Copperhead Road [Steve Earle]

Par le Bison le 23 juin 2011

Catégorie : 5 étoiles, Country & Lo-Fi

L’histoire commence comme un conte de fée désenchantée. Elle pourrait raconter la vie d’un sudiste qui savait jouer de la guitare, qui aurait pu être un grand du rock alternatif courant country, mais qui semble être passé à côté de sa vie…

« Steve Earle passe ses dernières années d’adolescence à parcourir le Texas en stop avec sa guitare dans le but de devenir un grand hors-la-loi de la musique country comme Waylon Jennings, Willie Nelson ou Townes Van Zandt. Il arrive à Nashville en 1974 avec 6 dollars en poche et commence à jouer avec le songwriter texan Guy Clark. » [Bio de Steve extraite de Wikipedia]

L’auteur de ces quelques lignes a su mettre un brin de poésie et de légende. L’évasion est permise, je m’imagine moi aussi maintenant dans les rues de Nashville, avec 13 dollars et soixante-et-onze cents… sauf que je ne sais pas jouer de la guitare. Dommage et tristesse dans mon regard.

« Il sort son premier album Guitar Town en 1986 seulement et se retrouve à la tête du mouvement néo-country ou Alt-Country avec Dwight Yoakam.

L’album suivant, Exit O est trop rock au goût de Nashville. Ce qui ne dérange pas Earle qui continue son chemin imperturbable. En 1988 sort l’album Copperhead Road qui encore une fois mélange morceaux Country et Rock. Il y ajoute aussi une touche irlandaise avec la chanson Johnny come Lately enregistrée avec The Pogues. Maria McKee, ex-Lone Justice, participe aussi pour une chanson. »

Copperhead Road.

L’œuvre majeure de Steve Earle. Un mélange de rock, de ballades irlandaises et de country. Majeure et sacrément bonne. C’est le genre d’album que je prends plaisir à revivre de temps en temps. Cela faisait longtemps que j’avais envie d’en causer. Ici ou là, d’ailleurs. J’aime bien causer, ici ou là, histoire de compenser le fait que je ne cause pas dans la vie, la vraie. 2009 a passé sans que je trouve le temps de jeter sur la toile quelques lignes. 2010 a filé sans que le temps me permette d’en discourir l’espace de quelques titres. Voilà que 2011 arrive et que l’envie me reprend, le temps ne m’échappera pas cette fois-ci.

« À cette époque, Steve Earle qui a déjà quatre mariages derrière lui se marie une cinquième fois et déménage à Los Angeles. Il se laisse alors aller à la drogue et devient accro au crack. Viré par sa maison de disque MCA, il revient à Nashville, se sépare de sa femme, et s’enfonce plus encore dans la drogue. 1993 et 1994 sont deux années terribles passées drogué à errer dans les rues de Nashville. Il reprend une relation avec sa quatrième épouse, Lou-Ann Gill (selon Steve, ils se sont réunis « parce que leur divorce n’a pas marché ») mais se fait arrêter peu après pour possession d’héroïne. Il se cache un temps en Géorgie, puis se rend lorsqu’il apprend par le journal qu’il est condamné à un an de prison seulement. Il purge sa peine dans un pénitencier du Tennessee, où il doit se désaccoutumer des drogues sans assistance médicale. Il est finalement libéré avant la fin de sa peine pour avoir accepté de suivre une cure de désintoxication. »

Avec « Copperhead Road », ce n’est même presque plus la peine d’en découvrir plus. Vous avez le meilleur de Steve Earle. De la country alternative qui s’égare parfois chez les celtes. Les Pogues amènent leurs brins de folie. Des ballades alternatives aux cordes légèrement distendues, la voix légèrement éraillée me donne envie de me servir un bon rye du Tennessee. L’esprit rebelle, Steve ne s’est jamais compromis dans sa musique, mélangeant ainsi les genres et alternant ce country-rock parfois musclé avec ces ballades parfois mielleuses. Un disque endiablé pour prendre la poussière de Nashville en pleine face.

Un truc que vous devez savoir sur le Bison (et que je cache volontairement) : j’aime regarder ce que j’appellerai les danses en ligne, made in Kentucky ou du coin… Sans me moquer, je trouve ça marrant, et surtout sympa et fortement convivial. Comment après une telle danse ne pas inviter sa voisine pour boire une bière ?!

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4 commentaires
  1. 11 septembre 2014 , 23 h 34 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    J’adore la country et j’adore la danse country, en ligne comme tu dis, et figure toi et interdiction effectivement de se moquer, l’année dernière j’ai fais un an de danse country et je me suis éclatée !

    Tu veux que je te donne un cours ?

    Allez enfile tes santiags que je t’apprenne le pas ;-)

    Je ne connaissais pas Steve Earle, c’est génial et entraînant !!!

    • 12 septembre 2014 , 8 h 36 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      A quand une démonstration ?
      Moi j’adore. ça m’éclate. C’est tellement plus bandant que danser chacun dans son coin. Tellement plus joyeux, plus humain. Cela rapproche les âmes aux santiags.

    • 12 septembre 2014 , 11 h 04 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

      J’ai trouvé l’expérience génial durant un an, on croit que c’est simple mais les pas devenaient de plus en plus difficiles et crois moi c’est pas si facile que ça. Je me suis régalée, c’est entraînant, gai, tu partages et à chaque cours je découvrais une musique country…

      Pourquoi j’ai arrêté moi ???!!! toujours à courir !!! pffft

      Allez du country sur lequel j’ai beaucoup dansé et qui me mets de bonne humeur!

      Les santiags et décolletés c’est cadeau pour Bibison ;-)

    • 12 septembre 2014 , 19 h 16 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Merci beaucoup,
      j’adore les décolletés, les santiags et les jeans bien moulants !

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