No Reservations [Blackfoot]

Par le Bison le 9 juin 2011

Entre 1972 et 1975, quelque part au sud de nulle part, à Jacksonville, Floride.

Des riffs, de la guitare pour un rock sudiste dans la grande lignée et tradition de Lynyrd Skynyrd, avec de vrais natifs américains (si, si, vous devez avoir lu ça dans un bouquin à l’école – il fut un temps où il y eut l’homme blanc qui par souci d’expansion s’est mis à massacrer, exterminer les peuples squattant leurs futures terres – des « indiens », ces véritables habitants d’une lointaine contrée appelée Amérique). Formé par deux anciens membres des Lynyrd Skynyrd, Ricky Medlocke et Jakson Spires, Blackfoot est donc né en 1972 pour une première inspiration parue en 1975, « No Reservations ».

L’album enchaîne les titres, mélange de rock et de blues, des solos de guitares qui s’enflamment, des ballades à travers les paysages du Sud, des incursions dans la heavy-country…

Les puristes de Ronnie Van Zant trouveront cette copie plutôt pâle et presque insignifiante. Pourtant, ce premier album s’écoute facilement. On se prend au jeu, on sait que Blackfoot n’a pas eu le talent, ni la reconnaissance de Lynyrd Skynyrd, restant un groupe anodin caché dans l’ombre de leurs ainés, mais peu importe, le rock sudiste est une famille, j’apprécie cette famille, et cette musique a quelque chose en plus qui vous remet de bonne humeur dès que la corde des guitares s’étire en longueur sur quelques solos langoureux mais sauvages…

« No Reservations » n’étant après tout qu’un album studio, il faut écouter Blackfoot en concert… Un groupe de rock, ça se mesure avant tout avec leurs burnes (ou leurs tripes) qui remuent sur scène, et Blackfoot en live, ça déchire – dixit un compatriote des grandes plaines de l’Ouest, Electric Buffalo :

Musicalement, si en studio, le groupe semblait mal à l’aise, bercé par les conseils des producteurs et de la maison de disques (Atco, filiale d’Atlantic, précisons-le, soit une major), il lâchait les chiens en concert. Et sur ce terrain, Blackfoot était une bête. Il était littéralement le Led Zeppelin du Hard-Blues sudiste. Le quatuor ramassait n’importe quel concert, n’importe quel festival. Son incroyable énergie mit à genoux un paquet de vaillants jeunes loups, comme les Iron Maiden en 1982 à Reading, battus par ces quatre têtes brûlées généreuses.

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