Brother(s) [The Black Keys]

Par le Bison le 30 juillet 2011

Ils débarquent au Ranch. Un Nouvel Album tout en noir, version 2010 (autant dire que cela fait plus d’un an qu’il me transfigure régulièrement). Qui ? Quoi ? La pochette me donne les indications nécessaires sans pousser trop loin de lointaines investigations : « Ceci est un album des Black Keys. Le nom de l’album est Brothers ». Si je sais bien encore compter, il s’agit du sixième album de ces deux gars de l’Ohio. Pas de tube interplanétaire qui transfigurerait notre paysage musical au quotidien mais plutôt une atmosphère suffocante à vous dresser les cheveux sur la tête, ou les poils sur la crinière.

Du Blues, du Bon Blues.

Du Rock, du Bon Blues Rock.

Du Garage, du Bon Garage Blues.

Du Heavy, du Bon Heavy Blues.


Heavy mais point trop, juste ce qu’il faut pour passer dans le coté obscur de l’Amérique. Garage, aussi, un peu, mais point trop, juste ce qu’il en faut. Amérique Profonde, te voilà ! Moins rock que les White Stripes auxquels ils sont immanquablement comparés, mais ils ont une véritable patte, une empreinte qui se distille sur tout l’album suintant de tristesse, de mélancolie, de vie, donc de blues en somme. Mélodies rétro et groove ambiant, style sixties – seventies, au début de la grande révolution Led Zepellin, « Brothers » doit être l’une des belles réussites de ces cow-boys bouseux des profondeurs de l’Amérique. Un blues à vous râper la gorge, un blues lourd à plomber votre âme, un blues, au final, qui fait mal là où ça fait mal…

Et si « Brothers » devenaient l’hymne d’une communauté fraternelle ? Que ceux qui veulent faire partie de cette fraternité, écoutent simplement l’album ? Une communauté où il serait de bon aloi de déguster une bonne bière, belge de préférence, pas trop fraiche de préférence, pas trop mousseuse non plus, tout en écoutant ce disque… Une communauté où le silence serait respecter entre deux riffs, juste pour causer d’un bon bouquin, du dernier trek à la mode ou de la recette personnalisée du guacamole. Une communauté où lorsque The Black Keys arrivent à bout de souffle, on n’hésite pas à mettre le Foxtrot de Genesis, le Madar de Garbarek ou le Nervermind de Nirvana. Une communauté où toutes les bonnes musiques, au même titre que les bonnes bières, font la part belle à des soirées intimes mais inoubliables. Voilà la définition de ma communauté fraternelle.

Vibraphonyx :

Des riffs à tout casser mêlés à la batterie de Patrick Carney, folle au possible. A chaque fin de morceau, on est tenté de le réécouter, mais non, parce que la suivante est tout aussi jouissive.

Range tes santiags, étranger, ça fait moins mal pour taper du pied. Gonzai parle de ce qui a changé dans ce sixième album :

Fini les riffs tout gras ? La batterie sèche et rêche ? Euh, c’est un peu plus compliqué que ça. Il est plus question d’affiner son jeu. De toucher l’os avec un tison moins brûlant. De tordre le foie ET l’estomac ET le palpitant, planqué là-haut dans sa cage de verre (à whisky). De rajouter des claviers. D’être chaloupé. De se choper des vraies ganaches de noires et les soucis qui vont avec. De brouiller l’écoute (je sais, j’avais promis). De pondre quinze morceaux au fur et à mesure plus mélancoliques. De te faire chialer ta bière, cowboy. Et oui. Nous voilà bien.

Me (nous) voilà bien. Effectivement. Ce disque me fait chialer ma bière tiède. Et c’est peut-être pour cette ultime raison que j’écoute cet album et que je l’apprécie grandement !

Le but du jeu est de trouver le Dinosaure…

Personnellement, j’ai beau être concentré sur le clip, je n’ai jamais réussi à apercevoir ne serait-ce que sa queue…

A vous de relever le défi ultime !

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2 commentaires
  1. 14 juin 2014 , 0 h 04 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    « Le but du jeu est de trouver le Dinosaure…
    Personnellement, j’ai beau être concentré sur le clip, je n’ai jamais réussi à apercevoir ne serait-ce que sa queue… »

    Ben je comprends moi pourquoi tu n’as pas aperçu sa queue … N’étais tu pas plutôt concentré sur les deux blondasses chaudasses et leur tout petit rikiki 90 C ?????!!!!!

    ;)

    Si le charentais voit le clip nous allons le perdre moi je te dis !!!

    • 14 juin 2014 , 14 h 31 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      90 C ? ça me convient aussi. Y’a moyen de s’amuser quand même avec. Surtout si la propriétaire est une chaudasse…

      Si le charentais voit le clip nous allons le perdre moi je te dis !!!

      Un petit faible pour les chaudasses… ?!

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