Il était une fois dans l’ouest [Sergio Leone]

Par le Bison le 15 octobre 2014

Les gueules burinées par le soleil du désert, le regard qui tue et les colts qui déchargent. Bienvenue dans l’Ouest, sauvage et mythique. Celui des hommes, des virils, des sadiques et de la vengeance. Celui des bisons tout aussi virils que mythiques.  Il était une fois dans l’ouest conte l’histoire d’un harmonica qui pousse la chansonnette avant que les flingues se la jouent durs, et d’une voie de chemin de fer avançant vers le vide sidéral pour traverser le désert jusqu’à l’autre bout du monde, au-delà de l’ouest. Il était une fois n’est pas un conte de fée, et pourtant… Une fée comme C.C. dans mon ranch, ça me ferait rêver, voir fantasmer, voir…

El « Harmonica », des lèvres dans une gare perdue de l’ouest américain. Le bon.

Franck, tueur à gage, l’œil perçant et le calibre prêt à sortir de son étui distingué. La brute.

Cheyenne, hors-la-loi notoire qui se voit accuser d’un crime qu’il n’a pas « commis ». Le truand.

El « Buffalo », lèvres charnues et œil obscur, l’âme patibulaire, le regard porté sur les décolletés ou sur les bières. Le bison.

Serait-ce un remake du bon, de la brute et du truand. Presque. Des acteurs différents mais l’ouest sauvage toujours au rendez-vous. L’humanité ne fait pas la fière. Avec des types comme eux, la violence est à portée de colt. Toujours prête à défendre la veuve et l’orphelin. Tiens en parlant de veuve, il faut parler plus de prostituée. Enfin d’une ancienne pute car la belle Jill s’est reconvertie en sublime épouse de saloon. D’ailleurs, elle arrive par le prochain train, mais n’aura jamais le temps de voir son fermier de mari, assassiné sauvagement avec ses trois enfants, pour un lopin de terre qui ne vaut presque rien. Du moins, tant que le train ne sifflera pas trois fois en arrivant à la gare.

L’homme à l’harmonica : J’ai vu trois de ces cache-poussières tout à l’heure. Ils attendaient un train.
Cheyenne : ???
L’homme à l’harmonica : Y avait trois hommes à l’intérieur des cache-poussières.
Cheyenne : Alors ?
L’homme à l’harmonica : À l’intérieur des hommes y’avait trois balles.

Je sais que certaines regardent ce film pour les lèvres de Bronson jouant de l’harmonica avec un regard envieux ou pour les yeux si transparents d’Henri Fonda avec un regard toujours plus lubrique. Moi j’aime plonger dans le regard plantureux de Claudia Cardinale, me sentant toujours plus envieux et lubrique. Une femme seule et aussi belle dans un saloon, j’ai envie de suite de finir mon rye et de l’emmener sur mon cheval pour la violer à l’ombre d’un cactus.

Tu connais un homme qui se balade dans la région en jouant l’harmonica ? Il a une gueule qu’on n’oublie pas. Il joue de l’harmonica quand il devrait parler, et il parle quand il ferait mieux de jouer.

Et puis comme souvent avec Leone, il y a la beauté des décors, un peu espagnol, un peu américain, entre Arizona et Utah. Il y a la beauté de la musique, grandiose et spatiale, du culte signée Ennio Morricone. Un grand western spaghetti comme je les aime, avec son acclamation européenne et son échec commercial américaine. Dire que le public américain n’était pas prêt à voir la belle gueule d’Henri Fonda en tueur d’enfants ! Mais que dire de ce duel final avec Charles Bronson dans son grand rôle de justicier. Simplement magistral. L’une des scènes les plus mythiques du cinéma.

« Il était une fois dans l’ouest » [1968], et me prendre pour un bison jouant de l’harmonica…

Challenge « Il était une fois dans l’ouest »

La Belette dégaine ses colts,

21 commentaires
  1. 16 octobre 2014 , 6 h 03 min - Princécranoir prend la parole ( permalien )

    Pour les beaux yeux de la Claudia, je serais prêt à reprendre ce train-là jusqu’à son terminus bien des fois. Le bon, la brute et le bison : quel titre !Pour quelques dollars de plus, Leone doit se maudire là-haut de ne pouvoir shooter un ultime chef d’œuvre dans les plaines du Dakota !

    • 16 octobre 2014 , 10 h 09 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Et si Sergio veut que j’aille tourner en Andalousie plutôt que dans le Dakota, pour les beaux yeux de Claudia, je serai prêt à brouter ailleurs.

    • 16 octobre 2014 , 18 h 08 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      En Andalousie on ne broute pas : On déguste, on se délecte, on savoure, on goûte…

    • 16 octobre 2014 , 20 h 13 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      …on copule aussi ?

    • 17 octobre 2014 , 8 h 08 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      No ! En Andalucía hacemos el Amor.

    • 17 octobre 2014 , 8 h 58 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Y despues una cerveza muy fresca…
      ¡ Qué esta bueno !

  2. 16 octobre 2014 , 18 h 15 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    S’il y a bien un western qui m’a marqué c’est bien celui ci ! Et puis cette scène avec ce gros plan camera sur les regards « Fonda-Bronson » MAGISTRAL et puis cette harmonica … je crois que sans Ennio Morricone le film n’aurait pas eu ce franc succès.

    • 16 octobre 2014 , 20 h 14 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Sanns Ennio, les films de Sergio n’auraient pas la même saveur. Parce que si l’intensité des regards Fonda-Bronson est MAGISTRAL, c’est aussi parce qu’elle est mit en valeur par cette musique.

  3. 17 octobre 2014 , 21 h 17 min - manU prend la parole ( permalien )

    Entièrement d’accord, sans la musique d’Ennio Morricone, ce ne serait pas le même film !

  4. 17 octobre 2014 , 23 h 12 min - manU prend la parole ( permalien )

    Et sans son généreux décolleté tu veux sans doute dire… ;)

    • 18 octobre 2014 , 14 h 48 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Sans doute, peut-être pour ça que je n’arrive pas à la regarder droit dans ses yeux…

    • 18 octobre 2014 , 18 h 42 min - phil prend la parole ( permalien )

      mets tes lunettes

  5. 18 octobre 2014 , 2 h 02 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Quelle belle complicité entre Leone et Morricone, je suis tellement d’accord avec toi Chris. La puissance de la musique est vraiment le battement de cœur de ce film. Et dans la scène du duel elle est grandiose. J’aime aussi ce portrait de femme, torride mais intelligente et futée. Une belle touche de féminité dans ce monde d’hommes et de brutes.

    • 25 octobre 2014 , 17 h 59 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      J’aime les femmes torrides.
      J’aime les femmes intelligentes.
      J’aime les femmes futées.
      Tu en connais ?

  6. 21 octobre 2014 , 8 h 23 min - dasola prend la parole ( permalien )

    Bonjour le Bison, merci pour ces 8 minutes de bon matin. C’était quelque chose. Les Américains n’ont vraiment aucun goût. Bonne journée.

    • 25 octobre 2014 , 18 h 01 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Commencer la matinée avec ces 8 minutes, c’est presque aussi bon que de se voir amener un café au lit par une femme de chambre à moitié dénudée. Pourvue qu’elle ressemble à Claudia Cardinale !…

  7. 25 octobre 2014 , 10 h 10 min - phil prend la parole ( permalien )

    He Bibison
    Tu t’es perdu dans le fin fond du désert ou bien ???

    • 25 octobre 2014 , 18 h 01 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Le temps de finir ma bouteille de bourbon et je reviens !

  8. 2 janvier 2016 , 15 h 09 min - daniel prend la parole ( permalien )

    ¡Hola! quelqu’un connait-il les coordonnées (latitude & longitude) du ranch dans lequel vit Claudia Cardinale dans « il était une fois dans l’ouest »… muchas gracias…

    • 3 janvier 2016 , 22 h 05 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      ¡Hola Hombre! les coordonnées de C.C. sont gardées bien secrètes dans mon ranch contrairement à ses mensurations :)

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