Smoking Blues [Pink Floyd]

Par le Bison le 10 mai 2011

Smoking Blues

“Good Morning, this is called Astronomy Domine.”

Une introduction sobre pour présenter sans fioriture le show, aller à l’essentiel à savoir la musique sans blabla. Et quel show, grandiose, sublime, magique, unique et intemporel… Les qualificatifs ne me suffisent plus pour décrire cette vision (divine apparition) du 21 novembre 1970, au casino de Montreux. Aux commandes, vous l’aurez deviné, quatre garçons encore plus dans le vent, quatre jeunes qui révolutionnèrent la musique, qui introduisirent une notion de spatialité dans l’assemblage des notes : Roger Waters, David Gilmour, Rick Wright et Nick Mason. Un bootleg de 85 minutes de bonheur incommensurable avec un son de qualité (plutôt rare pour un vieux live de cette période bénite de la musique orchestro-psychédélique).

Un bon son donc (immense même le son), et de la bonne musique comme on n’en fait plus (grandiose même la musique), comme on ne sait plus en faire. A cette époque, c’était autre chose mon gars, c’était magistral, solennel, féérique, fantasmagorique, inimaginable… Et dire que je ne faisais pas encore parti de ce monde. J’ai tout raté, ou presque, dans ma vie. Depuis je ne peux me remettre de cet échec, celui de n’avoir pu assister à un tel concert, celui d’être un loser. Depuis, je me sens perdu, je me sens paumé. Mais j’ai un remède, j’ai des galettes pour me procurer ces sensations, ces plaisirs inavouables, des galettes officielles, pour un peu de sensualité, et des galettes façon bootleg, pour beaucoup de bestialité.

« Smoking Blues », c’est un délicieux mélange de psychédélisme version Ummagumma, de symphonie lysergique version Atom Heart Mother, de cymbales totalement frappadingues version More entourées de silence spirituellement envoutant… avec une pointe d’inédit (Just Another Twelve Bar).

Just Another 12 Bar… Cela ne vous dit rien, un petit tour sur Knol, et vous apprendrez tout de cet inédit, ainsi que d’autres à vous faire baver un bison en rut…

Un petit tour du coté de la Track List, et vous comprendrez mon bonheur d’un soir :

  1. Astronomy Domine
  2. Fat Old Sun
  3. Atom Heart Mother
  4. Cymbaline
  5. Embryo
  6. Just Another Twelve Bar
  7. More Blues (fades out)

A quelques titres près, l’essentiel est là ; l’essentiel et l’indispensable pour rendre une nuit magique à compter les étoiles de 1970 à nos jours…

C’était une nuit à Montreux. En passant, un lien qui peut être utile aux passionnés (et aux amateurs) sur Seefloyd.

Presque 40 ans après, je vous emmène à NY City pour une ballade à vélo. Planant et lumineux !

2 commentaires
  1. 21 janvier 2014 , 19 h 46 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    5 étoiles, les yeux brillants, le coeur qui bat, voilà mon groupe favori, depuis toujours… Allez, je vais me l’écouter en lisant…

    • 21 janvier 2014 , 22 h 56 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      5 étoiles

      Minimum requis

      les yeux brillants

      2ème effet de la blanche de Chambly

      le cœur qui bat

      je sais, je fais toujours ça aux québecoises

      Allez, je vais me l’écouter en lisant

      Bah, arrête de me lire, et écoute ! C’est bien meilleur…

Ajouter un commentaire

PS: XHTML est autorisé. Votre adresse mail ne sera jamais publié.

S’abonner aux commentaires par le flux RSS