Cactus [Cactus]

Par le Bison le 19 septembre 2012

Mon histoire débute en 1970. Un grand dirigeable traversait l’Atlantique. Led Zeppelin déversait alors son blues électrique sur la jeunesse américaine. Vexés que cette fureur ne soit pas native de leur propre country, les amerloques devaient réagir. Deux gars s’y collèrent : Tim Bogert à la basse et Carmine Appice à la batterie. Ils espéraient un grand guitariste, Jeff Beck en l’occurrence. Mais ce fut au final Jim McCarty. Pas connu, mais le gars « se débrouille » plutôt bien avec sa gratte. Pour compléter le quatuor, Rusty Day apportera ses cordes vocales. Quatre membres comme Led Zeppelin mais ceux-là formeront le groupe Cactus. Et un premier album éponyme sortit cette année-là…

Mais quel premier album !

Du blues tendance rock avec sa guitare, du rock tendance blues avec son harmonica, à savourer avec une gorgée de boogie. C’est du lourd, du puissant à l’image des deux premiers albums au dirigeable surgonflé à l’hélium. Le Heavy-Blues prend racine aux States, et Cactus est bien là pour concurrencer la bande à Jimmy Page. Ils n’auront pas le retentissement espéré, mais tout le monde ne peut pas être Robert Plant ou Jimmy Page, tout le monde ne peut pas boire autant de vodka que John Bonham.

Sur la durée, Cactus ne vaut pas Led Zeppelin. Mais sur le fond et la forme, ce premier album n’a pas à rougir de la comparaison. Il est presque aussi puissant que les premières œuvres de Led Zep, et surtout quarante ans après, l’album s’écoute toujours avec autant de passion et de fougue. Et comme un live version studio, chaque musicien a le droit à son propre solo – tout comme le clan Jimmy & Robert.

Du Blues lourdos, du Rock agressif, du Folk intimiste. Et puis, vous me direz, la pochette a quand même quelque chose de particulier, une petite teinte irrévérencieuse entre humour et audace, qui me donnerait envie de ressortir un bouquin de Bukowski en son honneur.

« Ecoute, a dit Jimmy, tu crois pas que tu devrais fermer ton peignoir ?

- Et alors, t’as jamais vu de queue ?

- c’est à cause de tes couilles ! Elles sont grosses, poilues, c’est affreux !

Je n’ai pas fermé mon peignoir. Je n’aime pas qu’on me donne des ordres. »

Attention mesdames, qui s’y frotte s’y pique !

7 commentaires
  1. 20 septembre 2012 , 8 h 05 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    Excellente musique dès ce matin.Bravo l’ami.Naviguant ainsi. j’apprends que Rusty Day avait été assassiné en 82.Je possède un album de Vanilla Fudge,groupe antérieur de Bogert et Appice,qui comportait des reprises très personnelles de You keep hangin’ on et Eleanor Rigby entre autres.

    • 20 septembre 2012 , 9 h 38 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Et moi, je vais jeter un coup d’œil ou plutôt un coup d’esgourdes sur les vieux Vanilla Fudge pour voir ce que cela donnait…

  2. 20 septembre 2012 , 10 h 32 min - phil prend la parole ( permalien )

    Putain 40 ans deja !
    Etonnant que tu ne boives pas le cactus, ca descent tout seul sur ces hymnes, gorge deployee.
    Sur un air, je t’entends meme y aller de ton fameux rugissement deccrocheur de machoire pour un non averti !
    Allez, arraches ces cris que tu sais si bien faire … a toi Man … ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh heeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

    • 20 septembre 2012 , 10 h 47 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Je savais que c’était le genre de zik à te faire prendre un vers de mezcal de bon matin… ça te réveille et te fouette le nerf optique…

  3. 20 septembre 2012 , 10 h 55 min - phil prend la parole ( permalien )

    forcement, annees 70 oblige ! blues, rock, hard, heavy, riff, solo, progressif, rythm, cri, y’a de tout pour qu’on se sort les tripes et c’est moins violent qu’un seppuku !
    Et savais-tu que le groupe s’etait reformer y’a pas si longtemps enfin quelques annees mais comme je compte plus …

    • 21 septembre 2012 , 14 h 57 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      J’avais vu… Mais je me méfie des reformations. Les titres nouveaux sont souvent bof, et dans les reprises des anciens manque l’âme des seventies…

      Cela dit, j’écouterai quand même à l’occasion…

      blues, rock, hard, heavy, riff, solo, progressif, rythm, cri : voilà une belle définition de ma musique !

  4. 22 septembre 2012 , 18 h 56 min - phil prend la parole ( permalien )

    ah ouai !! c bizarre suis pas etonne !

Ajouter un commentaire

PS: XHTML est autorisé. Votre adresse mail ne sera jamais publié.

S’abonner aux commentaires par le flux RSS