Satisfied Mind [The Walkabouts]

Par le Bison le 20 juillet 2011

Catégorie : 5 étoiles, Country & Lo-Fi

How many times… ai-je écouté « Satisfied Mind », mon premier album des Walkabouts… Cela remonte à un temps où les moins de vingt ans ne peuvent imaginer. A cette époque, on prenait le temps de déguster un bon folk, avec un rythme lancinant sur une guitare et un harmonica. L’atmosphère de Neil Young ou de Leonard Cohen n’est pas si loin. Depuis, j’ai découvert les Cowboys Junkies et leurs univers me semblent apparentés. Une pointe de country, un soupçon de rock, quelques notes de blues, le tout matérialisé sur une petite galette métallique, cela donne un bon petit folk nord-américain sur disque compact.

Avec ou sans stetson, « Satisfied Mind » possède une odeur particulière, celle d’une Amérique profonde assez éloignée de Seattle, leur ville d’origine. Mais, j’ai entendu d’autres albums des Walkabouts où Chris Eckman et Carla Torgerson savaient se faire plus rock ou plus grunge. Leur univers musical est riche et varié, et d’un album à l’autre la couleur est totalement différente. Mais pour les autres albums, on verra un autre jour, j’ai commencé par dire qu’en ce temps-là, on savait déguster lentement de bons petits folks sans prétention, avec humilité et sobriété. Alors prenons le temps…

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Déniché sur le Jukeblog, d’un certain bastringue musical :

Les deux piliers du groupe sont Chris Eckman – voix caverneuse et jeu de guitare torturé  à la Neil Young (des barrés intenses, flirtant avec la fausse note) – et Carla Torgerson, à la voix sensible et d’inspiration country.

Chris reconnait à l’époque qu’il en avait marre du second degré dans le rock, de l’ironie . Il lit Richard Ford, drape ses chansons de violons et de steel guitar et compose des morceaux comme s’il s’agissait de paysages.  Mais les chansons parlent parfois de meurtre dans un motel, et il y a toujours un riff pour coller au truc.

Une citation qui sonne bien sur ce Ranch sans nom, puisque le Bison est un grand amateur de Richard Ford, dont vous pourrez [re]trouver une précédente chronique sur son fabuleusement roman, considéré ici comme culte, un Week-End dans le Michigan !

Le train traversa sans ralentir une petite ville du Montana – deux passages à niveau avec une sonnerie et des lanternes rouges, une rangée de magasins obscurs, un corral de rodéo vide où deux vaches solitaires se tenaient sous la lumière éblouissante d’un projecteur. Une seule voiture attendait de passer, ses codes allumés. Puis tout disparut très vite. Sim entendit un train siffler au loin. *

* Richard Ford : Rock Springs

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