Crawling to Lhassa [Kalacakra]

Par le Bison le 31 août 2011

Étrange et énigmatique que ce « Crawling to Lhassa » – à priori unique album du groupe teuton Kalacakra. Je m’attendais à du pur et obscur Krautrock made in Germany ; j’ai en plus du raga indien pour obtenir un rock psychédélique des plus planants. J’en oublie même les TEUTONS et leurs bières bavaroises pour me consacrer à des moines tibétains, de la transe et du Yogi Tea. Quand la musique spirituelle rencontre les plus hauts esprits divinatoires du rock, cela engendre un petit chef d’œuvre CULTE comme celui-là.

Vous pensez peut-être que je plaisante ? Vous comprendrez bien vite que je ne rigole jamais avec le Krautrock. Un mouvement (dont les leaders incontestés et incontestables sont représentés par CAN) qui affirme puissance et force, ancré profondément dans l’inconscient de la musique contemporaine planante au même titre que les Pink Floyd et Magma. Kalacakra ne fait pas dans l’exotisme culturel mais dans le rock cérébral et chamanique. Ils ne sont pas loin d’une musique TRIBALE venue des sommets himalayens avec des rythmes souvent répétitifs (Jaceline), des ragas étranges et ethniques (Naerby Shiras) et quelques moments de blues du BAYOU germanophone (Tante Olga). Avec ces trois exemples, comprenez que ce disque est difficilement classifiable et ce qui lui rend un caractère indispensable. Pensez donc : avec un disque de Kalacakra dans votre discothèque, vous pourriez facilement vous faire passer pour un bonze tibétain avec une guitare et un harmonica qui écoute le vent et passe ses journées à regarder ARTE en V.O. non sous-titrée.

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Les Disques de Laurent :

…ceux qui ne connaissent pas sont pardonnés.

Point de pardon pour ma part. Quand on aime le Krautrock, on se doit de connaitre Kalacakra. Quand on ne connait pas le Krautrock, on se doit quand même d’écouter Kalacakra en regardant son plafond gris-sale avec ses toiles d’araignées…

Remède souverain pour s’installer au plafond, ce mélange de musique planante et de blues a des vertus médicinales évidentes. En gros, c’est gravement barré, avec un humour qu’on perçoit sans comprendre le langage teuton.

Il a le bon ton le langage teuton. Du blues et des vertus médicinales. Des herbes et du son, c’est ça le blues psychédélique !

Un très bon disque, avec une épouvantable réputation de n’importe quoi, absolument injustifié.

Totalement Injustifié !

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10 commentaires
  1. 1 septembre 2011 , 4 h 38 min - La bohémienne prend la parole ( permalien )

    T’aurais pas vu mes clés ?

    Faut que je les trouve pour écouter ça dehors
    à c’t'heure …

    Bon
    reviens demain
    pour écouter ça

    • 1 septembre 2011 , 17 h 22 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Faut que je les trouve pour écouter ça dehors

      Au moins t’as pas peur qu’on t’enferme !
      Au pire, je t’aurais apporté des caramels au beurre salé dans ta cellule de dégrisement.
      Au mieux, j’aurais desserré les lanières de ta camisole gris-blanche.

      T’aurais pas vu mes clés ?

      Les clés de bagnole, de maison ou de cellule (cf remarque précédente).

  2. 1 septembre 2011 , 15 h 09 min - La bohémienne prend la parole ( permalien )

    Ca y est !

    Génial j’adore, bon le CD sur lequel je me serais bien précipité si … les pesetas m’ont bloquée dans mon élan.
    Trèves d’argent, parlons musique et j’ai adoré cette musique, entre l’Himalaya et le blues… waouh ! Une bonne recette pour mes oreilles ensablées et mon esprit chagrin.
    Merchi !
    Et je vais passer la journée assise à côté du Moine (sur ses genoux ça se fait pas) en regardant couler le Mississippi !

    • 1 septembre 2011 , 17 h 25 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Et je vais passer la journée assise à côté du Moine (sur ses genoux ça se fait pas) en regardant couler le Mississippi !

      T’as pris ta canne à pèche, un bouquin de Jim Harrison et une bière ni chaude ni fraiche ?

  3. 1 septembre 2011 , 23 h 39 min - La bohémienne prend la parole ( permalien )

    Nan nan, rien rien, j’ai écouté et j’ai regardé les cosmos poussés… j’ai pas encore écouté tous les morceaux.
    Pis merci pour l’allusion au dessus (sont venus me chercher mais me suis cachée :P )

  4. 2 septembre 2011 , 11 h 34 min - le Bison prend la parole ( permalien )

    …j’ai écouté et j’ai regardé les cosmos poussés…

    Quelles couleurs, les cosmos ?
    Atrosanguineus ou Bipinnatus ?

  5. 3 septembre 2011 , 0 h 55 min - La bohémienne prend la parole ( permalien )

    Et bien les Bipinnatus ! tiens pardi :P

    D’ailleurs depuis le temps que je les regarde et que je pense à faire des photos, il serait temps avant que le temps passe et les efface.

    Demain…

    En attendant j’écoute Angus & Julia Stone
    http://www.deezer.com/listen-10451880
    La voix d’Angus me fascine assez …
    Désolée je sais pas faire un lien correct
    Ici je ne suis qu’une humble passante qui quote comme une gorette.
    J’en suis désolée
    mais pas affolée

    Bisou
    le Bison

    • 4 septembre 2011 , 22 h 06 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      La voix d’Angus me fascine assez …

      Une voix style baroudeur genre je-prend-ma-guitare-et-je-marche-seul-le-long-des-highways-au-milieu-de-la-nature-du-désert-ou-du-béton

      Sinon, Angus & Julia a déjà fait un tour au Ranch sans nom. Si, Si ! c’est ici-même !

  6. 4 septembre 2011 , 23 h 11 min - La bohémienne prend la parole ( permalien )

    Salut du soir ! et du dimanche, sont difficiles ceux-là !

    Bref je ne voudrais enfumer ton esprit, mais à propos des voix qui nous font vibrer, je me demande si ce n’est pas plus compliqué ?
    Certains voix sont comme ? naturellement plaisantes à nos oreilles.
    Je me suis déjà posée la question mais bon j’avais dit que je ne voulais rien compliquer.

    J’aime bien aussi Naerby Shiras de Kalacakra, il y a un air de délire, cela pourrait être amusant de bouger/danser sur ce titre.
    Je l’aime bien et il me fait rire…

    Je mets le lien à l’arrache, http://youtu.be/uBuXNEHjmKg
    en attendant que tu m’apprennes à les mettre correctement ^^

    Caresse du soir
    entre velours noir
    et sombres devoirs.

    • 5 septembre 2011 , 13 h 33 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Caresse du soir / entre velours noir / et sombres devoirs.

      Chaud le haïku ! J’essayerai d’y penser ce soir, cette nuit

      Bref je ne voudrais enfumer ton esprit

      Y’a pas de risque. Un bison non fumeur n’a jamais eu d’esprit ;) !

      je me demande si ce n’est pas plus compliqué

      C’est déjà une bonne chose de se le demander… Moi-même tous les jours, je passe mon temps à m’interroger pour pouvoir enfumer mon esprit de tout et n’importe quoi. Chaque jour, je me demande si j’aime cette voix à la radio qui me réveille le matin ; Chaque jour, je me demande si j’aime cette voix (intérieure) qui me propose une bière à toute heure ; Chaque jour, je me demande si cette voix que j’entends faire bzz entre mes oreilles caresse mon esprit enfumé juste pour tout compliquer.

      il y a un air de délire, cela pourrait être amusant de bouger/danser sur ce titre.

      Dommage qu’il n’y ait qu’un seul album et que Kalacakra n’ait pas poursuivi vers cette voie, car quelques décennies après ce méfait, l’album y est devenu culte par une certaine catégorie d’écouteur public, à savoir les bisons aux esprits enfumés.

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