Copenhagen Tapes [Tim Buckley]

Par le Bison le 27 mai 2014

Catégorie : 5 étoiles, Folk & Indie

12 octobre 1968, je n’ose demander si tu étais né à cette époque. Pourtant, il pleuvait ce soir-là à Copenhague. Tu ne t’en souviens peut-être plus, mais l’air était à la mélancolie. Les nuages défilaient lentement, le souffle des cieux était incroyablement chaud pour la saison. Tu as tourné le bouton de la radio, dirigé l’antenne en direction du Danemark et tu reçus ces ondes qui ont percé ton cœur. Une soirée pour flirter entre folk et jazz.

La soirée commence avec les 21 minutes 37 de « I don’t need it to rain », fabuleux moment où la voix du troubadour Tim me déchire. Troublant, émouvant, surprenant même. Comment peut-il mettre tant de mystère et de frisson dans sa voix pour qu’elle me bouscule totalement. Comme si mon enveloppe charnelle s’envolait dans les cieux pour naviguer dans la lente mouvance des étoiles. Dire que ce titre n’est présent sur aucun album studio… J’en perçois donc toute sa magie et son importance dont je profite à chaque seconde à chaque écoute. Après cela, plus rien d’autre ne compte. Les deux titres suivants sont presque oubliables tant je suis chargé encore d’émotions de ce premier long opus. Mais pourtant, non, je ne peux y passer à coté sans m’étendre dessus au son de cette voix toujours aussi frêle et déchirante.

« Buzzin’ Fly » et « Strange Feelin’ », deux folks intimistes, doux, chauds, humains, poignants. Les qualificatifs ne manqueraient pas pour définir la couleur de cet album, seule mon imagination est à court car trop accaparé par la sensibilité de ces quatre titres. Quatre ! Je n’ai donc pas encore cité l’autre chef d’œuvre, tiré comme les deux précédents de l’album Happy Sad, « Gypsy Woman ».

Cette femme… J’en rêve toutes les nuits. Fantasmes nocturnes. Étrangement belle, de longues jambes, danseuse de flamenco… Une belle Gypsy Woman.

« Copenhagen Tapes » [1968], une gypsy woman sous une pluie déchirante.

23 commentaires
  1. 28 mai 2014 , 2 h 56 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Free jazz, Rhythm’n’blues, 21 minutes et 37 secondes extrêmes, merci pour ce grand moment Bison. C’est tellement beau, tellement bon.

    Je viens d’écouter les parties 1 et 2 sur You Tube, eh oui, c’est magique, puissant, et il y aurait tant à dire qu’on en perd les mots, captivés par l’instant. Je viens aussi de réécouter Dream letter et Love from Room 109.

    Une soirée entre folk et jazz qui bouscule l’âme de douceur. Autant qu’une pointe de tarte généreusement partagée.

    En l’occasion d’une musique aussi sublime, j’offre une binouze à Phil, qui m’a initiée à cette expression généreuse et exquise…

  2. 28 mai 2014 , 7 h 09 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    Fabuleux. Là j’ai pas le temps mais je reviens. De plus je ne crois pas connaître ces titres.

    • 28 mai 2014 , 13 h 35 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Ne t’en fais pas l’ami. Tim sera encore là ce soir !

  3. 28 mai 2014 , 19 h 52 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    Très étonnant ce cocktail folk jazz comme tu l’as dit. Très riche et une découverte car je connais surtout les deux premiers albums, je crois, de Tim:Tim Buckley et Goodbye and hello. Bonne idée du Bison,merci.

    • 28 mai 2014 , 22 h 33 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Happy Sad est un album à découvrir d’urgences.

  4. 29 mai 2014 , 10 h 44 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    Un bison tout en émotion c’est beau…

    Il me vient une image … Je suis dans un pub sur la Route 66… la sueur la poussière, des santiags, une table de billard la queue à la main, la bière coule à flot et il flotte dans les airs la musique de Tim Buckley… je défis quiconque de me battre au billard…

    Bon ce n’est qu’une image …

    Très très bel album que je découvre…

    • 29 mai 2014 , 13 h 03 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Un bison tout en émotion c’est beau…

      un Bison qui mérite d’être connu dans la profondeur de son âme !

      la sueur la poussière, des santiags, une table de billard la queue à la main, la bière coule à flot et il flotte dans les airs la musique de Tim Buckley…

      je note surtout que tu sembles bien manier la queue…

    • 29 mai 2014 , 16 h 20 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      Manier la queue au billard se dit : « Limage »

      (Mouvement de va-et-vient destiné à préparer le coup de queue).

      ;)

    • 29 mai 2014 , 19 h 58 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      (Mouvement de va-et-vient destiné à préparer le coup de queue).

      Là, tu m’intéresses énormément !

    • 29 mai 2014 , 21 h 37 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      Ca y est … !!! on parle de « Va et vient » et le Bison est tout en émoi ….

      j’te jure

      ;)

  5. 29 mai 2014 , 21 h 35 min - manU prend la parole ( permalien )

    Raahhh il s’en passe de belles ici…

    • 29 mai 2014 , 21 h 36 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      Ptdrrrrr :

      Une partie de billard mon manU , ;)

    • 29 mai 2014 , 21 h 57 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      T’es un adepte du limage, aussi ?

    • 30 mai 2014 , 13 h 32 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      Heureusement que je ne parlais que de billard ^^ :)

  6. 29 mai 2014 , 22 h 49 min - manU prend la parole ( permalien )

    Un pro du coup de queue !… ;)

    • 30 mai 2014 , 9 h 29 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      je ne sais pas pourquoi, mais voilà une phrase qui m’émeut moins lorsque tu en parles alors que sortie de la bouche de Chrisdu26, elle a une toute autre saveur…

    • 30 mai 2014 , 10 h 45 min - phil prend la parole ( permalien )

      c plus long en bouche peut etre ….

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