin, l’odeur du pain grillé et moi qui me réveille après une longue nuit d’un bon sommeil… C’est ça une ville vivante… »

24 commentaires
  1. 1 février 2015 , 17 h 11 min - manU prend la parole ( permalien )

    Je crois bien que j’ai trouvé…
    Un livre que j’ai adoré…

    • 1 février 2015 , 17 h 46 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      Avec un personnage aussi attachant qu’inoubliable…

    • 1 février 2015 , 17 h 53 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Un livre que j’ai adoré…

      T’es sur ?

      Avec un personnage aussi attachant qu’inoubliable…

      Plus inoubliable qu’attachant, je dirai…

  2. 1 février 2015 , 18 h 11 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    L’extrait musical que tu nous proposes est sublime. Cette voix te prend aux tripes et se marie très bien avec l’orient … Je ne connaissais pas et j’aime beaucoup…

    Quand aux mots de l’auteur : Touchant kaléidoscope ! Je vois bien la caméra d’un grand réalisateur nous détailler tout cela …

    Un peu dommage que tu ais deviné ! La surprise n’en aurait été que plus grande pour toi … :D

    • 1 février 2015 , 19 h 05 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Cette voix te prend aux tripes

      et même plus qu’aux tripes

      Je vois bien la caméra d’un grand réalisateur nous détailler tout cela …

      Il faudrait ressusciter un Fellini

      Un peu dommage que tu ais deviné !

      Non, pas de dommage, juste du plaisir. Car il a longtemps traîné sur mon étagère avant que je prennes le courage de m’y atteler…

  3. 1 février 2015 , 20 h 11 min - Alex-Mot-à-Mots prend la parole ( permalien )

    Je sourie en voyant la bière qui a accompagnée votre lecture. Une de nos bouteille à fini dans le jardin, car je refuse d’avoir des nains de jardin……

    • 1 février 2015 , 22 h 49 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Pleine ou vide, la bouteille ? Là est toute la question ;-)

  4. 1 février 2015 , 20 h 38 min - Ribambelle prend la parole ( permalien )

    Je n’ai encore pas trouvé mais cela m’intrigue. J’espère que je trouverai pour ne pas me ridiculiser.

    • 1 février 2015 , 22 h 46 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Et pourtant… Je viens de vérifier. Tu l’as lu… et je dirai que tu as même presque tout lu de l’auteur, pourtant prolifique. Mais bon tu as jusqu’à mardi pour réfléchir encore un peu ;-)

  5. 1 février 2015 , 21 h 19 min - Philippe D prend la parole ( permalien )

    Je n’ai jamais lu de livre sans rien en connaitre avant. Ça doit donner une drôle d’impression. On cherche, on cherche…
    Aucune idée, moi.
    Bonne semaine.

    • 1 février 2015 , 22 h 45 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Une drôle d’impression effectivement. Comme un mélange de curiosité et de crainte. Effet surprenant et ces doutes qui s’installent dans ton esprit. Un vrai thriller psychologique qui s’engage entre le lecteur et le livre…

  6. 2 février 2015 , 17 h 37 min - Ribambelle prend la parole ( permalien )

    J’ai trouvé :-) Bien évidemment j’ai encore ses livres dans ma bibliothèque. Même si je me suis débarrassée de quelques-uns des 400 livres que j’avais, j’en ai encore 368 dont les siens (oh là là, je croyais m’être défaite de plus de livres que cela. Il faut dire que j’en ai acheté depuis)

  7. 2 février 2015 , 17 h 39 min - Ribambelle prend la parole ( permalien )

    J’aime vraiment cet auteur (j’avais hésité avec un autre).

  8. 2 février 2015 , 20 h 25 min - phil prend la parole ( permalien )

    tres bon le choix des amis ledzep !

  9. 2 février 2015 , 20 h 34 min - phil prend la parole ( permalien )

    il y fait bon d y etre dans ton auberge et si on est recu avec une chouffe c encore mieux !

    • 2 février 2015 , 22 h 02 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      on ne sert que de La Chouffe dans cette auberge.

  10. 3 février 2015 , 10 h 31 min - XL prend la parole ( permalien )

    moi aussi je crois que j’ai trouvé dès la première ligne de l’extrait, aidé par la référence à Coelho et confirmé par l’extrait musical avec un décalage le temps qu’il démarre !
    je l’avais lu à sa sortie et j’envie l’expérience… dommage on ne peut pas tout relire de ce qu’on a aimé
    je m’étais inscrite chez Jérôme mais je n’ai pas encore reçu de livre mystère

    • 3 février 2015 , 13 h 34 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      C’est vrai qu’entre ce que j’ai à lire et ce que j’aimerai relire…

  11. 3 février 2015 , 11 h 43 min - belette2911 prend la parole ( permalien )

    Hello,

    Là, je donne ma langue au chat… :p Mais je veux bien une gorgée de bière…

    • 3 février 2015 , 13 h 32 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Non, ici on donne la langue au bison ! (enfin, ça dépend aussi quelle langue !)

  12. 3 février 2015 , 16 h 09 min - dasola prend la parole ( permalien )

    Bonjour le Bison, moi aussi, la langue au Bison. Je ne vois pas du tout de quel roman il s’agit, désolé. Bonne après-midi.

  13. 7 février 2015 , 12 h 42 min - La bohémienne prend la parole ( permalien )

    Quelle bonne idée… un livre mystère. On peut décliner l’idée sur d’autres choses, la bière, … non mais le livre je trouve ça excellent.

    • 7 février 2015 , 14 h 30 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      plein de déclinaisons, effectivement. La bière en aveugle… La nana en aveugle…

    • 7 février 2015 , 14 h 56 min - phil prend la parole ( permalien )

      ouai Bibison, je vote pour
      on fait ca quand ???

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