Les Enfants de Belle Ville [Asghar Farhadi]

Par le Bison le 24 août 2012

Il y a un an, Asghar Farhadi m’envoyait sans visa dans l’intimité d’un couple iranien en pleine séparation à Téhéran avec la vision religieuse, sociale et judiciaire de son pays. Un grand moment. Cette année, et face au précédent succès de l’été dernier. Asghar Farhadi me revient pour un de ses films plus anciens, « Les Enfants de Belle Ville », 2004.

Akbar, un jeune homme de 18 ans, croupit en prison pour l’assassinat de sa fiancée. Un crime passionnel, conçu dans l’esprit du jeune homme comme un double suicide, dont il sortira malheureusement indemne. Le film commence le triste jour de son anniversaire, qui signifie pour lui qu’il encourt désormais la peine capitale. Son sort est désormais dans les mains du père de la jeune fille, qui peut seul le sauver en retirant sa plainte. Car il existe apparemment en Iran une disposition de la justice qui consiste à octroyer la possibilité de racheter le sang de la victime.

Ala, le meilleur ami d’Akbar, qui obtient une sortie de prison anticipée, aura cette lourde tâche de voir avec la sœur d’Akbar le père de la victime, de lui implorer pardon et de négocier la levée de la plainte.

Je ne vous en dis guère plus, de toute façon, le film n’est plus disponible sur les salles obscures, mais tout comme Une Séparation m’avait enchanté par con côté réaliste, l’impression de découvrir un pays, avec ses travers, ses ‘méthodes’ et aussi un peu de son âme, je suis ressorti des Enfants de Belle Ville avec ce même sentiment, un mélange de trouble, d’émotion et de rage et d’incompréhension. Je ne suis qu’un Bison perdu dans son Montana virtuel, donc il me parait évident que je ne peux comprendre tous les mœurs de toutes les sociétés. Une chose est sûre : avec Asghar Farhadi, je ne perds jamais mon temps et je découvre les facettes de son pays. L’Iran, chargée de tellement d’Histoires, qu’il mériterait que je m’y penche plus…

5 commentaires
  1. 25 août 2012 , 10 h 01 min - phil prend la parole ( permalien )

    Pas vu le film, mais il est clair qu’il y a un decalage avec notre monde et notre pseudo-democratie ! Tous ego ?
    La morale est la dans chaque peuple, mais la justice, quoi qu’il en soi, sera toujours inhumaine parceque humaine …

  2. 12 novembre 2012 , 18 h 36 min - dasola prend la parole ( permalien )

    Bonsoir le bison, j’ai trouvé ce film remarquable. j’ai été « prise » dès le départ. Bonne soirée.

    • 13 novembre 2012 , 18 h 39 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Et as-tu vu une séparation ?
      Les deux sont extrêmement « prenant » et donne une image réaliste de la vie iranienne, du peuple iranien.

  3. 13 novembre 2012 , 11 h 50 min - phil prend la parole ( permalien )

    oulaaaaa faut bien mettre les guillemets la !

    • 13 novembre 2012 , 18 h 40 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      surtout dans une salle obscure… Les guillemets sont de rigueur !

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