Le Noël d’Auggie Wren [Paul Auster]

Par le Bison le 31 mai 2012

« Je tiens cette histoire d’Auggie Wren. Comme il n’y fait pas très bonne figure, en tout cas aussi bonne qu’il le souhaiterait, il m’a demandé de ne pas citer son vrai nom. » Partant de cette démarche, je ne vous dirais pas non plus qui se cache derrière Auggie de Brooklyn (à ne pas confondre avec Huggie d’Harlem dit les bons tuyaux). Tout ce que je peux dire, c’est que depuis des années, il est assis derrière son comptoir à vendre des cigares et à distiller de bonnes histoires à ses fidèles clients. Et ce jour-là, Auggie m’a raconté une bien belle histoire, digne d’un conte de Noël. Et quand cette histoire est mis en scène par Paul Auster, j’y retrouve tout mon plaisir : des rues de Brooklyn, de la chaleur humaine, des rencontres du hasard, des destins qui se croisent et bouleversent une existence, la solitude même de quelques êtres perdus dans cet amalgame urbain. Même si le conte est destiné à un jeune public, tout l’univers austérien est là. Et j’adore – comme toujours. Non, je n’ai pas pris ce bouquin pour ma progéniture, mais bien pour moi, vieux bison grisonnant, fidèle à l’écriture d’Auster et à ses « contes » new-yorkais.

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Au fait, vous vous demandez encore pourquoi Auggie photographie tous les matins, avant l’ouverture, la devanture de sa boutique, quel que soit le temps, l’affluence ou la lumière de l’horizon ? Et cela depuis douze ans, à sept heures précises, un seul instantané de la même vue. Non, ne cherchez plus, lisez ce conte de Noël, et vous comprendrez.

Point de détail : c’est ce « Noël d’Auggie Wren » qui a servi de point de départ au scénario de Smoke, (réalisation de Wayne Wang, scénario de Paul Auster, 1995 avec Harvey Keitel et William Hurt). Voilà de quoi me donner une nouvelle envie de regarder de nouveau ce DVD.

« Si on ne prend pas le temps de regarder, on n’arrive jamais à rien voir ».

Une histoire pour apprendre à comprendre le « Demain » et l’importance du présent immortalisé par ce polaroïd de 7 h du mat’.

Joyeux Noël !

9 commentaires
  1. 1 juin 2012 , 7 h 29 min - Eeguab prend la parole ( permalien )

    J’avais vu et apprécié en son temps Brooklyn Boogie et Smoke mais d’Auster je n’ai lu que M.Vertigo,La musique du hasard et Leviathan qui,je crois,sont assez éloignés de ses contes newyorkais.Au passage merci pour avoir réactualisé le lien Uriah Heep,Come away Melinda.Les vieux liens,c’est bien connu,s’effilochent.A+.

    • 1 juin 2012 , 9 h 21 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Pour lire le New-York de Paul Auster, il faut lire Moon Palace, le Voyage d’Anna Blum, Sunset Park et bien sûr la Trilogie New-Yorkaise.

      Pas de quoi pour Come Away Melinda. Ce fut l’occasion pour moi de découvrir ce titre.

  2. 1 juin 2012 , 10 h 34 min - phil prend la parole ( permalien )

    un conte de Noel en periode estivale, faut bien un Jack Daniels pour ca ou alors c’est le changement ?
    P….. c’est ca, le changement c’est maintenant !
    oulala … en tout cas gaffes toi cher bibison, une tite mimine commence deja a vouloir te piquer ton breuvage !

  3. 1 juin 2012 , 12 h 00 min - le Bison prend la parole ( permalien )

    en tout cas gaffes toi cher bibison, une tite mimine commence déjà a vouloir te piquer ton breuvage !

    Un œil sur l’objectif, un œil sur le verre ! Car elle veut toujours me le piquer !!

  4. 3 juin 2012 , 23 h 08 min - manU prend la parole ( permalien )

    Ah parce que ce n’est pas ta main ?…

    • 4 juin 2012 , 15 h 43 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Tout dépend du nombre de verres que tu as bu avant !

  5. 4 juin 2012 , 21 h 58 min - manU prend la parole ( permalien )

    J’avais sans doute mis un peu trop de rhum dans mon Coca Light !

  6. 6 juin 2012 , 23 h 24 min - manU prend la parole ( permalien )

    Un ! Merci…

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