Man Child [Herbie Hancock]

Par le Bison le 19 janvier 2016

Catégorie : 4 étoiles, Jazz & Silence

Ferme les yeux et laisse-toi envahir par le rythme endiablé du Fender Rhodes de Herbie Hancock. Et surtout sens les vibrations de ses compagnons de dédale avec sa flopée cuivrée et référencée, Ernie Watts, Bennie Maupin, Wayne Shorter, et même l’apparition de Stevie Wonder à l’harmonica. Du lourd, du noir et du funk. Ce premier titre « Hang up your hangs up » enflamme de sa fraicheur datée et de son groove au beat entraînant. Les yeux clos toujours, et tu plonges dans les rues de San Francisco en 1975. Course poursuite dans une Ford Torino rouge avec une bande blanche, la magie opère, les cols de chemise évasés et l’imprimé à fleur. Déhanchement garanti pour remuer ton popotin de 25 ans ou 45 piges.

Quatre titres qui se bousculent dans ta tête, qui s’enchainent sur les trottoirs de la vie, et de la ville, entrecoupés par deux petites ballades pour respirer le grand air, et regarder la brume s’élever au-dessus du Golden Gate. Tiens, je me verrais bien assis sur les docks de la baie, à attendre le soleil se coucher, loin au-delà de l’horizon, les porte-containers qui défilent, le jour qui s’estompe, le noir qui m’emplit avant de m’engouffrer dans une boite de jazz qui propose du funk à la mode seventies, aux commandes la moustache d’Herbie, et une serveuse, grand sourire forte poitrine beau cul, qui se déhanche sur la zik du diable et dépose sur ma table de son grand plateau un pichet de bière pour tenir la soirée.

Avant que ton esprit dévie fortement sur les atouts de la serveuse et ses contours frénétiques, reviens donc à la musique. Jazz et Funk. Personnellement, c’est moyennement mon truc, le Funk. Je suis pas un bison très funky, peut-être parce que je n’ai pas la bonne coupe de cheveux ni le postérieur assez sexy pour déambuler sur les trottoirs de Cisco, mais de temps en temps cette fusion fait du bien aux esgourdes et à l’esprit qui se vide complètement. Un moment de relâchement, instant festif et chaleureux, parfait pour tenter un sourire à la serveuse m’amenant une seconde bière dans un jean qui moule si bien son petit cul.

« Man Child » [1975], le groove de San Francisco.

9 commentaires
  1. 20 janvier 2016 , 1 h 33 min - Nadine prend la parole ( permalien )

    Quelle montée d’adrénaline en douce! Plus on avance dans le 7 minutes 28, plus le rythme se déchaîne et plus ça devient jazzé. Le saxo et les percussions viennent doucement se mêler au rythme des instruments déjà présents et j’adore ce rythme crescendo qui laisse à la fin un beat dans le corps!

    « Les trottoirs de la vie » – hostie d’câlisse que t’es poète quand tu veux Bison! :D
    « grand sourire forte poitrine beau cul »… – pfffffffff attention quand même, à force de r’garder son p’tit cul dans son jean moulant tu vas en oublier de boire ta bière, tabarnak!!! :D

    • 20 janvier 2016 , 8 h 39 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      T’inquiète, je peux boire ma bière tout en reluquant les p’tits culs se trémousser devant moi. Cela fait partie de mes nombreuses qualités, le regard se perd pendant que mon coude se lève et que le liquide ambré coule en moi.

    • 21 janvier 2016 , 16 h 08 min - phil prend la parole ( permalien )

      ouai je confirme, il sait faire les 2. Si c’est un putain de joli cul, il peut ca peut dégouliner sur le côté des babines …

      Tu sais quoi, cette musique, je ferme les yeux et bien je vois …
      l’inspecteur Harry, ou un Paul Kersey …

    • 21 janvier 2016 , 22 h 06 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      Rouvres les yeux, tu vas manquer le prochain putain de joli petit cul !

    • 22 janvier 2016 , 16 h 24 min - phil prend la parole ( permalien )

      j’ouvre j’ouvre … et je perds des dioptries dans chaque oeil !

  2. 20 janvier 2016 , 7 h 29 min - Une ribambelle prend la parole ( permalien )

    Parfait pour le matin cette musique là. Au côté répétitif vient se joindre d’autres sons.
    Nostalgie, nostalgie (enfin pas trop pour les fringues quand même) : pantalons pattes d’éléphant, grosses voitures, larges avenues, hauts immeubles, foule, mort. ça semble être une toute autre époque à des années lumière de la nôtre.

    • 20 janvier 2016 , 8 h 37 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      moi j’aime bien les fringues de cette époque.

  3. 21 janvier 2016 , 13 h 28 min - Chrisdu26 prend la parole ( permalien )

    J’écoute toutes sortes de musique mais j’avoue que le Funk ah oui le Funk … J’ai un faible… les cuivres, la basse, le groove et tu me perds sur la piste de danse…

    Il a bien changé le Grand Herbie depuis les années 70…

    Bon je vais mettre mon pantalon patte d’eph à fleurs oranges, la musique m’appelle…

    Yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

    • 21 janvier 2016 , 22 h 05 min - le Bison prend la parole ( permalien )

      J’attends les photos dans ton pantalon patt d’eph à fleurs orange…
      listen to the beat, babe,
      et remue ton popotin avant que mon cœur ne lâche
      listen to the bass, babe

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