Délicieuses Pourritures [Joyce Carol Oates]

Par le Bison le 22 février 2013

Date : 1975.

Lieu : Campus universitaire, Catamount, Massachusetts.

1975. Fandango ! Ce cri de ralliement des barbus les plus célèbres du Texas. ZZ TOP sort un album mi-studio, mi-live, où les santiags remuent la poussière mexicaine. Beaucoup d’énergie sur la première partie, du blues sur la seconde. Tequila !

1975. Tonight’s the Night suivi de Zuma. Deux albums du Loner pour cette année faste. Surement que ces deux galettes figureront à tour de rôle dans mon challenge, « le Neil Young du mois ». Avec ou sans son Crazy Horse. Avec en guest-star des gars comme David Crosby, Still Nash et Graham Nash.

«Vandaliser une œuvre d’art est une autre forme d’art. J’adore les insultes, elles sont toujours sincères. »

1975, Physical Graffiti. Led Zepellin renoue avec le blues, un album dont je prends toujours autant de plaisir à écouter quand je veux me nettoyer les neurones, que j’ai envie de prendre une bière aux accents celtes. Mais après cette date…

1975. Peter Gabriel est parti. Genesis ne fera pas d’album cette année. Après un fabuleux et long concept-album The lamb lies down on Broadway, Genesis se tut cette année. Une première depuis 1969 ; cela sent le déclin de l’empire rock.

1975. Born to Run. Bruce devient The Boss. Accompagné d’un perfecto et d’une guitare, il frappe les esprits et devient l’icône des paumés de l’Amérique. La jungle urbaine a trouvé son gourou ou son maître. Who’s the Boss ? Broussssee !

« Il y a une règle cardinale dans mes ateliers : faire en sorte que je m’emmerde pas à mort avec vous. »

1975. Toys in the Attic. Je ne suis pas un grand fan de Aerosmith. Mais sur cet album, il y a un hymne devenu culte. Walk this Way que le groupe reprendra plus tard avec Run DMC. Oui, je ne suis pas très Aero mais je suis à fond Walk this way. Il y a des titres comme ça qui me branchent sans raison apparente. D’ailleurs ai-je un autre album de la bande à Tyler ? Non… Enfin, si, je crois que j’ai également une compil’ avec notamment Walk this way dessus.

1975, Come Taste the Band. Deep Purple est fini. Je ne suis même plus sûr d’avoir gardé cet album qui ne m’a laissé aucun souvenir. Déjà que le précédent, Stormbringer ne m’avait guère emballé. Mauvais cru, mauvaise année, mauvaise band…

1975, Wish You Were Here. Pink Floyd se fait encore plus planant. Je vole, je fume le cigare, et je déchire mes draps. Aucun rapport, peu importe, je suis inspiré quand j’écoute ces vieux flamants roses.

1975. Metal Machine Music. Live. Un Lou Reed, deux albums. Un live, magnifique et un bruitisme surprenant, MMM. Tu aimes ou pas. Pas de demi-mesure. Le rock c’est de la musique sans concession. Tout ou rien. Ou tu me suis, ou tu te casses. T’es sauvage ou pas. Walk this way, Walk on the wild side ou Johnny Walker.

« Je rêverais de l’homme au visage lumineux et bon, dont la caresse, quoique légère, quoique nullement sensuelle ni avide, me pénétrerait de joie. »

1975. Dans le Massachusetts. John Kennedy est mort depuis une dizaine d’année, la guerre du Viêt-Nam s’est enfin achevée… Des étudiantes sur un campus universitaire. Contre quoi et pour quelle cause, cette jeunesse peut se rassembler, se rebeller… L’âge d’or des revendications politiques est dépassé, leurs parents ont déjà vécu la libération sexuelle, le rock touche à sa fin, que reste-t-il donc à cette jeunesse ?

Du Valium et des antidépresseurs… Un monde où les idées suicidaires sont omniprésentes… Un monde où l’anorexie se vit naturellement… Un monde où un pyromane sévit à l’intérieur de ce campus…

Alors, lorsqu’un professeur de poésie, « charismatique », avec sa femme sculptrice (d’un art moderne plus que controversé) et « énigmatique » entrent en scène au milieu d’un groupe de 12 étudiantes… Avec des étudiantes qui ne semblent se passionner que pour l’intérêt et l’amour de ce professeur… Un professeur qui pousse ses étudiantes à se dévoiler en profondeur, le plus intimement possible… Un professeur qui demande à ses étudiantes de tenir un journal intime pour le lire à haute voix et qui jubile lorsque celui-ci rentre dans les détails les plus cruels et les plus sombres de l’intimité (psychologique et physique) de chacune… Une montée en puissance crescendo vers un univers dramatique où la cruauté des mots renforce la jalousie de chacune…

« Vous ne pouvez pas aller plus profond ? Allez plus profond. Frappez au point le plus faible. Cherchez la jugulaire. »

Délicieuses Pourritures, le meilleur de Joyce Carol Oates.

7 commentaires
  1. 23 février 2013 , 9 h 56 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    « Walk this way, Walk on the wild side ou Johnny Walker. »

    I like the way you walk all along music,mon cher Bison.Pour JCO faudrait peut-être que j’essaie.

    • 23 février 2013 , 14 h 33 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Faudrait peut-être.
      JCO a quelque chose de particulier.

  2. 26 février 2013 , 16 h 30 min - phil prend la parole ( permalien )

    ca me dit qqchose mais en film. avec un prof allemand je crois qui poussait ces etudiants ….. mais le titre ????
    pourriture de neurones …

    • 26 février 2013 , 17 h 14 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      pourriture de neurones …

      A force de laisser en boucle wish you were here sur la platine, ça laisse des traces !

  3. 26 février 2013 , 17 h 34 min - phil prend la parole ( permalien )

    fallait attendre pour le dire merci ! merci beaucoup !
    croyais justement que c etait pour bien faire les liaisons et les renforcer !

  4. 17 août 2015 , 17 h 58 min - Noctenbule prend la parole ( permalien )

    Cruauté, c’est bien le bon mot :)

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