New-York Dolls

Par le Bison le 16 juin 2016

1er titre, une intro qui envoie, fort. Le ton est donné. Les décibels stridulent comme des cigales énervées. Direction New-York City, pour un morceau de pur rock, du nerveux qui en veut, au décor warhollien. Des poupées travesties sur une scène rock. Entre punk et Glam. Rock for ever.

Et Johnny Thunders à la guitare. Il est dans la loge, il caresse sa guitare, une groupie à ses genoux. Le rock, il n’y a que ça de vrai dans la vie. Avec le bourbon et le sexe, bien entendu.

« Et ce junky, c’est Thunders, merde. Une légende. C’est lui, bordel de Dieu. Voilà pourquoi aujourd’hui et rien qu’aujourd’hui, après avoir pissé, Mr Frankie se lavera les mains. En signe de respect.

Carlos ZanonJ’ai été Johnny Thunders

Le respect, mec, y’a que ça de vrai. Et le rimmel aussi. Il coule, le visage en sueur, les cordes vibrent, le bourbon coule. Une seringue encore plantée dans le bras, la groupie entre ses cuisses. J’ai toujours rêvé d’être un rocker. Pour ses excès, pour son plaisir, pour cette foule en délire, le peuple transcendé par une bande de filles, des poupées travesties en punk, des punks travestis au rimmel. Johnny, une légende, merde. Je ne peux passer à côté. New-York Dolls, une petite révolution dans son genre. Trans-genre, même. Beaucoup de bruit, une guitare nerveuse et des voix écorchées. Sans oublier un accoutrement. Le rock est une histoire de femmes, c’est bien connu.

Chrissie Hynde, Patti Smith et Johnny Thunders, mêmes combats. La même fougue. Et les Pixies, mais c’est une autre histoire. Mais une histoire qui prend naissance quand même dans l’âme des New-York Dolls.

« Au fond des loges, l’icône est avachie sur une chaise, baragouinant un truc qui pourrait être de l’anglais. La fille a la sensation que l’air dans ce terrarium a été remplacé par un composé de tabac, d’alcool et de mauvaises vibrations.
- Qu’est-ce qu’il a … ?
Mr Frankie ouvre la chemise de Johnny. Il lui baisse le pantalon. Il n’est qu’une croûte vivante, une carte en relief du pays Thunders. Le terrarium a semble-t-il déjà trouvé son crocodile. La peau tannée, du véritable cuir de junk. Et ni lui ni les gens autour n’ont réussi à trouver la moindre veine pour lui injecter le speedball dont il a besoin pour se relever, bouger son cul et traîner son gros bide jusqu’à la scène.

Carlos ZanonJ’ai été Johnny Thunders

Quelle fougue, quelle fureur, quel déchainement. Dans les riffs, dans la voix, dans l’énergie. Dans le décibel. Une autre époque. Le punk n’est pas mort. A l’époque, il n’était pas encore né. Le plaisir coule dans mes veines, liquide glacial qui me donne des frissons. Plaisir intense, ultime, petite mort du dernier riff, petite mort d’une éjaculation dans la bouche de la groupie. Yeah, je veux devenir rocker. Mais je suis trop vieux, trop gros, trop chauve, alors je garde ça en moi, comme la semence du bonheur du plaisir de la jouissance. Johnny prend ton manche et joue-moi un truc. Moi je me ressers un bourbon, la groupie se déshabille.

J’aime ce plan cul, un bourbon, une groupie et un bison.

Et la guitare de Johnny Thunders

« New-York Dolls » [1973], punk glamour.

8 commentaires
  1. 16 juin 2016 , 22 h 41 min - princecranoir prend la parole ( permalien )

    « Johnny Thunder speaks for no one, goes on fighting » : c’est pas du Dolls, mais de mon ami Ray. Je trouvais que ça collait bien à notre Johnny la lose. Et vas-y, sers-moi donc aussi un godet de bourbon, que je t’accompagne sur ce riff, cher bison.

    • 17 juin 2016 , 8 h 51 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Un bourbon pour l’amateur des Kinks, que je ne connais pas. :(

  2. 18 juin 2016 , 16 h 56 min - manU prend la parole ( permalien )

    Le plan cul, c’est la thématique de la semaine ?… :D

    • 19 juin 2016 , 10 h 12 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      le cul, c’est la thématique de l’année ! :D

  3. 19 juin 2016 , 9 h 18 min - Goran prend la parole ( permalien )

    Il ne reste plus beaucoup de Jack Daniel’s dis moi… :-)

    • 19 juin 2016 , 10 h 13 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      J’ai l’impression qu’il s’évapore sous la chaleur ardente de cet été…

  4. 19 juin 2016 , 17 h 06 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    « J’aime ce plan cul, un bourbon, une groupie et un bison »……

    Ah ok! J’comprends mieux maintenant… c’est une hostie d’tabarnak de grosse partouze de majeurs qui s’émoustillent dans tous les sens…… :D

    • 20 juin 2016 , 9 h 05 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      … et il n’y a pas que les majeurs qui s’émoustillent au milieu d’une partouze en tous sens :D

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