Pale Rider [Clint Eastwood]

Par le Bison le 20 mai 2011

Suite au précédent western des frères Coen, « True Grit », j’ai voulu me replonger dans un vieux western du maître Clint. En l’occurrence, j’ai sellé mon vieux cheval et j’ai rejoint LaHood, une petite bourgade minière d’une Californie verdoyante et montagneuse. Là-bas, des hommes de main du puissant Coy LaHood, fondateur de la cité et qui a racheté toutes les concessions minières des alentours, s’en prennent aux derniers chercheurs d’or indépendants de la région.

La première scène, liée au générique, est ahurissante. Une formidable cavalcade où le martèlement des chevaux frappant la terre au galop est d’une incroyable percussion, un son sourd pénètre cette terre rocailleuse et assomme le spectateur (moi en l’occurrence). Je sens déjà la sauvagerie de la scène, les malfrats deviennent barbares, cruels, sans pitié pour ces travailleurs. Quelques instants plus tard, Clint entre en scène pour aider l’un de ces pauvres. Justicier ou malfrat, ce n’est que plus tard que je me rends compte qu’il n’est en fait ni l’un ni l’autre, juste un pasteur, un prêcheur, un prédicateur aux méthodes peu orthodoxes.

Clint est fidèle à lui-même et à ses convictions. Qu’il porte ou non le col blanc, il garde son regard impénétrable et envoutant. Toujours impeccable, encore plus mystérieux, le « cavalier solitaire » arrive de nulle part, vient en aide aux plus faibles, avant de repartir vers l’inconnu sans demander son reste. Clint, alias le Pale Rider en VO, est un ange solitaire venu du ciel, chevauchant avec son col blanc et sa couverture les plaines pour prêcher la bonne parole. Et là où les mots ne suffisent plus, il y a les poings et les balles pour aider à faire passer le message.

Le scénario en lui-même reste basique (ce n’est qu’un western, après tout). D’ailleurs, la fin ne nous échappera pas et semble parfaitement connu dès le début. Alors quel intérêt porter à revoir ce film ? Clint d’abord, acteur – réalisateur. Grandiose ! Le décor aussi, fabuleux. LaHood se situe en Californie, mais loin de la plage et du soleil, au bord de montagnes enneigées et de forêts de séquoias géants. Lumineux et Grandiose ! La scène du début avec cette incroyable cavalcade (je ne m’en suis toujours pas remis) qui cogne encore plus fort dans mes tympans, je ressens encore les soubresauts de mon cœur à chaque coup de sabot sur la terre ferme et poussiéreuse. Grandiose et Assourdissant… Le combat final dans une ville poussiéreuse et quasi fantomatique : Clint face à ces sept mercenaires qui va tous les tuer un à un, tranquillement, sereinement et sa façon de marcher qui, à chaque pas, fait tilter les éperons de ses santiags. Grandiose…

« Si il y avait plus d’amour sur cette terre la mort frapperait moins d’innocents »

Une info sur Clint ? Selles ton cheval et prends la poussière pour Clint Eastwood, Histoire d’une Légende

2 commentaires
  1. 3 juin 2012 , 12 h 48 min - Hunter Charlson prend la parole ( permalien )

    Escape from Alcatraz 1979

    • 3 juin 2012 , 14 h 35 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      L’évadé d’Alcatraz (réalisation Don Siegel).
      Le grand film des pénitenciers, nettement plus réaliste que Prison Break – mais l’époque n’est pas la même non plus !

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