Knight of Cups [Terrence Malick]

Par le Bison le 15 mars 2016

Il est beau, Christian Bale ; il est riche, une vie aisée, belle piscine à Santa Monica avec les naïades qui gravitent autour en mini bikini ; le soleil brille sur la Californie et Rick se promène dans les soirées de la Jetset, bois quelques coupes, sniffe quelques rails de cocaïne, baise quelques poufs à la fois blondasses et bonnasses et chaudasses. La belle vie, le paradis sur terre, pour ce scénariste célèbre d’Hollywood. Sauf qu’il sent que cela ne va plus tout à fait. Il ne se promène plus, il erre dans ce monde, les femmes se succèdent dans son lit, dans son fauteuil, dans son appartement. Brunes ou blondes, ça ne suffit plus à humaniser une vie. Il a perdu le contrôle de sa vie, et Dieu dans tout ça ?

Dieu où es-tu ? Jésus sur la croix, qui reste-t-il pour me faire la leçon de morale sur le bien et le mal, sur la façon d’organiser ma vie. Et si j’ai envie de baiser de belles femmes moi aussi, Natalie Portman, Cate Blanchett, Imogen Poots, Freida Pinto, Teresa Palmer, Isabel Lucas… Je reconnais que ces quatre dernières ne m’étaient pas aussi familières que les têtes d’affiches, mais leur beauté et leur jeunesse me laissent espérer de beaux moments sur les draps. Et ce n’est pas Antonio Banderas qui me fera de l’ombre… pour une fois. Ni Terrence Malick qui va me prouver le bien infondé que chercher sa voie dans le soleil de L.A. au milieu de blondes pulpeuses et californiennes à la plastique irréprochable relève du sacerdoce.

Est-ce que j’ai aimé ? Ou pas. Dans le genre ovni cinématographique, le cas Terrence a monté sa secte cinématographique. Autant son « Tree of Life » m’avait totalement chamboulé, grandiose, magnifique, superbe. Les dinosaures, le Big Bang et Brad Pitt réunis dans un même film, ça avait de la gueule, de diplodocus. Sur « Knight of Cups », mon avis n’est plus aussi éclairé. Pendant deux heures, Christian Bale, déambule dans les studios d’Hollywood, dans les  profondeurs de L.A., dans les piscines de Santa Monica ou les lieux de luxure de Las Vegas. Enfin, tout est un lieu de luxure dans ce film. Et mesdames, prenez exemple : lorsqu’une blonde californienne téléphone avec son portable, elle se met nue sur sa terrasse. Là, ça en jette ! J’en redemande des scènes comme ça !

En dehors de ça, qu’ai-je compris ? Pas grand-chose sans doute. A part que Dieu est tout puissant et lui seul sait dans quel état j’erre. Une voix-off commente la (s)cène. Pas un seul dialogue, juste cette voix qui se prend pour Dieu et qui retranscrit les pensées d’un autre Dieu, Christian Bale. A la merveille des blondes et des brunes. Ce film a son lot de détracteurs et d’adorateurs. Comme tout bon Mallick, moi je suis plutôt fan de ces déambulations mystiques entre deux parties de jambes en l’air. Surtout avec ces actrices de toute beauté. Et j’en redemande, l’envie de replonger immédiatement dans ce bain de jouvence à la recherche de ma voie (passe-t-elle par des blondes ou par des brunes). J’ai rien compris au premier visionnage. Je comprendrais rien au second, mais peu importe, j’ai envie de le voir une cinquième fois, l’avantage du DVD (sorti le 25 mars 2016). Parce que Christian Bale est un Dieu, et Cate Blanchett, je ne dis jamais non. A la rencontre de divines sous les palmiers les plus beaux, l’esprit saint dans un corps de beaux seins. Voilà ce que j’ai retenu des plans d’un paradis artificiel en trompe-l’œil. Le soleil, la beauté, la Californie, California Dreamin’ chante-t-on sur la plage, tout cela – et malgré les bikinis, les seins qui pointent et les fesses qui ne s’affaissent pas, ne fait pas le bonheur de notre homme, en l’occurrence moi. Et là, tu te dis avec classe : « waouh, le gars il se prend pour Christian Bale ». Et pourquoi pas, je te l’ai déjà dit, dans ce film, je cherche ma voie, et si une voix me dit que je suis Christian Bale, alors je serais Christian Bale, n’en déplaise à Natalie Portman ou à Batman.

Et au milieu de ces orgies de bord de piscine, le soleil rougeoyant se couchant dans l’abime de L.A., Princecranoir se console entre les cuisses maîtresses de la douce Natalie Portman, délaissant les fesses abimées de Cate Blanchett (je ne fais que le citer), dans « un état second » pour « ce vaste poème visuel ».

« Knight of Cups » [2015], dans la voix de Christ-ian Bale.

Merci à CineTrafic pour cette nouvelle opération DVDtrafic !

Et à Metropolitan FilmExport.

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16 commentaires
  1. 16 mars 2016 , 8 h 33 min - princécranoir prend la parole ( permalien )

    Ouh là, j’ai peut-être évoqué les guiboles de Natalie, mais je me serais bien garder de manquer de respect la belle Blanchett. Quand je parle de « corps abîmés », ce sont plutôt ceux de ses patients, cause plus noble aux yeux de Malick que celle qui consiste à s’enivrer au bord des piscines.
    En tous cas, magnifique prose pour ce Chevalier mon cher Bison !

    • 16 mars 2016 , 8 h 59 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      On n’assume plus le double sens de sa phrase :D

  2. 16 mars 2016 , 11 h 24 min - Goran prend la parole ( permalien )

    Terrence Malick est l’un de mes réalisateurs contemporains préférés… J’ai vu tous ses films et c’est à chaque fois un régal, comme un steak de bison cuit à point :-)

  3. 16 mars 2016 , 19 h 09 min - belette2911 prend la parole ( permalien )

    Pendant que tu replonges avec les filles, moi je vais tailler une bavette (what did you expect ??) avec Christian Bale.

    • 17 mars 2016 , 11 h 13 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Je n’y vois pas d’inconvénient mais tu peux plonger aussi…

  4. 16 mars 2016 , 22 h 30 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    Pas entendu parler de ce film mais il me fait bien envie, juste pour Cate et son corps abîmé ! Depuis que je l’ai vu dans Babel et Carol j’ai envie de la découvrir dans d’autres films.

    Et après on se demande pourquoi les femmes sont à la recherche de l’éternelle jeunesse … tout simplement pour rester la plus belle au yeux de l’homme qu’elle aime.
    Un travail a plein temps ! tsssssss ;-)

    • 17 mars 2016 , 11 h 18 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Cate Blanchett sera encore présente dans le prochain Terrence Mallick. On ne l’arrête plus. Après des années de silence, il enchaîne les films. Avec encore Natalie Portman et Christian Bale…

      Mais beauté n’est pas toujours à parader avec éternelle jeunesse.

  5. 17 mars 2016 , 12 h 40 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    « Mais beauté n’est pas toujours à parader avec éternelle jeunesse. »

    Je suis tout à fait d’accord avec toi moaaaaa Monsieur !

    Dit elle pour se rassurer ;-)

    • 17 mars 2016 , 14 h 23 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      De toute façon, l’éternelle jeunesse n’est à chercher que dans son âme.

  6. 17 mars 2016 , 22 h 04 min - manU prend la parole ( permalien )

    Freida Pinto, quand je l’ai vu dans le Woody Allen, je suis tombé en arrêt, quelle beauté !!
    Sinon, je ne connaissais pas ce film, merci pour la découverte.

    • 18 mars 2016 , 9 h 23 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      31 ans… trop vieille pour toi :D
      Mais effectivement une belle femme, de beaux yeux et un sourire craquant à déboutonner mon jean !

  7. 20 mars 2016 , 16 h 32 min - Léa Touch Book prend la parole ( permalien )

    Merciiii : je l’avais noté sur mon carnet de films à voir et je l’avais oublié !! Il faut que je le vois, j’adore ces acteurs ^^

    • 20 mars 2016 , 23 h 05 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Alors re-note le d’urgences. Même s’il peut surprendre.

  8. 21 mars 2016 , 3 h 26 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Si un jour j’erre dans le monde à la recherche de ma voie, ce serait souhaitable qu’elle passe par Christian Bale, Brad Pitt ou Jason Statham, de préférence nus comme un ver, un cocktail à la main sur le bord d’une piscine.

    Pour Natalie Portman t’auras la chance de t’émoustiller le majeur à l’admirer dans le prochain film de Dolan… :-)

    • 21 mars 2016 , 14 h 42 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Tabarnak, Portman dans un film de Dolan ! Ça doit valoir son coup d’œil. Faut dire qu’elle a bien changer depuis Léon !

      Si je te suis bien, dans le prochain film de Xavier Dolan, Natalie Portman, nue malgré le froid canadien, m’apportera une Chambly au bord de la piscine gelée ?

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