Le Club de Chasse [Thomas McGuane]

Par le Bison le 7 mars 2014

Dans un ranch, il y a une bibliothèque. Et dans une bibliothèque, des livres. Jusque-là, rien de nouveau à l’ouest. Mais au Montana, les romans se classent en fonction de leur passion pour la pèche à la mouche ou pour leur amour des bisons. Dan O’Brien côtoie Jim Harrison, Rick Bass se colle à Richard Ford, Richard Brautigan discute avec Raymond Carver tandis que James Welch bois un verre avec James Crumley. Bref, que du beau monde, que de l’essentiel pour illustrer ce panorama du Montana. Et puis, il y a ce type, Thomas McGuane, pas le genre cowboy, ni le genre paumé ivre mort. Plutôt bourgeois.

Sur les livres, il y a des couvertures. De beaux paysages du coin et du cru (surtout pour ces vieilles éditions 10/18). Avec des animaux sauvages et des bisons. Dans le cadre de ce « Club de Chasse », une aquarelle de Karl Bodmer, peintre illustrateur franco-suisse du XIXe siècle avec tout un troupeau de bisons. Le bonheur, presque. Pas un fusil, ni même un cadavre. Juste de belles et majestueuses bêtes en pleine liberté. DES BISONS !

Tu vois où je veux en venir. Je parle de grands auteurs, de ma bibliothèque, des bisons en liberté Mais toujours rien sur « Le Club de Chasse » de Thomas McGuane. Un grand auteur du Montana, souviens-toi de « La Source Chaude », remember « L’homme qui avait perdu son nom »… Je crois que pour ma part, je vais oublier ce club, parce que je m’y suis pas mal ennuyé. Je n’ai jamais été intégré à cette réunion de bourgeois pourtant rempli de goujats. Je dois être un peu trop rustre pour ces bourgeois gentilcow-boys.

Je crois même qu’avec le recul (d’un fusil de chasse), je serais incapable de te faire un résumé aussi clair que l’eau qui coule de la rivière. La nature est belle, les hommes fourbes, les messieurs de grands gamins imbus et riches. Bref, pas de quoi sauver l’humanité et si ce club de chasse devrait s’effondrer suite à par exemple la destruction d’un barrage déversant sa haine de flots aqueux dessus, je n’irai pas verser ma petite larme pour cette perte guère précieuse. Oui, j’aime Thomas McGuane, mais je n’ai que trop peu apprécier ces moments-là passés en compagnie de quelques bourgeois venus s’encanailler après leur semaine de travail à Detroit.

Pour terminer sur une note cinématographique, Thomas McGuane fut le scénariste de Missouri Breaks, film d’Arthur Penn, avec Marlon Brando et Jack Nicholson dans les rôles phares… Film qui n’a donc rien à voir avec ce roman, The Sporting Club.

« Le Club de Chasse », un auteur, oui, ce roman, pas vraiment.

Challenge Lire sous la Contrainte – Session 13, d’un livre à l’autre.

21 commentaires
  1. 8 mars 2014 , 10 h 17 min - manU prend la parole ( permalien )

    Bon ben on va éviter de commencer par celui-ci !

     » Juste de belles et majestueuses bêtes en pleine liberté. DES BISONS ! »

    Et modeste avec ça…

    • 8 mars 2014 , 12 h 22 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Bon ben on va éviter de commencer par celui-ci !

      J’ai lu des critiques plus enthousiastes sur ce 1er roman. Moi, je n’ai pas adhérer. Mais j’aime la plume de McGuane. J’en ai encore plusieurs en stock. Mais effectivement, j’aurais tendance à vite oublier celui-là pour mieux m’immiscer dans d’autres de ces romans. Je garde un bon souvenir notamment de « La Source Chaude »…

      belles et majestueuses bêtes en pleine liberté.

      C’est tout moi !

      Et modeste avec ça…

      Modeste, c’est mon second prénom…

  2. 8 mars 2014 , 12 h 45 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    Hey Bison tu m’apprends que Missouri Breaks est l’adaptation de ce roman. J’aime bien le film. De McGuane j’ai aimé jadis Outsiders mais pas beaucoup L’ange de personne.

    • 8 mars 2014 , 13 h 18 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Hey, l’abus de Talisker m’a fait écrire des délires incontrôlés…
      The Missouri Breaks n’est finalement pas l’adaptation de ce roman, et McGuane en est juste le scénariste.
      Par contre, il y a bien eu une adaptation, The Sporting Club, réalisé par Larry Peerce en 1971.

  3. 8 mars 2014 , 15 h 16 min - phil prend la parole ( permalien )

    et bien on ne gardera que le Talisker !
    sante !

    • 8 mars 2014 , 15 h 18 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Vu le fond de bouteille qui reste, tu ne vas pas aller loin !

  4. 8 mars 2014 , 17 h 28 min - phil prend la parole ( permalien )

    je ne suis pas un « bois sans soif »,
    je déguste Mr !

  5. 8 mars 2014 , 21 h 13 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    Pas mon genre de littérature, en revanche l’aquarelle est tout simplement MAGNIFIQUE.

    Je suis restée 5 mn à regarder les moindre petits détails… On a envie d’y être…de monter à cheval et d’approcher les Bisons…

    ;)

    • 8 mars 2014 , 22 h 30 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      MAGNIFIQUE.

      C’est l’effet « bisons ».

      On a envie d’y être…de monter à cheval et d’approcher les Bisons…

      Attention le bison est un animal sauvage qui ne se laisse pas approcher aussi facilement…

  6. 9 mars 2014 , 10 h 24 min - dasola prend la parole ( permalien )

    Bonjour Le Bison, j’avais reçu ce roman avec l’opération « Masse critique » chez Babelio, il m’est tombé des mains au bout de la 20ème page. Cela ne m’a pas du tout intéressé et le pire, c’est que comme je n’ai jamais chroniqué ce livre, je suis « persona non grata » chez Babelio depuis lors. Bon dimanche.

    • 9 mars 2014 , 14 h 59 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Je comprends… Tomber sur une masse critique avec un tel roman, c’est difficile… Heureusement, cela ne m’est pas encore arrivé…

  7. 9 mars 2014 , 11 h 13 min - belette2911 prend la parole ( permalien )

    Hello, le Bison ! Quelle belle aquarelle (la pub; ça fonctionne) avec de jolis bisons ;)

    Pour le roman, on passera notre tour et pour le fond de la bouteille aussi… :lol:

    • 9 mars 2014 , 15 h 00 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      T’aime aussi les bisons ? ;)
      et tout heureux de voir que tu me laisses le fond de la bouteille…

  8. 11 mars 2014 , 22 h 36 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Il faut un bison, un vrai, pour en reconnaître un autre…
    Deux étoiles? Tu n’as pas aimé. Il t’aurait fallu une BdC pour mieux affronter le troupeau :-)
    p.s.: j’attends le 1er avril avec impatience…
    p.s.s.: BdC?

    • 11 mars 2014 , 22 h 44 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Au moins 3 BdC pour affronter ce livre… Mais l’auteur a quelque chose qui résonne en moi. J’en ai lu d’autres et en lirai d’autres.

      J’ai pas encore le titre pour le 1er avril… Mais avec les 3 BdC, l’inspiration devrait venir plus facilement ! Tabarnak !

    • 11 mars 2014 , 22 h 53 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      Trois c’est pour l’apéro, bien sûr…
      Dans 3 semaines (ou trois dodos, c’est selon) exactement, je me réjouis… :-)

    • 11 mars 2014 , 22 h 56 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Évident, juste pour l’apéro ! Avant de penser à La Fin du Monde, Maudite sois-tu !

    • 11 mars 2014 , 23 h 00 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      Ça nous fait une Belle Gueule…

    • 12 mars 2014 , 8 h 29 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Zut, je ne le connais pas celle-là !

  9. 13 mars 2014 , 0 h 54 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    C’est que t’as pas assez trempé dans l’Eau Bénite, ça occasionne la Mort Subite…

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