la Part des Anges [Ken Loach]

Par le Bison le 8 août 2012

Certains films n’ont pas besoin de longs discours pour déplacer ma vieille carcasse de bison dans une salle obscure – aussi petite soit-elle (après six semaines d’exploitation, le film est relégué dans la plus petite salle du complexe, mais fait toujours salle comble). Je me souviens de la précédente comédie De Ken Loach, « Looking for Eric », avec en guest-star une flopée de postiers et un certain King, Eric Cantona. Trop drôle, majestueux et spirituel. Ce soir, on garde le drôle, le majestueux est remplacé par émouvant, et je transforme le spirituel en spiritueux. Visite d’une distillerie d’un bon whisky écossais. Tout pour me plaire. La dégustation d’un grand cru, le processus de fermentation ou celui du vieillissement, les différents fûts utilisés, les mélanges de bois européens et américains pour façonner goûts et couleurs. J’en avais l’eau à la bouche tout au long de ce nouveau film de Ken Loach, et son complice de toujours, Paul Laverty, « la Part des Anges ». Ce nectar doré, j’en ai rêvé toute la nuit…

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Le film démarre par quelques séances de tribunal où des jeunes plus ou moins futés se retrouvent jugés pour des petites condamnations à des travaux d’intérêt général suite à quelques actes de violences gratuites ou de menus larcins à répétition. L’aspect social n’est jamais absent d’un Ken Loach, qu’il prête son discours à la comédie ou au drame. Je ne vous fait pas le détail des rencontres, des visages, de la sympathie qui se dégage de cette version moderne des Pieds Nickelés en kilt. Non, moi ce que je retiens, c’est cette visite de la distillerie, cette vente aux enchères d’un tonneau unique d’un sublime whisky pour plusieurs centaines de milliers de livres, c’est cette couleur qui distille les rayons du soleil à travers ce verre. Non, moi ce que je retiens, ce sont les larmes qui coulent lorsque je vois la dégustation quasi spirituelles d’un tel nectar (j’en fais un peu trop ?).

Sans être un immense Ken Loach, ce fût (de chêne) un plaisir de voir ce ‘petit’ film ô combien sympathique et agréable, distrayant à souhait qui donne une envie folle de vous précipiter à la sortie de la salle obscure vers une bonne cave à whisky pour acheter, fonction de vos moyens, un single malt aussi parfumé que celui ressenti pendant le film, sans oublier de se vêtir d’un kilt.

5 commentaires
  1. 9 août 2012 , 10 h 57 min - phil prend la parole ( permalien )

    ce fût (de chene) un plaisir ! ben tant mieux, et pour nous aussi, tu t’es mis au bouleau et avec du charme en plus !
    J’attendais la feuille du Bibison sur la part des anges et tu l’as fait, tu es un bel Hêtre !
    pour les adresses a bon Whisky, tu les connais, tu y puises tes racines non? Mais je pense qu’il est pref-erable de porter le Hakama plutot que le kilt ! Faut proteger ces glands !

    • 10 août 2012 , 16 h 57 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Quel talent, quel poésie !
      Les glands t’inspirent, tu devrais écrire !

  2. 9 août 2012 , 15 h 51 min - Chouchane prend la parole ( permalien )

    De l’herbe à bison, ce film … J’adhère sans réserve

    • 10 août 2012 , 16 h 56 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      un bon moment de détente.
      dommage qu’il ne soit pas couplé avec une dégustation de pur malt

  3. 11 août 2012 , 9 h 55 min - phil prend la parole ( permalien )

    l’inspiration vient du bon breuvage mais tu exageres suis pas litteraire,il me manque des rrrr pour cela ce serait plutot litres et erres …
    v(b)oir la source !
    mais tjs un peu de lecture, on s’evade ! En ce moment suis dans (enfin tu me comprends j’espere !) Akira Yoshimura une lecture qui devrait te plaire entre un coup d’oeil sur les experts qui me plongent a certains matchs a Meylan …. souvenir souvenir encore !

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