One Way… or Another [Cactus]

Par le Bison le 24 septembre 2014

Le dirigeable, lourd et pesant, de la bande à Page & Plant continue de survoler impunément entre les gratte-ciels de New-York en cette année de 1971. Une bonne année parait-il, certains y sont nés et ont viré totalement freudien et floydien. Mais c’est un autre problème qu’attendent nos compères piquant quelques mois après leur premier album intelligemment appelé « Cactus ». Autant le dire de suite que ce second opus est aussi bon que le précédent, du bon blues métalleux qui posera les bonnes bases du hard-rock. Même si à mon goût, et malgré la technique irréfutable des musiciens, la musique reste en deçà d’un Led Zeppelin ou d’un Deep Purple, définis comme leurs principaux rivaux.

Un premier titre, « Long Tall Sally » très rock’n’roll de Little Richard. Du bon et du lourd pour commencer. Manque simplement un grain de folie. Mais cela viendra par la suite, quand quelques morceaux de bravoure à l’harmonica se frotteront à la guitare.

Quand t’es dans le désert… Tu as soif, tu as des mirages, illusions féminines à demi nue portant sur leurs têtes des bocks de bières fraîches, tu vois des cactus. Alors tu sors ton harmonica de la poche de ton jean déchiré et tu improvises un petit boogie. Doucement, au début, tu as tellement peur d’effrayer ces anges du désert. Puis le diable entre en jeu. Le rythme s’accélère, ton cœur se balance, la bière te rafraîchit, elles dansent autour de toi. « Big Mama Boogie ». Danse, danse, danse mais attention aux pics des cactus.

Mais entre ces moments de boogie, de rock’n’roll ou de heavy-blues, il y a de tendres moments passionnels pour pécho de la meuf en jean. « Hometown Bust », un hymne pour coller ses mains collantes sur le cul de la meuf en jean qui veut bien se coller à moi. Et v’la que mon majeur commence à s’exciter. Ah, toute cette passion dans quelques riffs langoureux de la guitare de McCarty. Pour éviter les susceptibilités des uns et des autres, Cactus c’est aussi deux gars à la basse et à la batterie qui feront duo, Tim Bogert et Carmine Appice, et une voix dans la sécheresse du désert comme je les aime, Rusty Day.

Hey Babe ! au sourire ravageur et au cul bandant, viens te coller contre moi pour une dernière séance sur la piste avant le grand jeu dans la chambre du motel.

« One Way… or Another » [1971], quand t’es dans le désert.

7 commentaires
  1. 25 septembre 2014 , 11 h 23 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    Dans les blogs…il y a Cactus…et il y a le Bison.:) Et heureusement. Peu sont comme lui capables de prendre le Greyhound avec moi de Tampa à Tulsa. Et peu ont la bonne idée de me rappeler le souvenir de Bogert, et Appice que j’ai jadis connu, je suis centenaire, au sein du Vanilla Fudge (titanesque reprise de You keep me hangin’ on ou Eleanor Rigby). Pour le voyage Floride-Arizona se munir de quelques packs. Tiens, je retourne à ma guitare. Merci Buffalo.

    • 25 septembre 2014 , 22 h 14 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Centenaire au moins pour connaître l’époque de Vanilla Fudge. Je suis vieux mais pas aussi vieux que ça ;)

  2. 25 septembre 2014 , 11 h 37 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    Horreur et errata!!! Pouah j’ai pensé Oklahoma et j’ai écrit Arizona, je vais me prendre une bière pour oublier la honte.

    • 25 septembre 2014 , 22 h 18 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Ne t’en fais pas tout le monde sait ici que Tulsa et ses 391 906 habitants font partie de l’Oklahoma. Mais que du coup, j’irai volontiers boire une bière à Tucson, Arizona pour écouter Calexico.

  3. 25 septembre 2014 , 12 h 19 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Excellent ce Hometown Bust avec la guitare de McCarthy. Quel passionné ce guitariste! Robert Plant et Page c’est du grand cru, mais quand même, je dois dire que je suis séduite par cette musique.

    Sinon, je cherche un freudien, mes rêves sont hantés par des images de majeurs qui flottent au-dessus de ma tête et qui causent un refoulement à la frontière de mon Moi. C’est douloureux… Aussi douloureux qu’une épine de cactus sur le bout d’un doigt (je n’ai pas spécifié lequel).

    • 25 septembre 2014 , 15 h 36 min - phil prend la parole ( permalien )

      A force de parler majeur, va consulter un spécialiste en MTC!
      Y’a peut être problème avec Maître Cœur ou retire toi l’épine !!!

      Mais tu sais, même au milieu des épines d’un cactus se cache un cœur !

    • 25 septembre 2014 , 20 h 54 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      Guérir le cœur en retirant l’épine du majeur ou guérir le majeur en retirant le cœur de l’épine? Tabarnak, quel dilemme « majeur », pour ne pas dire épineux…

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