Les Dieux de Mars [Edgar Rice Burroughs]

Par le Bison le 23 janvier 2013

La dernière fois que j’avais rencontré John Carter, l’intrépide combattant de Mars, il se morfondait dans son Arizona natal, pensant à sa princesse aimée, « la Princesse de Mars ». Il était allé sur Mars, il a combattu, il a vaincu et il est revenu sur Terre. Dix ans qu’il est revenu, dix longues années à se demander si sa princesse est encore vivante, si la vie même sur Mars a été sauvé par sa légendaire et dernière action.

Comment ?

Tu ne te souviens plus de cette épisode, de cette grande aventure de John ?

« Penser, chez moi, c’est agir. »

Cette longue attente pour le lecteur que je suis ne fut pas très longue – au final. Juste quelques pages, et par je-ne-sais quel miracle ou quel enchantement, John Carter, l’intrépide combattant, se retrouve de nouveau sur la planète rouge. A la recherche de sa bien-aimée, à la recherche de ses amis et de son peuple d’adoption qui l’avait élu « Prince de … ».

Et il ne faut guère plus de pages pour voir que John Carter est encore bien mal barré. Il doit affronter de nouveaux monstres, de nouveaux êtres qu’il ignorait, lors de sa précédente excursion martienne.

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« L’homme Plante était fortement charpenté, imposant et puissant ; mais grâce à mes muscles terrestres et à ma plus grande agilité, et grâce aussi à la prise d’étranglement très vicieuse dans laquelle je le maintenais, j’en serais sans doute venu à bout si nous avions eu le temps de discuter de nos mérites respectifs sans être interrompus. Mais, alors que nous combattions avec acharnement au pied de l’arbre duquel Tars Tarkas essayait de grimper avec bien des difficultés, j’aperçus soudain, par-dessus l’épaule de mon adversaire, la nuée de nos poursuivants, déjà presque sur nous.

Je vis alors clairement la nature des autres monstres venus à la rescousse, répondant à l’étrange cri de ralliement qu’avait poussé l’homme sur la corniche. C’étaient les créatures martiennes les plus redoutées, les grands Singes Blancs de Baarsoom. »

Et non mécontent d’affronter de face quelques gros bras verts ou orange, John Carter s’en prend aux Dieux, et notamment à cette déesse si terrifiante que rien de la regarder en face tu ne survivras pas. Mais John Carter n’a pas peur, il doit sauver sa planète d’adoption, libérer sa princesse chérie et affranchir ses amis de toutes les croyances débiles que des millénaires ont instaurés. Je te l’ai déjà dit dans le premier volume : Mars, c’est comme la Terre en plus loin. Et sur Mars, le fanatisme religieux, les sectes et autres croyances font leurs lois dans les esprits des petites âmes, du commun des mortels.

« A chacune de leurs interventions [les pirates] s’adonnaient aux pires atrocités et ne repartaient que chargés d’armes, de munitions, ainsi qu’avec un contingent de jeunes prisonnières. La rumeur affirmait que celles-ci étaient sacrifiées à quelque terrible divinité au cours d’une orgie se terminant par un sacrifice anthropophagique. »

Cela a quand même du bon cette planète Mars. Je comprends mieux pourquoi John Carter s’y sent si bien et m’interroge moi-même sur le fait d’avoir supprimé ce genre de sacrifice sur Terre. Une orgie de jeunes vierges, je lève la main POUR. Et toi ? Peut-être que si quelques martiennes venaient chez nous, on pourrait rétablir cette belle pratique…

« - Est-il vrai que vous mangez de la chaire humaine ? demandai-je avec horreur.

Elle me regarda d’un air apitoyé par mon ignorance.

- Mais oui ! Nous mangeons de la chair des espèces inférieures… Ne le faites-vous pas ?

- De la viande animale, oui, mais pas de la chair humaine !

- Mais si un homme peut manger de la viande des animaux, des dieux peuvent manger de la chair humaine… »

Une opération Masse Critique du site Babelio

en collaboration avec les Éditions Omnibus.

6 commentaires
  1. 23 janvier 2013 , 20 h 57 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    Tu nous l’a fait à la Jules César ? Joli !

    Veni, Vidi, Vici

  2. 24 janvier 2013 , 17 h 24 min - phil prend la parole ( permalien )

    je voyais plus John Carter comme le nouveau Chuck Norris !

  3. 1 février 2013 , 9 h 33 min - belette2911 prend la parole ( permalien )

    John Carter, je l’ai vu en film et depuis, je ne rêve que d’une chose… Non, pas coucher avec lui ! Juste le découvrir en livre parce que les livres sont souvent mieux que les films. Le film était déjà bien (hormis qu’ils avaient supprimé la référence « de Mars » après le nom de John Carter), donc, j’imagine le livre encore mieux, surtout que maintenant, j’ai des images plein la tête.

    • 1 février 2013 , 11 h 22 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Je n’ai pas encore vu le film. Mais nul doute que j’y jetterai un œil lors de son passage télévisuel. Juste par curiosité. Et parce que John Carter EST le Bison !

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