Le Live : Purple Rain

Par le Bison le 20 septembre 2014

Le long de la route 66. Le temps à l’orage. La chaleur étouffante, suffocante. Un soleil encore brûlant. Atmosphère sèche. Silence. Mutisme. Même les serpents à sonnette ont tus leur musique stridente. Lumière d’une fin d’été où le soleil se couche sur l’horizon désertique, les nuages noircissent, les éclairs s’agitent, le ciel se vrille. Coups de tonnerre ? Trouver un abri. Enseigne lumineuse au loin. Éclairs, clignotent les néons. Rouler plus vite que la masse noire amoncelée au-dessus de mon stetson. Ligne droite, ligne jaune, poussière du bitume. La Fat Boy à l’arrêt. TexAs, où est mon étoile de shérif ? Appelle-moi Marshal Buffalo, ce soir. Je rentre boire une bière. A l’intérieur, des nanas bien roulées – laquelle choisir – qui regardent amoureusement la scène. Jackson Taylor et ses tatouages. Jackson Taylor and the Sinners. Seigneur, prier pour mes péchés. Et ces texanes, si belles avec leurs bouteilles de bière à la main.

Va-t-elle venir, un soir d’orage. Une chaleur si propice aux rencontres d’une nuit. Depuis que je l’ai vu au « Chicken Ranch », je ne pense qu’à cette brune, aux longues jambes, au cul endiablé dans son short moulant, tellement bandant. Et son sourire un rien provocant. I only want to see you, only want to see you. Te voir et boire une bière avec toi en écoutant Taylor et ses texans, des gros, des barbus, des en-salopettes. Juste toi, juste une bière. Tes yeux plongés dans mon verre de bière, à moins que cela soit mes lèvres sur la mousse qui te fasse languir de plaisir. Un riff de guitare ? Une averse qui inonde, des éclairs qui jaillissent. Je t’imagine nue sous une pluie violette. Prendre un bain sous la lueur des étoiles. Une douche froide pour moi. Et une bière bien fraîche. Mais elle ne viendra pas. Un pressentiment, une sensation étrange, celle de la voir au fin fond du Texas, le pick-up en rade. Elle est restée chez elle. Pourtant, je la ressens en moi, je l’imagine, je la rêve, elle au milieu de ces texanes, brune mexicaine ou presque avec sa bouteille de Despe.


Elle aime la pluie, elle aime la regarder tomber, elle aime l’odeur de terre mouillée qui l’apaise. Elle se souvient… Quand elle était petite, elle pouvait rester des heures derrière la fenêtre et la regarder tomber. Elle se rappelle très bien, que sur la fenêtre de sa chambre avec son index, elle dessinait des araignées…. Des tas de petites araignées et elle n’a jamais su pourquoi cet insecte, pourquoi pas un autre… Je regarde à travers la fenêtre du « Chicken Ranch ». La pluie ruisselle de l’autre côté, la buée de mon côté. La chaleur de milliers de cœurs qui battent ici sous « Purple Rain ». Les texanes ont le cœur très chaud. J’approche mon majeur près de la vitre, dans l’idée de lui laisser un message. Trop tôt. Une autre fois. Pour une prochaine rencontre ou une prochaine bière. De passage au « Chicken Ranch » ou dans une chambre de Motel. Je finis ma bière. J’en commande une autre. Pour Prince. Pour Jackson Taylor. Pour Elle. La serveuse me sourit, pétillement dans ses yeux au rimmel dégoulinant de sueur. Elle a de sacrés nibards, quand même. J’imagine même la pluie s’écouler sur son tee-shirt noué…

Mais mes pensées reviennent vite à cette éphémère brune qui hante mes nuits et mes bières. Ce soir j’aimerai sentir cette pluie ruisseler sur nos deux corps nus, nos corps enlacés, nos corps ne faisant qu’un, mon corps faisant l’amour au tien, et sentir le tien s’enivrer de mes caresses et de mes baisers …

Je ferme les yeux et écoute la pluie tomber. Une pluie violette. Je veux juste te voir, juste te voir in the purple rain

De grands morceaux de concert

Pour les amoureux de la musique,

Les amoureux du live

Et les amoureux du Bison !

Le long de la route 66. Le temps à l’orage. La chaleur étouffante, suffocante. Lumières d’une fin d’été où le soleil se couche, les nuages noircissent, les éclairs s’agitent, le ciel se vrille. Coups de tonnerre ? Trouver un abri. Enseigne lumineuse au loin. Ligne droite, ligne jaune, poussière du bitume. La Fat Boy à l’arrêt. TexAs, où est mon étoile de shérif ? Appelle-moi Marshal Buffalo, ce soir. Je rentre boire une bière. A l’intérieur, des nanas bien roulés qui regardent amoureusement la scène. Jackson Taylor et ses tatouages. Jackson Taylor and the Sinners. Seigneur, prier pour mes péchés. Et ces texanes, si belles avec leurs bouteilles à la main.

Va-t-elle venir, un soir d’orage. Une chaleur si propice aux rencontres d’un soir. Depuis que je l’ai vu au « Chicken Ranch », je ne pense qu’à cette brune, aux longues jambes, au cul endiablé dans son short. Et son sourire un rien provocant. I only want to see you, only want to see you. Te voir et boire une bière avec toi en écoutant Taylor et ses texans, des gros, des barbus, des en-salopettes. Juste toi, juste une bière. Tes yeux plongés dans mon verre de bière, à moins que cela soit mes lèvres sur la mousse qui te fait rugir de plaisir. Un riff de guitare ? Une averse qui inonde, des éclairs qui jaillissent. Je t’imagine nue sous une pluie violette. Prendre un bain sous la lueur des étoiles. Une douche froide pour moi. Et une bière bien fraîche. Mais elle ne viendra pas. Un pressentiment, une sensation étrange, celle de la voir au fin fond du Texas, le pick-up en rade. Elle est restée chez elle. Pourtant, je la ressens en moi, je l’imagine, je la rêve, elle au milieu de ces texanes, brune mexicaine ou presque avec sa bouteille de Despe.

Elle aime la pluie, elle aime la regarder tomber, elle aime l’odeur de terre mouillée qui l’apaise… Elle se souvient. Quand elle était petite, elle pouvait rester des heures derrière la fenêtre et la regarder tomber. Elle se rappelle très bien, que sur la fenêtre de sa chambre avec son index, elle dessinait des araignées…. Des tas de petites araignées et elle n’a jamais su pourquoi cet insecte, pourquoi pas un autre… Je regarde à travers la fenêtre du « Chicken Ranch ». La pluie ruisselle de l’autre côté, la buée de mon côté. La chaleur de milliers de cœurs qui bat ici sous « Purple Rain ». J’approche mon majeur près de la vitre, dans l’idée de lui laisser un message. Trop tôt. Une prochaine fois. Pour une prochaine rencontre ou une prochaine bière. De passage au « Chicken Ranch » ou dans une chambre de Motel. Je finis ma bière, J’en commande une pour Prince, une pour Jack Taylor, une pour Elle.

Ce soir j’aimerai sentir cette pluie ruisseler sur nos deux corps nus, nos corps enlacés, nos corps ne faisant qu’un, mon corps faisant l’amour au tien, et sentir le tien s’enivrer de mes caresses et de mes baisers …

Je ferme les yeux et écoute la pluie tomber. Une pluie violette. Je veux juste te voir, juste te voir in the purple rain…

De grands morceaux de concert

Pour les amoureux de la musique,

Les amoureux du live

Et les amoureux du Bison !

19 commentaires
  1. 21 septembre 2014 , 3 h 30 min - Théa prend la parole ( permalien )

    Il fait chaud ici, le temps est à l’orage même, la pluie est salvatrice.
    Malgré tout, t’es un peu givré ;)

    • 21 septembre 2014 , 14 h 28 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Totalement givré mais je n’ai pas l’intention de consulter…

  2. 21 septembre 2014 , 7 h 44 min - Princécranoir prend la parole ( permalien )

    C’est un fleuve de testostérone qui vient se mêler à la « purple rain » ! mais où est passé le petit Prince Noir de Minneapolis ? Il a été changé en routiers texans tatoués jusqu’aux oreilles, du genre à demander  » dessine-moi un camion » sans dire « s’il vous plaît » ! Mais sur quelle planète vit-on ?

    • 21 septembre 2014 , 14 h 30 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Le petit Prince noir de Minneapolis s’est fait refouler par le service d’ordre, des texans pur jus aux gros bras tatoués.

  3. 21 septembre 2014 , 15 h 32 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Des barbus, des gars en salopettes, des un peu brutes qui manquent de fini et qui grattent des mots d’amour sur leur guitare, ça a quand même son charme!

    Une averse d’émotions violettes pleine de tendresse et de douceur, signé Buffalo. Tout à fait digne d’un majeur sur une vitre embuée du Texas

    • 22 septembre 2014 , 11 h 43 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Tu aimes donc les gros barbus en salopette, un peu bruts, un peu tatoués…

    • 22 septembre 2014 , 12 h 59 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      Avec un épis de maïs entre les dents pour se les récuper et qu’il me rote en pleine face, ce serait encore plus ravissant. J’en rêve chaque nuit…

    • 23 septembre 2014 , 15 h 14 min - phil prend la parole ( permalien )

      ohhhh vint diou ca c’est pas le portrait d’un décapadiot !
      Mais ce serait presque le mien !!!

    • 23 septembre 2014 , 21 h 52 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Je n’ai rien dit, mais effectivement c’est tout à fait ton portrait.

    • 24 septembre 2014 , 18 h 11 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      J’ai toujours su que tu avais de la classe Phil! mdr

    • 24 septembre 2014 , 23 h 05 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Un gars charmant, celui-là. La classe même, même en salopette en jean !

    • 25 septembre 2014 , 12 h 21 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      Un gars qui écoute du PF a toujours de la classe, salopette ou non

    • 25 septembre 2014 , 15 h 25 min - phil prend la parole ( permalien )

      ahhh mais c’est donc pour ca !!!
      alors je retourne sur ummagumma, piste 2 entendre ce cri guttural qui m’électrise ou m’aseptise mes neurones sais plus !

    • 25 septembre 2014 , 19 h 41 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      sur ummagumma, piste 2

      huit minutes quarante-sept d’érection incontrôlée, de va-et-vient recto-verso et de glissement de majeur…

    • 25 septembre 2014 , 20 h 58 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      Tiens tiens……………….. Ummagumma, piste 2……………………… Je me souviens ses mots « en gros, je me défile ». Tu vois Phil, ça le travaille, inconsciemment. Je sens qu’il nous le prépare ce beau post d’Ummagumma resto-verso avec glissement de majeur. Une intuition féminine, comme ça…

    • 26 septembre 2014 , 12 h 29 min - phil prend la parole ( permalien )

      Tu sais entre nous, c’est un album qui est pour lui !
      Y’a du cri bestial et tribal et ça, il connait le Bibi! Rappelle-lui si besoin les cris qu’il portait lui-même et sans en avertir ses passagers dans sa 4L rocade sud de Grenoble. Le son me hante encore et se répercute sans cesse dans les limbes de mon pauvre cerveau.
      Pi y’a aussi des percus, du psychédélisme, du rock progressif,..
      Bref c’est tout lui !

    • 26 septembre 2014 , 13 h 27 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      C’est drôle comme je n’ai aucun mal à imaginer la scène! La musique à fond, le cri de la bête à faire éclater les vitres de sa 4L. Un gars inoubliable ce Bison, tellement inoubliable que les limbes de ton cerveau en portent encore les séquelles. Si je peux faire quoi que ce soit, je me sens l’âme généreuse…

  4. 22 septembre 2014 , 14 h 01 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    Comme j’étais de passage sur cette fabuleuse Route 66 je décide moi aussi de m’arrêter au « Chicken Ranch ». Je pose ma Harley, pousse les portes battantes et « Purple rain » commence ses premiers accords.
    Je te vois accoudé au bar, une bière à la main, ton regard cherche dans ce saloon, un peu déçu, vraisemblablement ta texane n’est pas là, mais je me décide de m’avancer te tenir compagnie. Bon ok je n’ai rien d’une texane bien roulée mais on peut passer un bon moment à boire une bière et écouter de la bonne zik.
    Holà Buffalo, me ofreces una cerveza humbre ?

    Très beau billet Bibison, tu nous donnes très chaud «Que calor por aqui ».

    Je ne connaissais pas cette version de Purple Rain mais elle est idéale pour boire une bonne bière en ta cie.
    Euh, au fait, il pleut dehors ^^

    Rohhh ok je sors ;-)

    Je peux finir ma bière quand même ? :D

    • 23 septembre 2014 , 9 h 12 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      pour boire une bonne bière en ta cie.

      Je ne sais pas si ma compagnie est bonne, mais la bière peut l’être. Et puis je ne refuse jamais de boire en cie d’une femme.

      Bon ok je n’ai rien d’une texane bien roulée mais on peut passer un bon moment à boire une bière et écouter de la bonne zik.

      Je ne sais pas si tu pourrais passer un bon moment mais comme la bière est bonne, que la musique sonne… Et puis je ne refuse jamais la cie d’une bière. Pas aussi roulée qu’une texane ? Mais peut-être as-tu les atouts pour être serveuse dans le Chicken Ranch…

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