Open Road [Cowboy Junkies]

Par le Bison le 11 août 2011

Cela faisait quelques temps que je n’avais pas remis au goût du jour ces cow-boys canadiens. La précédente séance se passait dans une petite église de Toronto, pour une « Trinity Session » empreinte de folk celtique et de blues spirituel. J’ai décidé de reprendre donc la route avec Margo et Mike Timmins et de les suivre de nouveau en version live – Open Road. Les Cowboy Junkies, dont leur talent indéniable a une difficulté incompréhensible à franchir la barrière de l’Atlantique, me procurent toujours un moment de blues et de chaleur humaine. Cela a de quoi surprendre tant leur musique est faite de simplicité, mais la convivialité de chaque album qui s’en dégage se ressent à travers la galette digitale. Les spectateurs ne font pas beaucoup plus de bruit que la renommée du groupe, ils sont attentifs, respectueux. Est-ce la voix de Margo qui intimide ? Une voix qui se veut par moment très sensuelle quand elle nous susurre ses mélodies et qui se montre par moment presqu’envoutante. « Open Road », quand à lui, se penche davantage vers le blues-rock que le folk-country de certains précédents albums.

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Et lorsque je l’écoute de nouveau, je me dis que cet album ne rentre pas dans la catégorie indispensable ou essentielle mais en même temps une fois que la musique s’enchaîne, j’y éprouve une profonde sérénité… surtout lorsque les guitares électriques se déchainent presque furieusement, les sommets de l’album étant atteints avec « Dragging Hooks » et « Lay It Down ». Et la belle Margo qui intimide toujours autant, brune incandescente, chaleur « soul » et voix qu’on dirait fréquentée tous les bars d’une ville de campagne canadienne. Lorsque « Dragging Hooks » effraie ma platine, je prends les choses en main : un décapsuleur et une « Fin du Monde » – pour les non initiés une bière québécoise version chanteur Robert Charlebois. Lorsque « Lay It Down » affichent ses volutes psychédéliques, le décapsuleur toujours en poche, je m’offre une « Maudite » – même brasserie (Unibroue), même Bob (au bout de la seconde bière de la soirée, je deviens plus intime avec Charlebois). Tabernacle ! Il me reste une nouvelle bière québécoise que je ne connais point encore, la version très rock de « Bread and Wine » me semble propice à une telle découverte, à moins que… je me la réserve pour un autre album des Cowboy Junkies (si, si j’ai ça aussi en stock !)

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Open Road est comme son nom l’indique une version live (on the road) de leur précédent album – Open. Et à propos de cet album studio, dixième exercices de la famille Timmins, laspikedelycmusic :

« Rock poétique. Les Cowboy Junkies, en quinze ans d’existence et dix bijoux d’albums, se sont imposés comme l’un des groupes les plus subtils et les plus profonds de la scène américaine, et il n’y a rien d’excessif à comparer ces Canadiens précieux à REM. Avec ce onzième ouvrage, et un retour remarqué au label indépendant, la famille Timmins nous gratifie ici d’un de ses disques les plus sombres et les plus pathétiques. Chaque morceau cherche à cristalliser en lui les différents tourments liés au vieillissement, et l’on se doute que la belle voix spectrale de Margo Timmins excelle alors dans l’interprétation de ces condensés de drame. Tout cela est très beau, réellement poignant, pas forcément facile d’accès il est vrai, mais on n’aborde pas du Baudelaire comme du Britney Spears, non ? Une magnifique perle noire. ».

Et pour info, les Cowboy Junkies seront au Divan du Monde, Paris, le 8 Novembre 2011. Si, Si ! C’est une annonce du grand Zegut !

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