Constellations [Nick Payne]

Par le Bison le 5 mai 2016

Ce soir, je t’emmène au théâtre du Petit Saint-Martin pour un petit tête à tête dans les étoiles avec Marie Gillain. Décor minimaliste, lumière tamisée, mais depuis que j’ai vu les fesses de Marie dans « La Venus à la Fourrure », je ne lui refuse pas cette intimité.

Elle est astrophysicienne. Lui est apiculteur. Un barbecue, un verre, une rencontre, le début d’une histoire d’amour, banal. Un homme et une femme, deux pôles qui s’attirent et se repoussent, loi de la physique et du désir.

Mais au-delà des décors, et des acteurs, c’est bien le jeu de l’écriture qui sublime la pièce. Des situations répétitives, une note qui change et l’avenir s’en trouve bouleversé. Marie Gillain (que j’avais découverte dans le sublime et lent film « Landes ») plus habillée que dans la Venus (quel dommage dit mon œil lubrique), et Christophe Paou dont j’avais découvert sublimement sa moustache dans « L’inconnu du lac » (très beau et lent film au passage que je n’avais point eu le temps de chroniquer), sont excellents. Touchants, drôles, émouvants, dansants, pétillants comme les étoiles de cette constellations que je regarde haut dans le ciel, en pensant à toi ou aux extra-terrestres.

Une pièce sur l’amour, la rencontre et le destin, un superbe moment, gracieux, subtil et intelligent, une petite salle comble qui entraîne une proximité avec les acteurs. Il m’aurait suffi de tendre la main pour caresser les fesses de Marie, ah non dans une autre pièce elle aurait pu se laisser faire, le genre de pièce qui me fait dire que le théâtre peut procurer de belles sensations et de très beaux souvenirs.

Un regard, un verre, un sourire. L’amour, le désir, la peur, l’amour, l’envie, la mort. La vie, en somme condensée en 75 minutes. Je souris, je pleure, je suis heureux, je m’interroge, j’ai la tête dans ces constellations, cette multitude de points brillants dans le ciel qui, reliés un à un, dessinent le destin d’un homme et d’une femme.

Je sors par derrière, petite porte du théâtre de la porte saint Martin, les étoiles brillent dans le ciel, je ferme les yeux, descend dans le métro, remonte à la surface, les lumières brillent de mille feux. Broadway pour sa version originale. Marie Gillain est remplacée par Ruth Wilson, pas mal aussi. Et pour donner la réplique, attention à la crampe du majeur mesdames, le séduisant Jake Gyllenhaal.

« Constellations », la tête dans les étoiles.

7 commentaires
  1. 8 mai 2016 , 21 h 41 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    Ben quoi ! moi je l’ai vu le cul d’ la Marie ! il a rien d’extraordinaire ;-)

    Marie Gillain est passée il y a quelques mois dans la Drôme. J’ai pu voir la pièce « La Vénus à la fourrure » et tu as raison, elle déménage grave !

    « Constellations » une pièce qui me tente, mais il faudra que Marie m’ramène son jolie p’tit cul :D

    • 8 mai 2016 , 22 h 21 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Alors surveille son joli p’tit cul. Si elle y a trouvé du plaisir dans la Drôme, elle y retournera peut-être voir Constellations sous d’autres longitudes.

  2. 9 mai 2016 , 0 h 46 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    « Mais au-delà des décors et des acteurs, c’est bien », les fesses de Marie Gillain qui sublime la pièce……… ^^

    Jake Gyllenhaal, j’ai le majeur qui se trémousse!

    • 9 mai 2016 , 13 h 59 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Cesse donc de trémousser ton majeur et d’être en chaleur, la forêt brûle.

    • 9 mai 2016 , 14 h 20 min - Nadine prend la parole ( permalien )

      La forêt brûle et moi je pleure… :-(

  3. 9 mai 2016 , 21 h 07 min - manU prend la parole ( permalien )

    J’adore Ruth Wilson, elle est top dans Luther aux côtés d’Idris Elba !

    • 9 mai 2016 , 22 h 29 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      J’adore aussi Ruth Wilson, elle est top dans The Affair !
      Et j’aime bien aussi Idris dans Luther !

Ajouter un commentaire

PS: XHTML est autorisé. Votre adresse mail ne sera jamais publié.

S’abonner aux commentaires par le flux RSS