Hardcore will never die… [Mogwaï]

Par le Bison le 19 juin 2011

… But You Will !!!!!!!!!!!!

Dernier album en date (date de sortie 14 février 2011), il est temps de me replonger dans la mouvance hypnotique de Mogwaï. L’emballement n’est pas immédiat. Comme souvent avec ces écossais, j’ai besoin de temps, j’ai besoin d’une écoute prolongée et attentive pour m’immiscer dans leur monde d’un rock plutôt symphonique et essentiellement planant. Rock symphonique, quelles associations de mots ronflants et pompeux !

« Hardcore will never die, but you will » sonne comme une longue errance musicale, d’une fluidité parfaite, alignant les mélodies propres et harmonieuses. Peut-être même trop soignées à mon goût. Je les préfère légèrement moins sages lorsque le groupe fait siffler leurs guitares, lorsqu’il use et abuse des distorsions et qu’il claque du larsen, lorsqu’il se lâche en mode hardcore…

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Mais dès la seconde écoute, j’y perçois de grands moments, à l’image de leur 4ème pièce, « Death Rays », où leurs guitares tonitruantes me font sacrément du bien aux oreilles. Et puis les titres s’enchainent. Fluidité parfaite, je l’ai déjà dit… Jusqu’au bout… Je ne retiens plus grand-chose de leur musique, belle harmonieuse symphonique mélodieuse, un peu trop parfaite, un peu trop immaculée jusqu’à leur dernier titre. Je me méfie des derniers titres de Mogwaï, car ce sont eux qui me transcendent le plus. « You are Lionel Richie ». Dans le mille, Émile ! Encore un bijou, que dis-je un joyau, un diamant brut qui m’emporte. Suis-je réellement Lionel Richie ? Je me pose la question, je perds mon identité, je m’égare vers d’autres stratosphères. D’un bon album, en un titre, Mogwaï le fait passer à la classe supérieure et me fait douter de mon jugement précédent.

« Yes, I am Lionel Richie » !

L’obscurité pesait sur les yeux des motards qui blottis contre la chaleur du bus, protégés par son faisceau et bercés par sa mélodie en oubliaient le rôle qu’ils avaient à jouer. Le calme avant la tempête. Le monde s’éteignit, les auto-radios se turent peu à peu ;

On the highway to hell, j’aurai eu envie de crier. Mogwaï, du rock version symphonique, à écouter sur une autoroute déserte où seul le vrombissement du moteur vient perturber le ronronnement musical de ces écossais. A partager l’excellente chronique issue de PlaylistSociety

Et au milieu de ce brouhaha intensif, la radio dont le volume a été poussée au maximum qui s’obstine à vouloir se faire entendre distinctement ! La cacophonie est proche mais les écossais n’en n’ont que faire ! Les yeux injectés de sang et rivés sur la route, rien ne les détournera de leur objectif, de leur destination finale.

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