True Grit [Joel et Ethan Coen]

Par le Bison le 12 mai 2011

Pour les amateurs de Western et de chevauchées à travers le désert poussiéreux de l’Arkansas…

Pour ceux qui aiment revoir les films de Clint Eastwood quand il était jeune et avait un regard pénétrant…

Pour ceux qui veulent voir un Matt Damon crasseux mais avec un épi sur la tête toujours classieux, my name is Bourne, Jason Bourne…

Pour ceux qui veulent voir le Dude en Borgne, my name is Borgne, Jeff Dude The Borgne Lebowski…
je vous propose un western made in frères Coen : True Grit.


Un film violent, normal pour un western, dans la plus pure tradition des grands westerns américains avec son lot de poussière et de cadavres… True Grit, est-ce un bon Coen ? Je vote pour. Pas le meilleur, certes, pas aussi violent que « No country for Old Men », pas aussi déjanté que « Fargo », pas aussi interminablement noir que « The Barber »… J’ai appris à me méfier de mon premier (et de mon second) jugement car les films de Joel et Ethan Coen méritent souvent plusieurs visionnages pour appréhender, comprendre, s’immiscer dans leur univers si particulier.

L’histoire : Tom Chaney, l’assassin de Frank Ross, a quitté Fort Smith, ville frontière entre l’Arkansas et les territoires indiens, sans que personne ne le prenne en chasse. Venue recueillir les restes de son père, Mattie (Hailee Steinfeld), adolescente que sa gaucherie n’empêche pas de manifester un aplomb infernal, recrute un agent fédéral, le marshall Rooster Cogburn (Jeff Bridges) afin de capturer Chaney (Josh Brolin). Sans qu’on le lui ait demandé, un Texas ranger, LaBoeuf (Matt Damon) se joint à eux, mandaté par la famille d’un sénateur texan que Chaney a assassiné. Le trio pénètre en territoire indien sur les traces du meurtrier, qui a rejoint une bande de hors-la-loi…

A sa sortie, beaucoup le comparèrent au dernier grand western de Clint Eastwood, « L’impitoyable »… Pour ma part, cette longue chevauchée m’a fait pensé à un autre western qui, soi-disant méritait mieux que son succès relativement confiné, « Trois Enterrement » réalisé par Tommy Lee Jones, avec des portraits qui pourraient sortir de la tête de Jim Jarmusch dans « Dead Man »… Alors, oui, c’est un film sage, presque traditionnel, ce qui pourrait (ont pu) surprendre les fans des deux frères Coen, mais le plaisir avec eux n’est jamais à bouder et l’image (en cinéma, on parle de photographie) est toujours époustouflante, signée Roger Deadkins. Je ne connais pas son nom, ni son œuvre en dehors de celle tournant autour des frères Coen, mais son intervention dans les bonus de « The Barber, l’homme qui n’était pas là » est d’un intérêt absolu et un passage obligatoire pour suivre la beauté visuelle des films coenniens. Chaque plan est pensé, réfléchi, analysé, décomposé et recomposé ; chaque plan est comme une œuvre d’art, une peinture en mouvement d’un esthétisme pur.

Alors peut-être qu’il manque un brin de folie pour faire de ce True Grit, un film majeur des frères Coen et de ma DVDthèque, mais je ne me boude jamais mon plaisir devant ces deux frangins, un peu fous.

« True grit est un bon film mais j’attendais plus de la part des Coen [...] », impression signée dans Nightswimming… Idem !

Jeff Dude The Borgne Lebowski

3 commentaires
  1. 15 mai 2011 , 23 h 08 min - La bohémienne prend la parole ( permalien )

    Coucou !

    Bien reçu ton mail, la preuve je te lis ici ;)

    Pour le film, je suis ennuyée que tu sois déçu, le DVD sort prochainement, je comptais me jeter dessus mais si le film est pas au top top… suis embêtée, car à sa sortie, je me le procure neuf, donc + cheros etctarous…
    Mince…

    Je suis perdue ^^

  2. 16 mai 2011 , 16 h 38 min - le Bison prend la parole ( permalien )

    Pour le film, je suis ennuyée que tu sois déçu

    Déception ne serait pas le mot… Enfin si, mais pas tout à fait. J’attends toujours plus des frères Coen alors mon niveau d’exigence avec eux augmente exponentiellement au fil de leur filmographie.

    Enfin si, parce que c’est un western presque classique, fait de poussière et de chevaux, de rebelles et d’épis sur la tête de Matt Damon…

    Enfin pas tout à fait, parce que cela reste un excellent western, si on prend le film comme un pur western et qu’on fait abstraction de l’esprit parfois déluré et fantasque des frères Coen…

    Enfin si, parce que je me suis plus passionné pour certaines autres productions, avec ou sans poussière, avec des dingues et encore plus de paumés.

    Je suis perdue

    Faut dire que le Ranch sans nom est grand et l’immensité des plaines se plait à s’étirer à l’infini sur l’horizon plate et sans fin. Le Bison a besoin d’espace pour paitre en toute liberté et rester un temps soit peu à l’état sauvage. Et comme le bison a besoin d’ami(e)(s), il préfère voir grand pour accueillir toute personne voulant partager quelques bières sous le soleil brulant de l’été, se promener à pied ou à cheval pour [re]découvrir la nature sauvage…

    Au fait, je ne te connaissais pas sous ce pseudo, La Bohémienne, c’est sympa, aussi… Pense à ramener du rosé au ranch, ce n’est pas le genre de la maison…

  3. 18 mai 2011 , 2 h 29 min - La bohémienne prend la parole ( permalien )

    >je ne te connaissais pas sous ce pseudo

    bah moi non plus … je fais des essais^^

    >Pense à ramener du rosé au ranch, ce n’est pas le genre de la maison…

    Moui je note et pour le film… j’attends de le trouver d’occase ou …
    ou alors du rosé d’occase et je me l’offre neuf.
    Je suis extrêmement indécise, ce qui n’est pas surprenant.

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