Taj Mahal [Nicolas Saada]

Par le Bison le 23 mai 2016

Louise a 18 ans. Elle veut être photographe et si une nouvelle vie s’annonce devant elle avec le départ de ses parents pour Bombay et si la perspective de vivre dans un hôtel, même au nom enchanteur de Taj Mahal,  ne l’enchante guère, elle semble l’accepter et profite des couleurs et des senteurs de l’Inde pour prendre quelques clichés. Une nuit, tout bascule. Ses parents vont à une soirée, elle reste au palace. Des bruits sourds, explosions, coups de feu, tirs en rafale. Des terroristes ont investi le luxe de l’hôtel. J’entends les cris, je sens la peur, j’imagine déjà les nombreux corps de ces morts à l’aveugle barbare.

L’Inde et sa magie. Bombay et ses couleurs. Le parfum des épices, les palaces, le Taj Mahal. Les premières images qui me parviennent sont celles-ci. Qui ne rêvent pas d’aller visiter ce pays, en faisant abstraction de l’immense misère autour ? Sauf que depuis ce 26 novembre 2008, ce lieu est devenu le cauchemar vivant de Louise qui se raccroche à son téléphone, au milieu des cris et des pleurs et des peurs. Seule, enfermée dans un placard ou dans la salle de bain, elle vit de l’intérieur cette sombre attaque. Et si je ne vois rien, j’entends tout, et cela me terrifie encore plus. Le son est plus fort que l’image du sang qui dégouline. La peur sur les visages ressent toute la détresse d’une mort proche et certaine. Reste l’espoir. Faut-il s’y accrocher ? ou renoncer…

Si les « Espion(s) » de Nicolas Saada ne m’avait pas franchement convaincu, l’intensité de ce film que j’ai pu ressentir à travers le portable de Louise, les chuchotements sous la porte, les lumières qui s’éteignent, et les explosions sourdes qui assourdissent l’envie même de survivre. Effectivement, Saada aurait pu – voir même dû – prendre le temps de maîtriser mieux son épilogue finale, il avait pourtant le temps d’en proposer une fin plus étoffé à la hauteur de la tension proposée tout au long de son attaque terroriste. 90 petites minutes laissaient encore la place à prolonger le retour sur Paris, pour en proposer une fin aussi intense que son début. Même si coté intensité, l’émotion de Nick Drake me bouscule, n’en déplaise au Prince de l’écran noir !

« Taj Mahal » [2015], appelez-moi le Directeur !

Merci à CineTrafic pour cette nouvelle opération DVDtrafic !

Et à Bac Films (sortie du DVD le 5 avril 2016).

D’autres bon thriller à voir sur Cinetrafic
ainsi que les Blockbusters de cette année !

20 commentaires
  1. 23 mai 2016 , 22 h 37 min - manU prend la parole ( permalien )

    Taj Mahal où ?….

    OK, je sors… :(

    • 24 mai 2016 , 8 h 48 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      OK, je sors…

      Tout ça parce que j’ai pas sorti de bouteilles !

    • 24 mai 2016 , 11 h 17 min - phil prend la parole ( permalien )

      Ouai, tout ca pour ca !
      Et en plus aujourd’hui !!! Tout se perd mon Bibi !!!

      B en voilà encore un an de plus mon Bibison !
      O n va devoir fêter ca comme il se mérite
      N ouvelle sacrée soirée, imagine avec binouzes et tarte au citron !

      A vec tous tes amis qui seront présents
      N ous allons t’offrir un instant de partage
      N e serait-ce qu’un merveilleux moment
      I l te faudra pour cela être en forme
      V iendront les fidèles pour t’embrasser, te baiser !
      E t ca parce que c’est toi tout simplement, on t’aime bien
      R asade après rasade, la fête battra son plein
      S ouffle tes bougies, santé et bonheur nous te souhaitons.
      A voir l’éclat de tes yeux et les sourires que tu nous offres
      I l me semble que tu as l’air ravie, content.
      R ien n’est plus beau à nos yeux que de te voir heureux et de profiter
      E ncore un, joyeux anniversaire.

    • 24 mai 2016 , 22 h 04 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      T’attaques tôt bibi,
      à 11h17, tu dois avoir éclusé quelques bouteilles de génépi
      pour avoir une telle inspiration…
      Moi, à jeun, j’écris jamais rien de bien… déjà que bourré…

    • 24 mai 2016 , 22 h 33 min - phil prend la parole ( permalien )

      le génépi … ben y en a plus !
      j’attaque quand y a moyen de …
      sur un malentendu …

      quand à toi, arrête de te dévaloriser, tu fais bien mieux que tes CR à la fac!
      Et tu l’aurais fait avant on aurait eu surement de meilleures notes !
      Mais bon on peut pas tenir son stylo et écrire de la prose tout en reluquant les nichons opulents de la voisine qui débordent de sa blouse et réclament tout ton attention …

    • 25 mai 2016 , 8 h 54 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      ah, la chimie des nichons. Le mouvement du cœur, les courbes du corps. Tout un processus biochimique qui s’enclenche à la vue de l’opulence débordante.

  2. 24 mai 2016 , 12 h 29 min - princécranoir prend la parole ( permalien )

    Je ne supporte pas qu’on serve les merveilleuses folk songs de Nick Drake à toutes les sauces. Elles sont tellement belles qu’elles servent de ressort d’émotion à peu de frais pour un réalisateur peu sûr de son effet. C’est reproche que je fais à Saada en général. Mais comment en vouloir vraiment à un type fan de Carpenter et de Cameron et qui fit entrer ces petits maîtres dans l’entre-soi du cinéma d’auteur des Cahiers du Cinéma ? De belles intentions, mais une absence de pronfondeur chez les personnages. Le drame semble glisser sur eux, sur le leur portefeuille bien garni. Pas un mot sur cet aspect des choses : a pauvre petite photographe piégée sur une zone de guerre tandis que ses braves parents font des pieds et des mains pour la sortir de là. De belles intentions (formelles notamment, j’ai apprécié également comme toi l’utilisation des sons et du hors-champ), mais un film qui passe à côté des vrais sujets. C’est un peu l’inverse de « Elser » finalement.

    Et bon anniv au passage

  3. 24 mai 2016 , 20 h 34 min - manU prend la parole ( permalien )

    Happy birthday to you
    Happy birthday to you
    Happy bibirthday to youuuuu Bibison
    Happy birthday to you

    Crôa Crôa ! :D

    Souffle bien tes bougies ! (ou fais-la toi souffler, au choix…) ;)

    • 24 mai 2016 , 22 h 05 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      du moment que tu ne souffles pas dessus, ça me va :D

  4. 24 mai 2016 , 22 h 41 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    C’est vrai tu as raison il m’a aussi manqué un peu de profondeur sur la fin. Son ressenti de l’après … Mais néanmoins un bon film qui m’a tenu à cran …

    Et moi je peux souffler ? Ca va je rigole ;-)

    Bon Anniversaire Man. Tu payes ta chouffe ? : )

    Pas mal ton billet aussi ! Bravo :)

    • 25 mai 2016 , 8 h 56 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Je paye ma Chouffe à qui veut apprécier sa robe, son parfum, sa subtilité, sa suavité, son érotisme. Parce que la Chouffe est érotique (contrairement à la Carolus qui est pornographique, mais cela est un autre débat) !

  5. 25 mai 2016 , 11 h 20 min - Goran prend la parole ( permalien )

    J’ai bien aimé cette actrice dans Nymphomaniac…

    • 25 mai 2016 , 18 h 56 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Je crois que je vais aller voir cette Nymphomaniac :D

  6. 26 mai 2016 , 23 h 54 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Mon Caribou, le Prince et toi, vous avez tous les trois une manière différente de l’aborder mais tout aussi belle, c’qui donne encore plus envie de le découvrir! J’pense que j’aimerais voir ce film au moins pour la relation de désespoir entre ce père et sa fille…

    “Taj Mahal où ?….”, je l’aime trop celle-là!!! ^^

  7. 27 mai 2016 , 18 h 16 min - potzina prend la parole ( permalien )

    Pas franchement envie de voir une nana flipper pour sa vie lors d’un attentat alors que c’est ce que je vois à la télé depuis des mois.
    Ceci dit j’en profite pour te souhaiter un joyeux anniversaire en retard (c’est une de mes spécialités, bien plus sympa que les non anniversaires), j’ignorais que le Bison avait soufflé une bougie de plus :)

    • 27 mai 2016 , 22 h 33 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      C’est pour cette raison que je ne regarde pas la télé. Que des fictions ou des films, rien de réel, qui de toute façon est soit déprimant soit manipulé.

  8. 30 mai 2016 , 15 h 06 min - Une ribambelle prend la parole ( permalien )

    Quand j’ai vu le titre, je m’attendais à lire quelque chose de plus glamour, de plus chaud, chaleureux, envoûtant, sensuel et tout ça tout ça quoi. C’est le genre de film qui me fait sursauter à chaque claquement de porte !

    Un joyeux anniversaire en retard. J’avais loupé ça aussi. Rhôooo.

    • 30 mai 2016 , 17 h 02 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Sursauter est déjà le début d’un envoutement :)

Ajouter un commentaire

PS: XHTML est autorisé. Votre adresse mail ne sera jamais publié.

S’abonner aux commentaires par le flux RSS