Birds & Drums [The Bewitched Hands]

Par le Bison le 24 août 2011

Catégorie : 3 étoiles, Pop & Électro

A la question « Serait-il possible, par le plus grand des hasards, d’écouter du bon pop-rock Made in France ? », j’aurais tendance à dandiner la tête de façon négative. Pourtant, il existe un petit groupe de champenois et champenoise qui est apparu sur les horizons sonores planétaires. Car le succès de cette joyeuse bande de drilles s’expatrie même (et surtout) en dehors des frontières ardennaises (et même au-delà de toute la francophonie puisque le groupe s’est mis au diapason de la langue pop). Joyeuse est bien le mot qui définit le mieux ce groupe, The Bewitched Hands, c’est le ressentiment que j’ai à l’écoute de leur album « Birds & Drums ». Légèrement cacophonique, un brin de folie et de futilité, voilà une galette qui n’a rien à envier à ses cousins anglo-saxons. En effet, difficile de reconnaître dans leur son une ambiance franchouillarde. Pourtant, ces joyeux lurons sortent bien leur musique des caves de Reims. Et pour les avoir vu sur scène, ils prennent franchement plaisir à jouer ensemble, ils s’amusent, ça se voit et ça se ressent dans l’énergie qu’ils donnent à leur musique, pop folk & rock, parfois se rapprochant d’une mouvance psychédélique. Si j’ai un reproche à me permettre, ce serait sur la clarté de leurs chants. A force d’y mettre un surplus d’énergie et d’adrénaline, ils en deviennent parfois presqu’inaudible et à force ce tintamarre, un peu trop enjoué, fatigue un peu sur la longueur. Mais, bon, le plaisir dans la vie étant si rare, voilà un groupe et un album à ne pas bouder pour si peu. Si l’occasion vous prend de déboucher une bouteille de champagne, mettez cette galette sur votre platine, cela ne peut que faire du bien à la musique « Made in France ».

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Les chroniques de Soul Kitchen :

Mine de rien, les Bewitched Hands viennent de lâcher un sacré menhir dans la mare. Un album avec une tripotée de chansons qui dépasse le groupe lui même. Qu’ils soient de Reims, de Melun ou de Los Angeles; qu’importe. Qu’ils soient cinq ou six, qu’importe.
On se retrouve donc  face à un monstre multicéphale qui va dévorer une kyrielle d’influences disparates. On y croise Pavement, le fantôme de Spacemen 3, le Dead. Bref. Gavage.

This is T-Art :

Si David Bowie rencontrait les Beach Boys en 2010, alors ils auraient peut-être écrits Sea. La rencontre n’a pas eu lieu. Mais les Bewitched Hands l’ont bien imaginé. Sea est entrainante. Un tube potentiel ?!

Bref, vous l’aurez compris : pour des gars de Reims, ce disque a un succès phénoménal et mondial ! Tout le monde aime ou presque. Pour ma part, j’ai eu l’occasion de les approcher à 3 mètres de la scène – c’était au Grand Souk de Ribérac. Sans être totalement emballé ou convaincu, j’ai beaucoup apprécié le plaisir qu’ils y mettaient à chanter, danser, sur le rythme des tambourins, un peu comme ces groupe hippies des années soixante qui aimaient faire la fête, juste pour le plaisir, juste pour se faire plaisir, juste pour donner du plaisir aux autres. Cette folie qui se dégage de la galette se retrouve totalement sur scène où les sourires se mêlent aux clins d’œil et où la complicité permet un réel partage avec le public.

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The Bewitched Hands au Grand Souk de Ribérac

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4 commentaires
  1. 27 août 2011 , 2 h 00 min - La bohémienne prend la parole ( permalien )

    Hummm… bonxoir d’abord, bonxoir Monxieur le Bixon.

    Je disais donc … hummm… parce qu’à la première écoute, pas convaincu, trop ? électro peut-être pour moi et trop dissonant ?
    bon je poursuivrai sur d’autres morceaux pour ne pas passer à côté.

    Merxi et bien le bonxour ;-)

    • 28 août 2011 , 12 h 07 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      parce qu’à la première écoute, pas convaincu, trop ? électro peut-être pour moi et trop dissonant ?

      Coté électro, je ne te suis pas… Par contre la dissonance, entièrement d’accord. Contrairement aux notes dithyrambiques, mon avis reste mitigé, justement par cette dissonance qui à la longue fatigue mes oreilles.
      Là où je suis bluffé, c’est de voir un groupe comme The Bewitched Hands réussir un beau tour de force en s’imposant avec leur musique entre pop et rock, entre pop et folk, et cela même chez un public anglo-saxon !

  2. 28 août 2011 , 17 h 10 min - La bohémienne prend la parole ( permalien )

    Et pendant que j’y pense … Champagne, ça te rappelle quelque chose ?
    et de fil en aiguille ?
    Nouveau titre à écouter Izia

    pour un dimanche qui déménage !

    • 28 août 2011 , 21 h 51 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Champagne, ça te rappelle quelque chose ?

      Évidemment. Le clin d’œil n’était pas fortuit… même si son dernier n’a pas été à la hauteur de mes attentes…

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